( 12 décembre, 2017 )

Oraisons de Sainte Brigitte

MAGNIFIQUES PROMESSES

révélées par Notre Seigneur à Sainte Brigitte de Suède dans l’Église Saint Paul, à Rome

et

FAVEURS ACCORDEES A CEUX QUI RECITERONT CES ORAISONS

Approuvées par le Pape Pie IX

MAGNIFIQUES PROMESSES A SAINTE BRIGITTE DE SUEDE

Le Pape Benoît XV s’exprime ainsi sur les Révélations de sainte Brigitte :

« L’approbation de semblables révélations n’emporte autre chose, sinon que, après un mûr examen, il est permis de les publier pour l’unité des fidèles. Quoiqu’elles ne méritent pas la même créance que les vérités de la religion, on peut cependant les croire d’une foi humaine, conformément aux règles de la prudence selon lesquelles elles sont probables et appuyées sur des motifs suffisants pour qu’on les croie pieusement ».

(Les petits Bollandistes , tome XIII ).

Le 14 juin 1303, au moment où naquit Brigitte, Benoît, curé de Rasbo, priait pour l’heureuse délivrance d’Ingeborde. Soudain, il se trouva enveloppé d’une nuée lumineuse d’où sortit la Vierge Mère :

« Il est né une fille à Birger ; sa voix sera entendue du monde entier ».

Sgii, die XXIV Aprilis 1903 .

Imprimatur :

F.-J. Girard, V.G.

Ces Oraisons et ces Promesses ont été copiées sur un livre imprimé à Toulouse en 1740 et publié par le P. Adrien Parvilliers de la Compagnie de Jésus, missionnaire apostolique de la Terre-Sainte, avec approbation, permission et recommandation de les répandre.

Les parents, maîtres et maîtresses qui les feront dire aux jeunes enfants, pendant au moins un an, leur assureront d’être préservés de tout accident grave pouvant entraîner la perte de quelqu’un de leur cinq sens, pour aussi longue que soit leur vie, ainsi que les autres privilèges spécifiés, et lorsqu’on se sera rendu bien compte que tous ces privilèges se réalisent, sans aucune exception, le plus grand nombre voudra sans aucun doute se les assurer.

Le Pape Pie IX a eu connaissance de ces Oraisons avec le prologue ; il les a approuvées le 31 mai 1862, les reconnaissant vraies et pour le bien des âmes.

Cette sentence du Pape Pie IX a été confirmée par la réalisation des promesses envers toutes les personnes

qui ont récité les Oraisons et par de nombreux faits surnaturels par lesquels Dieu a voulu faire connaître leur exacte vérité.

Demande — Faut-il les réciter tous les jours sans interruption pour gagne les privilèges ?

Réponse — Il faut les manquer le moins possible ; mais si pour un motif sérieux on est obligé de les omettre, on ne perd pas les privilèges qui y sont attachés, pourvu qu’on récite 5480 Oraisons dans l’année. Il faut les dire dévotement et bien se pénétrer des paroles qu’on prononce : c’est la chose la plus essentielle.

Ces Oraisons peuvent servir pour faire le Chemin de la Croix.

——————

Comme il y avait longtemps qu’elle désirait savoir le nombre de coups que Notre Seigneur reçut en sa Passion, un jour Il lui apparut en disant :

«J’ai reçu en mon Corps 5480 coups que si vous voulez les honorer par quelque vénération, vous direz quinze Pater Noster et quinze Ave Maria avec les oraisons suivantes (qu’il lui enseigna) pendant un an entier ; l’année étant achevée, vous aurez salué chacune de plaies ». Il ajouta ensuite que quiconque dirait ces Oraisons durant un an « délivrera du Purgatoire quinze âmes de sa lignée, quinze justes de sa même lignée seront confirmés et conservés en état de grâce et quinze pêcheurs de sa même lignée seront convertis.

