( 13 mars, 2013 )

Le Pape n’en peut plus, vive le Pape !

Je vous soumet aujourd’hui un article tiré du site : http://french.ruvr.ru/2013_02_18/Le-Pape-n-en-peut-plus-vive-le-Pape/ , bien que mon analyse ne soit pas tout à fait la même, notament sur le statut de Benoît 16 qui à mon sens n’était pas Pape que matériellement, je trouvent qu’on y trouvent pas mal de rappels et de manières de voir intéressant (notament au sujet de pussy riot et des femen).

Le Pape n’en peut plus, vive le Pape ! dans Crise de l'Eglise 4h_50709350

Je n’ai jamais été très à cheval sur les prophéties et je n’ai jamais vraiment porté dans mon cœur les prophètes voyant en eux un triste essaim d’escrocs spirituels ou d’illuminés bons à être enfermés. Enfin … à des exceptions près, car, à bien séparer le bon grain de l’ivraie, on s’aperçoit qu’un Nostradamus, qu’un Cayce ou qu’une Vanga voyaient parfois juste. Ces noms, selon que nous nous trouvions en Russie ou en France, font plus ou moins l’objet de reportages alarmistes, de nouvelles recherches visant à mieux capter les virages eschatologiques auxquels l’humanité serait promise. Fascinés, voire un brin apeurés au démarrage, on s’en lasse vite par la suite.


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Le nom de Malachie, prophète de la Papauté, est nettement moins connu. Ce n’est guère de ce grand Prophète hébreu du Vème siècle, rédacteur du Livre de Malachie qui a bien sa place au cœur de l’Ancien Testament que j’ai l’intention de parler mais bien de Malachie d’Armagh, Evêque d’Irlande, bénédictin. Celui-ci avait laissé 111 devises extrêmement laconiques et peu accessibles à une compréhension littérale. Chaque devise caractérise les 111 Papes qui devraient venir après l’époque de Malachie et jusqu’à la fin de la Papauté préfigurée par l’avènement du 112-ème Pape. Or, à en croire ce classement, Benoît XVI serait l’avant-dernier successeur de Saint-Pierre avant que le catholicisme ne s’effondre définitivement. « De la Gloire de l’Olive » : ainsi est-il désigné, allez réaliser pourquoi.

Quelles que soient les interprétations qui puissent venir à l’esprit, la démission de Benoît XVI, annoncée le 11 février et prévue pour le 28 février pose plus de questions qu’elle n’amène de réponses. Rien ne semblait présager un dénouement qui, dans toute l’histoire du catholicisme, n’a eu que quatre précédents motivés quant à eux par des raisons foncièrement politiques, l’un des Papes se refusant à partager le Saint-Siège entre Rome et Avignon, d’autres se sentant limités dans l’exercice de leurs pleins pouvoirs comme ce fut le cas de Célestin V, traumatisé par le joug du roi de Naples. C’est sans compter que Benoît IX avait proprement « vendu » son Siège à Grégoire VI. Qu’en est-il aujourd’hui ?

On nous annonce que Benoît XVI, ce Pape extrêmement ferme et jugé par d’aucuns rétrograde outre mesure, démissionne pour des raisons de santé. Bon, à 85 ans, on se plaint forcément de telles ou telles misères accumulées ce qui ne signifie guère que l’on puisse s’arroger le droit de renoncer à une mission qui, pour le Pontife, n’est pas que de ce monde. Le cas échéant, Jean-Paul II aurait dû se sauver au grand galop dès lors que sa maladie prit le tournant qu’on lui connaissait durant les dernières années de sa vie. De la même façon, on nous annonce que le Pape ne se sent plus apte à faire front aux défis récuremment lancés à l’Eglise, elle qui pâtit de cette sempiternelle querelle des Anciens et des Modernes, des traditionnalistes et des réformateurs. Et pourtant, pourrait-on rétorquer, cette querelle remonte aux Années du Concile Vatican II, elle n’a rien, en soi, d’extraordinaire et ne relève plus guère que d’un mouvement d’inertie.

La Pape, aurait-il battu en retraite ? Déserté le champ de bataille alors que le catholicisme est en danger ? Par analogie lointaine, je repense au dernier Tsar que beaucoup condamnent voyant en lui un déserteur, quelqu’un qui a abdiqué au profit d’un frère qui ne pouvait déjà plus prendre le relai. Le sujet est délicat, mais je crois que cette comparaison, si approximative qu’elle soit, n’est pas dénuée d’une certaine cohérence. Si l’on condamne Nicolas II, pourquoi, dans la même optique, ne pas en faire autant du Pape ?