« La personne qui les dira aura les premiers degrés de perfection et quinze jours avant sa mort, je lui donnerai mon précieux Corps, afin que par celui-ci elle soit délivrée de la faim éternelle ; je lui donnerai mon Précieux Sang à boire de peur qu’elle n’ait soif éternellement ; et, quinze jours avant sa mort, elle aura une amère contrition de tous ses péchés et une parfaite connaissance de ceux-ci. Je mettrai le Signe de ma très victorieuse Croix devant elle, pour son secours et sa défense contre les embûches de ses ennemis.

«  Avant sa mort, Je viendrai avec ma très chère et bien-aimée Mère, et recevrai bénignement son âme et la mènerai aux joies éternelles et, l’ayant menée jusque-là, Je lui donnerai un singulier trait à boire de la fontaine de ma Déité, ce que Je ne ferai point à d’autres ne disant pas mes Oraisons ».

Il faut savoir que quiconque aurait vécu trente ans en péché mortel et dirait dévotement ou aurait proposé de dire ces Oraisons, le Seigneur lui pardonnera tous ses péchés et lui conservera ses cinq sens et le délivrera de mort subite et délivrera son âme des peines éternelles et obtiendra tout ce qu’il demandera à Dieu et à la Très Sainte Vierge. Que s’il avait toujours vécu selon sa propre volonté et s’il devait mourir demain, sa vie se prolongera.

Toutes les fois que quelqu’un dira ces Oraisons, il gagnera cinquante jours d’indulgence et est assuré d’être mis et joint au suprême chœur des anges, e quiconque les enseignera à un autre, sa joie et son mérite ne manqueront jamais mais seront stables et dureront à perpétuité.

Là où sont et où seront dites ces Oraisons, Dieu est présent avec sa grâce.

Tous ces privilèges ont été promis à Sainte Brigitte par une image de Notre Seigneur crucifié, à condition qu’elle dise tous les jours les dites oraisons, et ils seront aussi promis à tous ceux qui les diront dévotement l’espace d’un an.

Première Oraison

Pater, Ave

Ô Jésus-Christ ! douceur éternelle à ceux qui vous aiment, joie qui surpasse toute joie et tout désir, espoir et salut des pécheurs, qui avez témoigné n’avoir de plus grand contentement que d’être parmi les hommes jusqu’à prendre la nature humaine en la plénitude des temps pour l’amour d’eux, souvenez-vous des souffrances que vous avez endurées dès l’instant de votre conception et surtout dans le temps de votre sainte Passion, ainsi qu’il avait été décrété et ordonné de toute éternité dans la pensée divine. Souvenez-vous, Seigneur, que faisant la Cène avec vos disciples, après leur avoir lavé les pieds, vous leur avez donné votre Corps Sacré et votre Précieux Sang, et, tout en les consolant avec douceur, vous leur avez prédit votre prochaine Passion. Souvenez-vous de la tristesse et de l’amertume que vous avez éprouvées en votre âme, comme vous le témoignâtes vous-même, disant : « Mon âme est triste jusqu’à la mort. » Souvenez-vous, Seigneur, de toutes les craintes, angoisses et douleurs que vous avez endurées en votre Corps délicat avant le supplice de la Croix, quand, après avoir prié trois fois en répandant une sueur de Sang, vous fûtes trahi par Judas, votre disciple, pris par la nation que vous aviez choisie et élevée, accusé par de faux témoins, injustement jugé par trois juges, en la fleur de votre jeunesse et dans le temps solennel de la Pâque. Souvenez-vous que vous fûtes dépouillé de vos propres vêtements et revêtu de ceux de la dérision ; qu’on vous voila les yeux et la face, qu’on vous donna des soufflets, que vous fûtes couronné d’épines, qu’on vous mit un roseau à la main, et qu’attaché à une colonne vous fûtes déchiré de coups et accablé d’affronts et d’outrages. En mémoire de ces peines et douleurs que vous avez endurées avant votre Passion sur la Croix, donnez-moi avant la mort une vraie contrition, une pure et entière confession, une digne satisfaction et la rémission de tous mes péchés. Ainsi soit-il.

Deuxième Oraison

Pater, Ave

Ô Jésus ! vraie liberté des anges, paradis de délices, ayez mémoire de l’horreur de tristesse que vous endurâtes lorsque vos ennemis, tels des lions furieux, vous entourèrent, et par mille injures, crachats, soufflets, égratignures et autres supplices inouïs, vous tourmentèrent à l’envie. En considération de ces tourments et de ces paroles injurieuses, je vous supplie, ô mon Sauveur, de me délivrer de mes ennemis visibles et invisibles, et de me faire arriver, sous votre protection, à la perfection du salut éternel. Ainsi soit-il.

Troisième Oraison

Pater, Ave

Ô Jésus ! Créateur du Ciel et de la Terre, que nulle chose ne peut borner ni limiter, vous qui renfermez et tenez tout sous votre Puissance, ressouvenez-vous de la douleur très amère que vous souffrîtes lorsque les soldats, attachant vos mains sacrées et vos pieds très délicats à la Croix, les percèrent d’outre en outre avec de gros clous émoussés et, ne vous trouvant pas dans l’état qu’ils voulaient pour contenter leur rage, agrandirent vos plaies, y ajoutèrent douleur sur douleur puis, par une cruauté inouïe, vous allongèrent alors sur la Croix et vous tirèrent de tous côtés en disloquant vos membres. Je vous conjure, par la mémoire de cette très sainte et très aimante douleur de la Croix, de me donner votre crainte et votre amour. Ainsi soit-il.

Quatrième Oraison

Pater, Ave

Ô Jésus ! céleste médecin, élevé sur la Croix pour guérir nos plaies par les vôtres, souvenez-vous des langueurs et meurtrissures que vous avez souffertes en tous vos membres, dont aucun ne demeurera en sa place, en sorte qu’il n’y avait douleur semblable à la vôtre. Depuis la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête, aucune partie de votre Corps n’était sans tourments ; et cependant, oubliant vos souffrances, vous n’avez point cessé de prier votre Père pour vos ennemis, lui disant : « Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ! » Par cette grande Miséricorde et en mémoire de cette douleur, faites que le souvenir de votre très amère Passion opère en nous une parfaite contrition et la rémission de tous nos péchés. Ainsi soit-il.

Cinquième Oraison

Pater, Ave

Ô Jésus ! miroir de splendeur éternelle, souvenez-vous de la tristesse que vous avez eue, lorsque, contemplant dans la lumière de votre Divinité la prédestination de ceux qui devaient être sauvés par les mérites de votre sainte Passion, vous voyiez en même temps la multitude des réprouvés qui devaient être damnés par leurs péchés, et vous plaigniez amèrement ces malheureux perdus et désespérés. Par cet abîme de compassion et de pitié, et principalement par la bonté que vous fîtes paraître envers le Bon Larron, lui disant : « Tu seras aujourd’hui avec moi en Paradis », je vous prie, ô doux Jésus, qu’à l’heure de ma mort vous me fassiez miséricorde. Ainsi soit-il.

Sixième Oraison

Pater, Ave

Ô Jésus ! Roi aimable et tout désirable, souvenez-vous de la douleur que vous avez eue quand, nu et comme un misérable, attaché et élevé en Croix, tous vos parents et vos amis vous abandonnèrent, excepté votre Mère bien-aimée qui demeura très fidèlement auprès de vous dans l’Agonie et que vous recommandâtes à votre fidèle disciple, en disant à Marie : « Femme, voilà votre fils ! », et à saint Jean : « Voilà votre mère ! ». Je vous supplie, ô mon Sauveur, par le glaive de douleur qui alors transperça l’âme de votre sainte Mère, d’avoir compassion de moi en toutes mes afflictions et tribulations, tant corporelles que spirituelles, et de m’assister dans mes épreuves, surtout à l’heure de ma mort. Ainsi soit-il.

Septième Oraison

Pater, Ave

Ô Jésus ! fontaine de pitié inépuisable qui, par une profonde affection d’amour avez dit sur la Croix : « J’ai soif ! », mais de la soif du salut du genre humain, je vous prie, ô mon Sauveur, d’échauffer le désir de nos cœurs pour tendre à la perfection dans toutes nos œuvres, et d’éteindre entièrement en nous la concupiscence charnelle et l’ardeur des appétits mondains. Ainsi soit-il.