Cela étant, quoiqu’en disent certains journalistes malavisés ou foncièrement malveillants, le droit canon stipule le droit, pour un Pontife, d’abdiquer pour une raison de force-majeure. Si donc le droit en question n’exclut pas l’échéance en question, c’est qu’il sous-entend d’emblée l’existence de motifs suffisamment sérieux pouvant pousser un Pape à se dédire. Ceux-ci semblent en effet nombreux, car, franchement, aurait-on pu envisager il y a encore quelques années de là que la problématique des mariages homos célébrés dans les églises pourrait défrayer les chroniques ? Qui aurait-pu croire que l’Occident se poserait (presque) en défenseur des Pussy Riot ? Or, qui dit Occident, devrait dire judéo-christianisme. Qui dit Occident, devrait dire valeurs judéo-chrétiennes, donc, valeurs ancrées dans le respect de l’Histoire. Oublierait-on que la France a toujours été et au demeurant a vocation à rester la fille aînée de l’Eglise ? Que faire face au droit-de-l’hommisme anticlérical auquel nous assistons actuellement ? Face au démantèlement systématique en mode accéléré de l’institut familial ? Quelle place au catholicisme dans ce tourbillon nihiliste enrobé de tentations libérales … certes, irrésistibles au premier regard ?

Vous me pardonnerez sans doute de reprendre l’information avec un peu de retard, mais le cas abject des Pussy Riot a eu l’effet d’un boumerang puisqu’il a frappé de plein fouet Paris. Le 14 février, soit trois jours après l’annonce faite par Benoît XVI, huit activistes du mouvement Femen ont profané Notre-Dame de Paris. Elles s’y sont introduit seins nus, slogans anti-papaux et homophiles sur le dos, curieusement, en anglais. Non contentes d’avoir profané l’un des plus hauts-lieux de la France, ces créatures se sont évertuées à tabasser les gardiens, deux d’entre eux s’étant retrouvés en arrêt de travail. Qui sont ces filles, se demande-t-on à juste titre ? Des folles furieuses à la libido dénaturée ? Des névrosées en pleine phase de syndrome dissociatif hystérique ? Probablement. C’était d’ailleurs aussi le cas des Pussy Riot, tant et tant chouchoutées par les médias occidentaux et surtout, ai-je la triste impression, par les médias français. L’histoire des Femen a débuté mardi. Ces huit femmes (sept Françaises et une Ukrainienne) avaient été expulsées manu militari de la cathédrale et envoyées au commissariat le plus proche pour vérification d’identité. POINT. Il semblerait que l’épopée n’aille pas plus loin ce qui, en confirmation de ce qui a été avancé par Yves Pozzo di Borgo et rapporté récemment par l’Express, pourrait indiquer qu’il y a eu dès le départ instrumentalisation de ce spectacle agressif et malsain par le gouvernement, soucieux de diaboliser l’Eglise et l’ensemble des croyants opposés au mariage homo. Une réaction violente de leur part aurait dû les discréditer aux yeux des grands libéraux … coup apparemment raté. Coïncidence ou non, la loi sur le mariage pour tous avait été définitivement adoptée mardi, jour de l’intrusion. Coïncidence ou non, la police a fait preuve d’une indulgence sans pareille alors que l’action des Femen avait entraîné des séquelles physiques avérées et choqué l’opinion publique dans un lieu de culte. Certains évoquent un raisonnement tordu, des conclusions prématurées. Je demeure quant à moi réservée pour la simple et unique raison que l’affaire semble avoir été étouffée. Allez donc maltraiter les forces de l’ordre ailleurs et en d’autres circonstances, vous serez vite amenés à le regretter.

Au beau milieu de ce spectacle déconcertant, de cette tragédie racinienne dans laquelle la raison devrait l’emporter sur la passion, on voit un Pape vieux de 85 ans, criblé de dettes spirituelles accrues ces trente dernières années sous le pontificat de son prédécesseur, qui se décide à quitter la scène. Marre de l’hypocrisie qui règne au sein de l’Eglise romaine, marre de ces prêtres qui ne pensent qu’à conquérir les sympathies des sociétés actuelles au détriment de la Foi, marre, marre, marre… Et il tire sa révérence. Humblement. Dignement.

Cette image fort obscure de la gloire de l’Olive, ne renvoie-t-elle pas à celle du Jardin des Oliviers où Jésus, à deux pas de sa Gloire, vint prier ? Je ne sais à qui appartient cette explication trouvée par hasard sur un site théologique mais elle semble tenir la route. Si le pontificat de Jean-Paul II a inauguré le stade de la décatholisation (pour exemple, inauguration en 1995 de la plus grande Mosquée de l’Europe à Rome), celui de Benoît XVI a inauguré le stade de la déception. A quel stade en sera-t-on avec le prochain Pape ? Seul Malachie aurait pu nous éclairer …

( 15 février, 2013 )

Prophetie et vie de la Bienheureuse Catherine de Racconigi

Bienheureuse Catherine de Racconigi

source du texte : http://forumdeprieres.forumsactifs.com/t2794p15-propheties-des-peres-des-saints-et-bienheureux-de-l-eglise

Catherine de Racconigi (1547)

La bienheureuse Catherine de Racconigi (1446-1547) est une tertiaire dominicaine du Piémont en Italie. Cette vierge italienne, voyant les premières sessions du Concile de Trente, annonce que les divisions de la Sainte Église ne seraient pas menées à bon terme par ce Concile. Avant la rénovation de l’Eglise, elle voit les châtiments à venir, ce qui la laisse à demi-morte :Le protestantisme gagnera du terrain, même en Italie ; jusqu’à que le Turc l’envahisse et qu’elle souffre, pour la seconde fois de la peste.Il n’y aura pas de concile complet ou parfait avant le temps où viendra le très saint Pontife que l’on attend pour la future rénovation de l’Eglise.Notre Seigneur indigné contre ses pasteurs et la barque de l’Eglise sur le point de couler, mais elle se sauve, guidée par Saint Grégoire (le grand Pape).Les infidèles se convertiront alors avec une grande ferveur d’esprit à la sainte Religion.Bienheureuse Catherine de Racconigi

Bienheureuse
CATHERINE DE MATTEI de Racconigi
Religieuse du Tiers-Ordre séculier
(1486-1547)
fêtée le 5 septembre

Bienheureuse Catherine de RacconigiCatherine de Racconigi est une des vierges les plus illustres du Tiers-Ordre de la Pénitence de Saint-Dominique, sa vie est toute merveilleuse, sa sainteté extraordinaire et ses vertus vraiment héroïques : prophéties, extases, visions, grâces, miracles de toutes sortes remplirent son existence. Les Anges, les Saints, spécialement saint Dominique, saint Pierre martyr et sainte Catherine de Sienne, qu’elle considérait comme son père, sa mère et ses maîtres, lui apparaissaient fréquemment. L’Esprit Saint descendit visiblement sur elle : la Reine des Anges la réjouit souvent de sa douce présence ; Notre-Seigneur en fit son épouse bien-aimée. Il la combla de présents, lui donna des anneaux, des croix, et même lui plaça sur la tête une couronne d’épines, la favorisa des sacrés stigmates ; enfin, par une faveur toute spéciale, il lui enleva son cœur et le lui rendit ensuite avec ces mots écrits en lettres d’or : « Jesus, spes mea : Jésus, mon espérance. »

Un grand nombre d’auteurs, surtout dans l’Ordre des Frères Prêcheurs, ont écrit sur cette sainte Tertiaire ; mais tous ont puisé à une source commune, dans l’histoire qu’en a donnée Jean-François Pic, prince de la Mirandole, neveu du fameux savant du même nom. C’est là qu’il faut recourir pour connaître à fond cette illustre Dominicaine, dont la sainte Église, répétant le mot d’un ancien auteur, a fait un si grand éloge, en disant : « Entre la vierge de Racconigi et la vierge de Sienne, il n’y a de différence que la canonisation. »

Dans cette notice, nous ne ferons qu’abréger l’ouvrage composé pat Pic de la Mirandole et revu par le Père Pierre Martyr Morelli, Dominicain, dernier confesseur de la Bienheureuse. Le vénérable Religieux le compléta en y ajoutant des choses que ce savant avait ignorées, ou n’avait pu savoir, puisqu’il était mort quinze ans avant le départ de Catherine pour le ciel. Ainsi s’est accomplie la prophétie où la vierge annonçait que les grâces qu’elle avait reçues du Seigneur seraient rendues publiques dans l’Église par deux personnes différentes qu’elle connaissait bien. Voilà pourquoi, en lisant cet ouvrage, on y trouve avec surprise des chapitres, les uns de Pic de la Mirandole, les autres de Morelli, et plusieurs de l’un et de l’autre[1].

I

Racconigi, délicieuse localité du Piémont, reçut du ciel l’honneur de donner le jour à notre Bienheureuse, en l’an du Seigneur 1486. Ses parents, Grégoire Georges de Mattei et Billia Ferrari, étaient tombés dans une grande gêne à la suite des guerres qui depuis longtemps désolaient l’Italie. La mère, ne pouvant plus allaiter sa fille, la faisait porter tous les jours à quelques nourrices du voisinage qui en prenaient soin par charité.

Dieu se plut à répandre sur l’âme candide de l’enfant ses miséricordieuses prévenances. A cinq ans, l’aimable fillette n’éprouvait pas de plus grand bonheur que de rester agenouillée devant une statue de la Sainte Vierge ou de se retirer à l’écart pour vaquer tranquillement à la prière. Elle était là, un matin, dans sa petite chambre, quand une blanche colombe vint se poser sur son épaule. Catherine, effrayée, s’écria : « Jésus, Jésus ! » Aussitôt un rayon de lumière, partant du bec de la colombe, s’en alla mourir sur ses lèvres. En même temps, une belle dame revêtue de lumière apparut et dit : « Que le nom de Jésus soit toujours dans ton cœur, ma fille.— Qui êtes-vous, Madame, demanda Catherine, et comment êtes-vous entrée sans ouvrir la porte ? — Je suis la Mère de Jésus-Christ, et je veux que tu te donnes tout entière à mon Fils. — Où donc est-il, votre Fils ? — Bientôt tu le verras ; mais il faut te donner à lui avec tout ce que tu as de plus cher. — Hélas ! moi si pauvre, que pourrai-je bien lui offrir ? — Mon Fils ne veut que ton cœur ! — Mon cœur, où est-il ? Si vous le trouvez, bien volontiers je le lui donnerai ! »

La Reine des vierges, avec un sourire, mit la main sur la poitrine de Catherine et lui dit : « Là est ton cœur, tu le donneras à mon Fils, chaque fois que tu obéiras à ses commandements et souffriras quelque chose pour son amour. »