Huitième Oraison

Pater, Ave

Ô Jésus ! douceur des cœurs, suavité des esprits, par l’amertume du fiel et du vinaigre que vous avez goûtés sur la Croix pour l’amour de nous, accordez-nous de recevoir dignement votre Corps et votre Sang Précieux pendant la vie et à l’heure de ma mort, pour servir de remède et de consolation à nos âmes. Ainsi soit-il.

Neuvième Oraison

Pater, Ave

Ô Jésus ! vertu royale, joie de l’esprit, souvenez-vous de la douleur que vous avez endurée, lorsque plongé dans l’amertume à l’approche de la mort, insulté et outragé par les juifs, vous criâtes à haute voix que vous aviez été abandonné de votre Père, lui disant : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-vous abandonné ? » Par cette angoisse, je vous conjure, ô mon Sauveur, ne m’abandonnez pas dans les terreurs et les douleurs de la mort. Ainsi soit-il.

Dixième Oraison

Pater, Ave

Ô Jésus ! qui êtes en toutes choses commencement et fin, vie et vertu, souvenez-vous que vous vous êtes plongé pour nous dans un abîme de douleurs, de la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête. En considération de la grandeur de vos plaies, apprenez-moi à garder vos Commandements par une vraie charité, ces Commandements dont la voie est large et aisée pour ceux qui vous aiment. Ainsi soit-il

Onzième Oraison

Pater, Ave

Ô Jésus ! abîme très profond de Miséricorde, je vous supplie, en mémoire de vos Plaies qui ont pénétré jusqu’à la moelle de vos os et de vos entrailles, de me tirer, moi, misérable submergé par mes offenses, hors du péché, et de me cacher de votre face irritée dans les trous de vos Plaies, jusqu’à ce que votre colère et votre juste indignation soient passées. Ainsi soit-il.

Douzième Oraison

Pater, Ave

Ô Jésus ! miroir de vérité, marque d’unité, lien de charité, souvenez-vous vous de la multitude de plaies dont vous avez été blessé de la tête aux pieds, déchiré et tout rougi par l’effusion de votre Sang adorable ! Ô grande et universelle douleur que vous avez soufferte pour l’amour de nous en votre chair virginale ! Très doux Jésus, qu’auriez-vous pu faire pour nous que vous n’ayez fait ! Je vous conjure, ô mon Sauveur, de marquer de votre Précieux Sang toutes vos plaies dans mon cœur, afin que j’y lise sans cesse vos douleurs et votre Amour. Que par le fidèle souvenir de votre Passion, le fruit de vos souffrances soit renouvelé dans mon âme, et que votre Amour s’y augmente chaque jour, jusqu’à ce que je parvienne à vous qui êtes le trésor de tous les biens et de toutes les joies, que je vous supplie de me donner, ô très doux Jésus, dans la vie éternelle. Ainsi soit-il.

Treizième Oraison

Pater, Ave

Ô Jésus ! Lion très fort, Roi immortel et invincible, ayez mémoire de la douleur que vous avez endurée, lorsque toutes vos forces, tant du cœur que du corps, étant épuisées, vous avez incliné la tête en disant: « Tout est consommé ! » Par cette angoisse et cette douleur, je vous supplie, Seigneur Jésus, d’avoir pitié de moi en la dernière heure de ma vie, lorsque mon âme sera dans l’angoisse et que mon esprit sera troublé. Ainsi soit-il.

Quatorzième Oraison

Pater, Ave

Ô Jésus ! Fils unique du Père, splendeur et figure de sa substance, souvenez-vous de l’humble recommandation que vous avez faite à votre Père, lui disant : « Mon Père, je remets mon esprit entre vos mains ! » Puis, votre Corps déchiré, votre Cœur brisé, et les entrailles de votre Miséricorde ouvertes pour nous racheter, vous avez expiré ! Par cette précieuse Mort, je vous conjure, ô Roi des saints ! confortez et me donnez secours pour résister au démon, à la chair et au sang, afin qu’étant mort au monde je vive en vous seul. Recevez je vous prie, à l’heure de ma mort, mon âme pèlerine et exilée qui retourne à Vous. Ainsi soit-il.