A ce moment parut un enfant merveilleusement beau, vêtu d’une robe immaculée et entouré d’un chœur d’Anges : « Voici mon Fils, dit Marie, voici Jésus, ton Rédempteur, Celui que tu dois choisir pour Époux. —- Non, jamais, répondit l’humble petite, je n’oserais faire une si grande chose. — Ne crains rien, je veux qu’il en soit ainsi et que tu gardes à Jésus ta virginité. — Hé bien, je suis prête à faire tout ce qui vous plaira. » Notre-Dame présentant à son Fils la nouvelle fiancée, Jésus dit aussitôt : « Je l’épouse avec joie, parce qu’elle est une perle précieuse que j’ai acquise de mon Sang. »

Alors la divine Mère prit la main de son Fils et celle de Catherine, en disant : « Ma fille, je t’unis présentement à Jésus dans la foi, l’espérance et la chanté. » Puis elle tira de son doigt un magnifique anneau et le passa au doigt de Catherine. Jésus, de son côté, chargea un séraphin de veiller désormais sur son épouse, de concert avec l’Ange gardien qu’elle avait reçu en naissant, et il donna pour maîtres à l’heureuse vierge saint Pierre martyr et sainte Catherine de Sienne.

Une autre vision, qu’eut notre vierge à l’âge de sept ans, fut la marque des tribulations dont son âme serait abreuvée. Elle priait, dans l’église des Pères Servites, devant l’image de saint Pierre martyr. Le Saint lui apparut, tenant en main une coupe pleine de sang. « Prends ma fille, lui dit-il, prends cette coupe, et goûte le précieux sang de Jésus-Christ : sache qu’un jour tu boiras au calice de son amère Passion. » II achevait à peine que l’Enfant divin se montra, portant une croix sur l’épaule et s’adressant à Catherine : « Pierre, mon fidèle Serviteur, que je t’ai donné pour maître, a souffert le martyre pour mon amour ; afin que tu puisses lui ressembler, je te laisse cette croix. Au début, elle te paraîtra dure et pesante, mais, par l’accroissement de mon amour en toi, tu la trouveras bientôt douce et légère. »

Dès ce moment Catherine éprouva une merveilleuse ardeur de souffrir pour son Bien-Aimé, à ce point qu’elle souhaitait vivement d’aller en pays infidèle dans l’espoir d’y cueillir la palme du martyre.

Le démon, jaloux des dons parfaits que cette enfant recevait du Seigneur, chercha par tous les moyens en son pouvoir à la détourner du droit chemin. Vains efforts : une jeune fille de dix à douze ans le couvrait de confusion par des réponses pleines d’à-propos qui démasquaient sa malice et déconcertaient sa fierté. Un jour Satan, transformé en ange de lumière, réclamait ses hommages. « Si tu étais vraiment Celui que tu oses représenter, dit Catherine, tu ne demanderais pas de moi l’adoration, tu la voudrais pour Dieu seul. Inutile de feindre, tu es le déchu du ciel, puisque tu t’obstines dans ton antique orgueil : rentre dans l’abîme. »

Un autre jour, deux malins esprits apparurent à Catherine avec les insignes du martyre, lui offrant leurs blessures à vénérer. La pieuse enfant comprit tout de suite à qui elle avait affaire. « Vous êtes martyrs! dites-vous; oui martyrs non de la foi, mais de l’enfer, et vous pouvez bien vous glorifier de vos peines, parce que votre orgueil les a méritées. »

Une autre fois encore, c’était vers la fin de sa vie, le démon chercha à la jeter dans le désespoir par le raisonnement suivant : « A quoi bon te fatiguer en vain ! Tu serais mieux inspirée de songer à ton repos, car après la mort tu ne pourras jouir d’aucun bien : l’âme meurt en même temps que le corps, nous en avons la certitude. De tant de milliers de personnes qui ont vécu saintement, aucune n’est jamais revenue porter des nouvelles d’au-delà du tombeau, et consoler ses amis : ce qu’elles n’auraient pas manqué de faire, si les âmes étaient véritablement immortelles. »

« Mensonge ! Mensonge ! répondit Catherine, sous le coup d’une sainte indignation. Comment oses-tu me tenir un pareil langage, toi qui as éprouvé à ta honte que plusieurs âmes bienheureuses, unies autrefois à un corps mortel, sont venues à mon aide lorsque tu m’outrageais ? Tu ne peux mourir, toi : il en est de même de toute âme humaine créée à l’image de Dieu. Mais tu es banni pour toujours de cette paix que goûtent les élus, et si grande est l’envie qui te ronge que tu mets en œuvre toutes les ruses pour priver nos âmes de la gloire céleste. Quant au retour des âmes en ce monde, la chose n’est pas comme tu dis, puisque de temps en temps, selon qu’il plaît à Dieu, elles viennent fortifier notre foi et nous consoler ; et de mes propres yeux j’en ai vu plusieurs, revêtues d’un corps, apparaître à mes yeux. »