Quinzième Oraison

Pater, Ave

Ô Jésus ! vraie et féconde vigne, souvenez-vous de l’abondante effusion de Sang que vous avez si généreusement répandue de votre Corps Sacré, ainsi que le raisin sous le pressoir. De votre côté percé d’un coup de lance par un soldat, vous avez donné du Sang et de l’Eau, de telle sorte qu’il n’en est plus demeuré une seule goutte. Et enfin, comme un faisceau de myrrhe élevé du haut de la Croix, votre Chair délicate s’est anéantie, l’humeur de vos entrailles s’est tarie, la moelle de vos os s’est desséchée. Par cette amère Passion et par l’effusion de votre Précieux Sang, je vous supplie, ô bon Jésus, de recevoir mon âme lorsque je serai à l’agonie. Ainsi soit-il.

Conclusion

Ô Doux Jésus ! blessez mon cœur, afin que des larmes de pénitence, de douleur et d’amour nuit et jour me servent de pain ; convertissez-moi entièrement à Vous, que mon cœur Vous soit une perpétuelle habitation, que ma conversation Vous soit agréable, et que la fin de ma vie soit tellement louable qu’après ma mort je puisse mériter votre Paradis et Vous louer à jamais avec tous Vos Saints. Ainsi soit-il.

Fin

Voici la lettre d’un ancien caporal de la Garde mobile qui témoigne que ces Oraisons et les Promesses sont bien l’exacte vérité :

Castillon, 10 août 1908

Mon cher Ami,

Vous vous souvenez peut-être que pendant la campagne de 1870, quand nous étions au camp de Cloyes, vous avez eu la bonté de copier sur mon carnet les Oraisons de sainte Brigitte, pendant qu’elle priait dans l’église Saint Paul, à Rome, et que vous n’avez pas eu le temps de les copier.

Je viens vous dire que je les ai confiées à mon épouse chérie, qui les a dites très dévotement jusqu’à sa mort, qui est venue me la ravir depuis bientôt deux mois.

Avant de mourir, la Sainte Vierge lui est apparue : elle nous a dit qu’elle mourait heureuse et contente, que ces Oraisons étaient la vérité même et m’a fait promettre de les faire pratiquer à mon enfant qu’elle me laissait en mourant , âgé seulement de quatre ans.

Je viens vous prier, mon cher ami, d’avoir la bonté de me copier le reste des Oraisons, ce que vous n’avez pas eu le temps de faire pendant la guerre, je vous envoie par mon frère le carnet qu’il vous remettra avec la lettre. J’ai l’espoir que vous me rendrez ce doux service, si cela ne vous dérange pas.

Je vous souhaite une bonne santé. Le bonjour à toute la maison.

Signé : Joseph Lupiac.

Dans une seconde lettre, le caporal Lupiac confirmait ce qu’il avait déjà écrit et ajoutait que son épouse lui disait et à toutes les personnes présentes qui se trouvaient près d’elle, qu’elle voyait la Sainte Vierge environnée d’une multitude d’anges : « Que c’est beau ! que c’est beau ! » disait-elle ; qu’elle était heureuse et contente d’avoir pratiqué ces Oraisons, et affirmait que tout était l’exacte vérité.

Les incrédules qui douteraient de ces Oraisons et des Promesses peuvent les mettre à l’épreuve ils seront bien vite convaincus que tous les privilèges se réalisent et qu’aucun fait certain ne vient les contredire.

On peut voir qu’elles assurent, d’une manière irrévocable, une des meilleures places dans l’autre monde et préservent de tout grave accident dans celui-ci en les pratiquant pendant un an.

Du temps de sainte Brigitte, au XIV ème siècle, l’imprimerie n’était pas encore découverte. On avait recours aux copistes ; le Pape Urbain VI les encourageait à multiplier les exemplaires des Révélations de sainte Brigitte,que se disputaient les souverains, les Évêques, les universités et les bibliothèques ; néanmoins, elles sont ignorées du plus grand nombre. Mais aujourd’hui que l’imprimerie a fait de grands progrès, il serait facile de les mettre à portée de tous, pourvu qu’on veuille s’en occuper. Ainsi qu’on peut le voir par les Promesses, la pratique étendue de ces Oraisons aurait pour effet la transformation complète du monde dans très peu de temps puisqu’il suffirait qu’un trentième des habitants du globe les dise pour obtenir ce résultat en un an.

Au mois de janvier 1896, j’ai écrit et fait publier une brochure explicative sur ces Oraisons, faisant connaître les faits que j’avais constaté depuis 1860 et qui prouvaient la vérité des Oraisons et Promesses, et en même temps le motif pour lequel je m’occupais de cette propagande. Depuis le mois d’avril 1896, j’ai reçu de nombreuses demandes de tous les diocèses de France et de plusieurs villes d’autres pays : de Turquie et d’Amérique, d’Angleterre, d’Allemagne, de Belgique, de Suisse, etc, par des religieux, laïques, clergé et libraires ; j’ai envoyé immédiatement les brochures demandées.

Les faits ont continué à confirmer l’exacte vérité de ces Oraisons et Promesses. Je ne puis les relater dans cette brochure. Je les ai fait connaître dans des notices imprimées en janvier et février 1897. Je me propose de continuer, d’autres faits surnaturels ayant été signalés. La brochure contenant les Oraisons et Promesses étant l’essentielle, il vaut mieux qu’elle soit courte pour qu’on puisse en faire la propagande à peu de frais. Du reste, tout ce que je pourrais dire ou écrire ne suffirait pas à convaincre de la vérité ; il faut qu’on se donne la peine de dire ces Oraisons et de vérifier l’accomplissement des Promesses envers les personnes qui disent ou ont dit ces Oraisons ; alors on reconnaîtra par soi-même que c’est la vérité et on n’aura pas besoin de s’en rapporter aux autres. Les personnes qui voudront me communiquer leurs observations à établir la vérité ; je ne crains pas qu’on y rencontre aucun fait certain qui prouve qu’il y ait quelque chose de faux, soit dans les Oraisons, soit dans les Promesses.

Ces Oraisons et Promesses furent répandues en 1553 par l’Archevêque suédois Jean Magnus et son frère Olaüs dans les livres qu’ils publièrent à Rome ; elles furent traduites dans toutes les langues et répandues partout. Des adversaires de ces Oraisons, parmi lesquels le Père Suarez, les ont combattues et ont réussi à en reteindre la propagande. Mais des preuves surnaturelles sont venues les confirmer. Le Père Suarez souffre pour la faute qu’il a commise et a laissé voir qu’il ne serait délivré que lorsque sa faute serait réparée. Le Pape Léon XIII a fait ôter, en 1900, les obstacles qu’on y avait mis, à la suite de l’erreur commise par le Père Suarez. Aujourd’hui toute opposition est levée et on n’a pas de motifs pour ne pas profiter et faire part à tout le monde de ces magnifiques Promesses qu’on gagne en récitant ces Oraisons.

Les livres contenant ces Oraisons et Promesses ont été approuvées par un grand nombre de prélats : le Cardinal Giraud, de Cambrai, en 1845 ; Mgr Florian, archevêque de Toulouse, en 1863, etc. La collection des petits livres, parmi lesquels étaient ces Oraisons, a été bénie par Sa Sainteté le Pape Pie IX, le 31 mai 1862, recommandée par le Congrès de Malines, le 22 août 1863. A la suite de l’envoi de ma brochure, en 1893, l’Archevêque de Cambrai m’a envoyé sa carte. Avant que je m’occupe de cette propagande, des librairies de Rome, Paris, Toulouse, etc, les vendaient.