II

Déjà le Seigneur manifestait au dehors la sainteté de Catherine. Un matin, un vertueux prêtre de la ville était en prières : tout à coup son Ange gardien l’invita à quitter pour un moment les hauteurs de la contemplation, afin de voir une admirable créature. « Il m’est pénible de laisser Dieu pour une créature, répondit le saint homme; toutefois si telle est la volonté du Seigneur, je n’ai qu’à obéir. » Revenant donc à ses sens, il aperçut près de lui une enfant de dix ans, revêtue d’une robe tout éblouissante. « Qui êtes-vous ? » lui demanda-t-il. — « Je suis Catherine de Racconigi, pauvre des biens temporels, mais, par la grâce du Dieu tout-puissant, riche en biens spirituels. Je vous prie de vous souvenir de moi dans vos oraisons, afin que j’obtienne du Ciel tous les secours qui me sont nécessaires. C’est pour ce motif que j’ai été amenée ici. » A ces mots, elle disparut. Un ami de ce bon prêtre, ayant su le fait, vint trouver Catherine et lui demanda comment elle s’était introduite à une heure si matinale chez le serviteur de Dieu. Malgré sa vive répugnance, elle finit par répondre : « Je ne saurais vous l’expliquer ; tout ce que je puis dire, c’est qu’un Ange m’y a conduite. »

A treize ans notre Bienheureuse fit vœu de virginité. La nuit suivante, sainte Catherine de Sienne lui apparut et l’assura que son vœu avait été fort agréable à Jésus et à Marie. Puis elle lui présenta deux belles roses, l’une rouge, l’autre blanche, que lui envoya son divin Époux, la rouge pour lui rappeler l’amour ardent que Jésus a montré aux hommes en répandant son sang afin de les sauver ; la blanche, pour marquer l’innocence de vie qui seule la rendrait digne de l’Agneau sans tache. Catherine ressentit dès lors de plus vifs désirs de la retraite et de la solitude. La conversation lui était devenue si insupportable qu’elle fuyait le monde autant qu’il lui était possible, excepté lorsque l’honneur de Dieu et le bien du prochain étaient en cause.

Nous n’entrerons pas dans le détail des assauts qui lui furent livrés par les hommes et les démons pour l’induire en tentation et au mal. La lutte dépassa en violence ce qu’on pourrait imaginer et dura de longues années. Mais soutenue par la force d’en haut, l’intrépide vierge remporta une victoire éclatante sur ses ennemis et mérita comme récompense d’insignes faveurs. Rapportons-en quelques-unes.

Le jour de la fête de saint Etienne, la Bienheureuse demandait avec larmes au premier martyr de lui obtenir la grâce de rester pure de cœur, de corps et d’esprit, comme lui-même l’avait été, une fois élu par les Apôtres pour remplir le ministère du diaconat. Saint Etienne se montra entouré d’une splendeur céleste : « O ma sœur, dit-il, sèche tes larmes, car Dieu a exaucé tes prières. Oui, bientôt tu seras délivrée de toute tentation. Prépare-toi à recevoir le Saint-Esprit. » En même temps le Séraphin chargé de sa conduite lui dit à son tour : « Oui, prépare-toi, car la vertu du Tout-Puissant va descendre ! » A l’instant même une lumière merveilleuse vint se poser sur la tête de Catherine. Une douceur inexprimable envahit son âme avec une chaleur si vive qu’il lui semblait être toute en feu, et elle entendit distinctement ces paroles : « Je viens habiter en toi afin de purifier, d’illuminer, d’embraser ton cœur et de te donner la vie. »

Depuis ce jour, il resta sur les traits de la jeune vierge un reflet visible de la grâce reçue. Les voisins très étonnés, soupçonnant Catherine de recourir à quelque essence pour colorer son teint, lui demandèrent ce qu’elle mettait ainsi sur son visage. La jeune fille répondit en souriant que sa recette n’était autre qu’un peu de pain, voulant parler de la sainte Eucharistie. La surprise de ses parents fut plus grande encore, car ils savaient bien qu’elle n’usait d’aucune industrie, mais qu’au contraire, elle jeûnait fréquemment au pain et à l’eau et différait souvent son repas jusqu’au soir. Pendant nombre d’années, Catherine pratiqua cette austérité tout le temps de l’Avent et du Carême, et il n’était pas rare qu’elle restât un jour entier sans boire ni manger. Plus tard, elle ne prenait de nourriture que trois fois par semaine ; et cela dans l’unique but de perdre sa beauté naturelle, de crainte qu’elle ne lui devînt une occasion de péché. Non contente de ces jeûnes rigoureux, la servante de Dieu se serrait la taille d’une grosse corde qu’elle changea contre une ceinture de fer très aiguë. Elle portait en outre un cilice qu’elle ne quitta qu’au déclin de sa vie, lorsque l’âge eut sensiblement diminué ses forces.