Ce n’est donc pas une nouveauté ; seulement on n’y prêtait pas beaucoup d’attention. Les faits surnaturels qui se sont produits démontrent que Dieu veut qu’on emploie ce moyen et quelle que soit la résistance qu’on lui oppose, sa volonté s’accomplira. Il frappera de plus en plus fort, jusqu’à ce que nous le fassions. Nous voyons dans le secret que donna la Sainte Vierge à Mélanie, bergère de La Salette , en 1846, qu’elle prédit le triomphe de l’Église après de grandes épreuves. Ces Oraisons l’assurent d’une manière sûre, pourvu qu’un nombre suffisant de personnes disent ces Oraisons. Qu’on se mette donc à l’œuvre. J’autorise de nouveau la reproduction de mes brochures sans qu’on ait à m’en faire la demande. Je continuerai à les envoyer à ceux qui me les demanderont, et le bénéfice sera employé à augmenter la propagande.

Ceux qui visitent la basilique Saint Paul, à Rome, peuvent voir le Crucifix, de grandeur naturelle, sculpté par Pierre Cavallini, devant lequel se tenait à genoux Brigitte, et l’inscription suivante placée dans la basilique :

Pendentis pendente Dei verba accepit aure

Accepit at berbum corde Birgitta Deum.

Anno jubilei MCCCL.

qui rappelle le prodige par lequel le Crucifix s’entretenait avec Brigitte.

J’ai visité cette basilique en 1869, et j’ai remarqué le Crucifix et l’inscription.

Lectourne, juin 1903.

Edouard Coulom.

PROMESSES DE LA SAINTE VIERGE A SAINTE BRIGITTE au chant de l’Ave MARIS STELLA

Pendant le cours d’une émeute qui eut lieu à Rome, la foule se porta devant la maison où habitait Brigitte ; un meneur parla de la brûler vive. Brigitte demanda conseil au Seigneur. Fallait-il courber la tête et s’éloigner pour un temps ? Jésus-Christ n’exigea point pareille humiliation.

« Reste, lui dit-il, peu importe qu’on trame ta mort. Ma puissance mettra un frein à la malice de tes ennemis ; si les miens m’ont crucifié, c’est parce que je l’ai permis ». La Sainte Vierge ajouta : « Chantez tous ensemble chaque jour l’Ave Maris Stella et je vous garderai de tout danger ».

Je vous salue, brillante

Étoile de la mer,                               Ave Maris Stella,

aimable Mère de Dieu,                   Dei Mater alma,

toujours vierge, qui                        Atque semper virgo

nous avez procuré                          Felix coeli porta.

l’entrée du Ciel.

Recevez ce salut                              Sumens illud ave

Comme de la bouche                     Gabrielis ore,

De Gabriel ; affermis-                   Funda nos in pace

-sez-nous dans la paix                  Mutens Evae nomen.

En changeant le nom

que nous avons reçu

d’Eve

Procurez la liberté                         Solve vincla reis,

aux captifs, la lumière                  Profer lumens coecis.

aux aveugles ; dissipez                 Mala nostra pelle

nos maux, et obtenez                   Bona cuncta posce.

-nous tous les vrais

biens par vos prières.

Montrez-nous que                      Monstra te esse

Vous êtes notre Mère,               Matrem

et que Celui qui a dai-               Sumat per te preces

gné être votre Fils en                 Qui pro nobis natus

naissant pour nous                    Tulit esse tuus.

reçoive nos prières par

votre moyen.

 

Vierge incomparable                  Virgo singularis

Et qui avez un                             Inter omnes mitis ,

Cœur plein de dou-                    Nos culpis solutos

ceur ! délivrez-nous                   Mites fac et castos.

du péché, rendez-

nous doux et chastes

 

Obtenez-nous la                        Vitam presta puram

grâce de mener une                  Iter para tutum,

vie pure : conduisez-                Ut, videntes Jesum

nous par le chemin                   Semper colloetemur.

assuré pour participer,

dans l’éternité, à votre

joie en voyant Jésus.

 

Louange à Dieu le Père,            Sit Laus Deo Patri

Honneur à Jésus-Christ           Summo Christo decus

Qui est élevé au-dessus            Spiritui Sancto :

de tout ; gloire au Saint-          Tribus honor unus.

Esprit et rendons un

même hommage à la

Sainte Trinité.

Ainsi soit-il.                                Amen

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