Le démon, sans cesse repoussé et vaincu, revenait toujours à la charge, amenant avec lui les esprits les plus immondes pour livrer à cette âme angélique de nouveaux combats. La plus grande épreuve que la Bienheureuse eut à endurer lui advint en l’année 1512, au mois d’avril. Pendant sept jours consécutifs, elle se vit harcelée de tentations horribles sans un instant de répit. Ses larmes coulèrent en abondance mais n’apportèrent point d’allégement à son état. Le Ciel semblait sourd à la voix de ses gémissements. Dans cette cruelle angoisse, elle alla trouver son confesseur. L’homme de Dieu lui conseilla de se jeter en posture de suppliante devant son crucifix et d’attendre de lui seul le secours dont elle avait besoin. Catherine obéit ; retirée dans sa chambre, elle supplie, elle conjure son Sauveur bien-aimé de la traiter selon sa grande miséricorde et les mérites infinis de sa Rédemption : « O Jésus, mon espérance, s’écrie-t-elle, envoyez-moi la mort ou telle affliction qu’il vous plaira, plutôt que de me laisser exposée au danger d’une tentation si importune. » Jésus-Christ parut alors et dit: « Ne crains rien, puisque je suis avec toi. Moi qui me fais appeler ton espérance, je ne t’ai jamais abandonnée ; pendant l’épreuve, j’habitais au fond de ton cœur et j’affermissais ta volonté dans la résolution de demeurer toujours vierge. »
Pendant qu’il parlait de la sorte, deux Anges se présentèrent et ceignirent les reins de Catherine avec un cordon d’une blancheur céleste. « Au nom du Seigneur, lui dirent-ils, nous te ceignons de la ceinture de la chasteté, qui ne se déliera jamais. » Depuis lors et jusqu’à la fin de sa vie, Catherine ne fut plus molestée ni par les aiguillons de la chair, ni par les troubles de l’esprit : au contraire, on eût dit qu’elle infusait le don de pureté à tous ceux qui avaient le bonheur de l’entretenir.

III

Cependant le bruit de sa sainteté se répandait de plus en plus ; on venait la consulter de fort loin, ce qui alarmait grandement son humilité. Pour échapper aux sollicitations des foules, il lui vint en pensée de prendre la fuite et de chercher dans un petit coin des Alpes le moyen de mener la vie érémitique. On était au mois de novembre, la neige couvrait tous les chemins. N’importe, la sainte fille, encore mal remise d’une longue maladie, se leva dès quatre heures du matin, à l’insu de sa mère, pour mettre son projet à exécution. Au moment de franchir le seuil de la maison, elle entendit une voix qui disait : « Arrête : où veux-tu aller ! » C’était un ordre du Ciel, devant lequel elle dut s’incliner. Quelques jours après, Notre-Seigneur lui apparut et lui remit un étendard blanc et rouge dont la hampe était surmontée de la croix. « Prends, ma fille, lui dit-il, quiconque demeurera sous cet étendard sera sauvé. » Et dans une vision subséquente, Catherine fut transportée au ciel, et vit clairement rangés sous son étendard une foule de chrétiens qui, par son entremise, devaient se sauver. « Vois, ajouta Jésus, combien de pécheurs et de pécheresses te doivent le salut. Si je t’avais laissée entrer dans un monastère ou vivre en recluse, ils se seraient perdus. » Paroles qui la remplirent d’une douce consolation.

Pressée de plus en plus par l’ardeur de son amour, la Bienheureuse demandait au divin Maître la grâce de lui ressembler dans ses souffrances. Un mardi de Pâques, l’an 1509, tandis qu’elle repassait dans son âme les souvenirs de la Passion, elle vit paraître Jésus-Christ vêtu d’une robe d’un rouge enflammé, et tout resplendissant de rayons lumineux qui s’échappaient de ses plaies sacrées : « Mon épouse, dit-il, tu désires souffrir, mais connais-tu bien ta faiblesse ? — Ô mon Espérance, répondit la pieuse fille, mes forces sont moins que rien ; de moi-même je suis incapable de tout, il me faut absolument votre puissant secours. — Ta grande foi, reprit Jésus, mérite d’être exaltée, c’est pourquoi je me fais une joie de te rendre participante des douleurs que j’ai endurées aux pieds et aux mains. » A ces mots le Sauveur étendit ses divines mains vers celles de Catherine, et il jaillit de ses plaies comme un dard de sang qui traversa les mains de l’épouse bien-aimée. La même merveille eut lieu aux pieds ; elle était accompagnée d’une souffrance telle que la Bienheureuse sentait ses forces l’abandonner sous la violence du tourment. Longtemps ses membres gardèrent la trace des blessures : grand nombre de témoins affirmèrent avoir vu ses stigmates, entre autres Pic de la Mirandole, qui l’attesta sous la foi du serment. Sur la requête de l’humble vierge, Dieu rendit ces signes cachés au dehors, mais les mains restèrent faibles et endolories; à grande peine Catherine pouvait s’occuper de son métier et vaquer aux divers services de la maison. En outre, elle portait la plaie du côté et la couronne d’épines. Parfois ses vêtements demeuraient trempés du sang qui coulait de ses stigmates, et sa tête paraissait entourée d’un cercle si profondément creusé, qu’on eût pu y insérer le petit doigt d’un enfant.

Le Seigneur gratifia d’autres libéralités sa fidèle épouse. A diverses reprises, il lui posa lourdement la croix sur l’épaule, en lui rappelant que sa vie serait un portement de croix continuel. Un jour qu’elle avait de nouveau médité sur la Passion, elle vit deux Anges tenant en mains une robe blanche parsemée de croix. Ils dirent à Catherine : « C’est de la part de Dieu que nous t’apportons ce vêtement. Tu seras toujours dans une grande amertume jusqu’à la mort. » Catherine prit la robe et répondit : « Que la volonté de Dieu soit faite ! »

Il ne lui restait plus qu’une faveur à recevoir, pour être complètement l’émule de sa sainte patronne : elle l’obtint bientôt.

Le 3 août 1512, dans la vingt-sixième année de son âge, s’étant levée de très bon matin pour prier Dieu, la Bienheureuse aperçut Jésus, accompagné d’un cortège de Saints, parmi lesquels se trouvaient saint Dominique, sainte Catherine de Sienne et saint Pierre martyr. Ce dernier lui ouvrit le côté gauche, et lui retira son cœur. Elle en ressentit des douleurs si vives qu’elle pensa mourir. Un peu revenue à elle-même, elle vit saint martyr, tenant à la main ce cœur, le lui montrer tout livide, souillé de terre, un endroit excepté, où était écrit en caractères d’argent : Jésus spes mea : « Jésus mon espérance ! » Puis, se tournant vers le Sauveur, il le pria de vouloir bien purifier ce cœur de toute tache.

Jésus, avec un visage serein, y consentit, et, ayant rendu clair et vermeil le cœur de son épouse, le lui remit en la bénissant. Alors Catherine éprouva une souffrance telle qu’elle paraissait sur le point d’expirer. Ses parents envoyèrent chercher le prêtre. Celui-ci, voyant le teint de Catherine frais et coloré comme de coutume, fut saisi d’étonnement et soupçonna que la cause de cette maladie n’était pas ordinaire. Il lui ordonna de parler sans rien cacher. Contrainte par l’obéissance, mais humiliée profondément, Catherine dut raconter son merveilleux secret.

IV

Pour mieux conserver les grâces de choix dont elle était favorisée, la Bienheureuse désirait ardemment revêtir l’habit de la Pénitence de Saint-Dominique. La Très Sainte Vierge lui avait annoncé d’ailleurs, dès sa plus tendre enfance, qu’elle le porterait un jour. Mais des obstacles de tout genre semblaient devoir entraver ce dessein. Catherine avait alors pour confesseur un Père Servite, lequel, connaissant son désir de prendre le vêtement religieux tout en restant dans sa famille, lui proposa celui des Sœurs de son institut. « Non, répondit-elle, ce n’est pas celui-là que je dois revêtir, mais celui de saint Dominique. — Vous savez bien, répartit le Père,
qu’il n’existe ici aucun couvent de Frères Prêcheurs. — Dieu fera en sorte qu’il y en ait un », reprit Catherine. Sa prophétie se réalisa, et la servante de Dieu prit solennellement le saint habit, en présence du seigneur de Racconigi, Claude de Savoie, et d’un grand nombre de personnages marquants, ecclésiastiques ou laïques, qui avaient Catherine en profonde vénération.

A quelque temps de là, une vision symbolique la confirma dans l’estime qu’elle avait pour sa famille religieuse.

II lui semblait voir une fontaine très limpide, disposée en forme de puits. L’eau de cette fontaine paraissait profonde, mais en même temps si claire et si transparente qu’il n’était objet si petit qu’elle ne distinguât, et bien que des feuilles et des paillettes surnageassent à la surface, sa vue ne laissait pas d’aller jusqu’au fond et d’y reconnaître une réunion variée de pierres précieuses, aux couleurs et aux qualités différentes. « Maintenant lève les yeux au ciel », lui dit une voix. A cette invitation Catherine aperçut dans une lumière surnaturelle la très sainte Trinité, qui lui semblait une réunion de trois visages en un seul et de trois soleils en un soleil. Il en descendait dans la fontaine une si merveilleuse splendeur que jamais son œil ne vit rien de plus beau. Tout à coup se montrèrent une troupe d’esprits malins. Les uns avaient la forme de loups, de lions, de sangliers ; d’autres la forme humaine avec des mains hérissées d’ongles longs et crochus. Ils cherchaient à tarir la fontaine ou du moins à troubler la limpidité de son onde. Trois jeunes hommes, armés de la tête aux pieds, et portant au front une petite croix d’or, se présentèrent aussitôt et chassèrent au loin les esprits malins.

L’un des jeunes gens découvrit à Catherine le sens de la vision. « Cette fontaine, lui dit-il, représente la famille des Frères Prêcheurs à laquelle tu appartiens. De même que le fond de ce puits laisse sourdre sans interruption une eau très limpide, de même de cette famille dominicaine découlent les vraies et saines doctrines, où les peuples peuvent connaître ce qui est utile à leurs âmes. Les feuilles et les pailles qui nagent à la surface marquent les manquements légers qui ne sont pas de nature à obscurcir tout à fait le cristal de cette mystérieuse fontaine, grâce à la vigilance des supérieurs. Les pierres précieuses placées au fond représentent les bons et vertueux sujets qui, par humilité, se tiennent au rang le plus bas. Différentes de nuance et de grandeur, ces pierres indiquent la diversité des mérites et des dons accordés à chacun, et aussi les degrés distincts de leur amour pour Dieu et de leur gloire future. Que ces vertus cachées les rendent odieux aux démons, et à leurs suppôts, les voluptueux, les hypocrites, les orgueilleux, il n’y a pas lieu de s’en étonner. Mais sois sans crainte, ma fille, la foi et la lumière surnaturelle préserveront si bien cette famille dominicaine que le trouble et la confusion ne pourront s’y établir. En outre, la Vierge Marie et les Anges l’environneront toujours d’une spéciale protection. »

Fidèle à l’esprit de son Ordre, Catherine s’offrit en victime pour le salut des pécheurs, et l’on peut dire que ses vœux furent satisfaits, en partie par ses grandes et continuelles souffrances. A dater surtout de son entrée dans le Tiers-Ordre, sa vie ne devint plus qu’un long martyre. Rien ne l’affligeait autant que l’offense de Dieu et la perte des âmes. A la nouvelle que tel homme venait de tomber dans une grave faute, elle répandait un torrent de larmes, et souvent sa douleur la rendait malade. Alors naquit en elle le désir de porter les peines dues aux pécheurs, afin de fermer ainsi la porte de l’enfer.

Une fois, le Sauveur lui apparut armé d’une épée sanglante avec laquelle il se préparait à frapper ses ennemis. A cette vue, Catherine redoubla ses prières. Mais Jésus lui déclara que le nombre et la gravité des crimes l’empêchaient de se laisser fléchir. « O mon espérance, reprit Catherine à genoux, je confesse que mes péchés me rendent indigne d’être exaucée, mais j’espère tout de votre clémence infinie. » Se levant alors, elle va droit au Sauveur : « Il est convenable, s’écrie-t-elle, que l’épouse retire l’arme des mains de l’époux irrité. Je veux cette épée. » Et Dieu fit grâce aux coupables, à sa considération.

Au carnaval de 1519, tandis que de malheureux chrétiens se livraient à tout le débordement des passions, Catherine s’établissait en état de victime jour et nuit au profit des pécheurs. Jésus lui fit cette réponse : « J’accepte ton offre, mais tu auras à endurer des douleurs si violentes qu’à peine échapperas-tu à la mort. » En effet, peu de jours après, une recrudescence de maux l’obligèrent à garder le lit pendant onze semaines.

Ce n’était pas seulement pour tous les hommes en général, ou pour le salut de sa patrie, théâtre de guerres incessantes, mais encore pour ceux dont les besoins particuliers lui étaient connus, qu’elle offrait ses prières et sa personne même à Notre-Seigneur. Ainsi ayant appris, par une lumière divine, qu’à trois jours de là on devait pendre trois malfaiteurs, l’un à Carmagnole, l’autre à Montalto, et le troisième à Albe, elle demanda leur salut éternel avec toute l’ardeur dont son âme charitable était capable.

Vers la même époque se trouvait dans la prison de la ville un jeune homme fort peu soucieux de ses intérêts éternels. Il fut condamné à mort et recommandé à Catherine. Pendant un mois, elle conjura Dieu de toucher son cœur. Au jour fixé pour le supplice, elle entendit une voix qui lui dit : « Je te fais don de cette âme selon ta demande. » Elle apprit ensuite que l’infortuné s’était montré repentant. On peut dire que jamais personne ne recourut à ses suffrages, sans en recevoir quelque secours. Un noble habitant de Racconigi étant sur le point de mourir, sa mère vint le recommander aux prières de Catherine. Sans délai, la servante de Dieu se transporte au lit du malade, puis fait le signe de la croix sur la poitrine du moribond, où était le siège du mal, et le guérit entièrement.

Une dame venue d’une ville voisine visiter Claude, seigneur de Racconigi, fut atteinte subitement d’une maladie grave et conduite aux portes du tombeau. Le noble seigneur, fort affligé, vint supplier Catherine de demander à Dieu la guérison de cette dame. Lorsqu’il fut sorti, la Bienheureuse se tourna vers les personnes de sa maison et leur dit : « Vous savez combien nous avons d’obligations au seigneur Claude pour ses grands bienfaits à notre égard, prions avec ferveur pour que ses désirs soient exaucés. » Chose admirable! la malade commença incontinent à aller mieux, et en peu de jours se vit complètement rétablie.

Pic de la Mirandole raconte que dans le courant de l’année 1521, un jour que la Sainte était en oraison, deux Anges lui apparurent : ils placèrent devant elle un cercueil où se trouvait un cadavre en putréfaction. Elle comprit aussitôt que sa patrie devait être ravagée par la peste, qui sévissait déjà à Turin et dans les contrées environnantes. Émue de pitié, Catherine pria le Seigneur de la frapper elle-même, mais d’épargner son pays natal. Dieu écouta sa prière. Autour de Racconigi les morts se succédaient sans interruption, mais il en fut autrement pour la ville ; et bien qu’une foule de malades, atteints de la peste, vinssent se réfugier dans les murs de Racconigi, la ville n’eut pourtant à pleurer aucune victime[2].

Le pouvoir de la Bienheureuse sur la nature n’est pas moins admirable.

Un violent orage, accompagné de coups de tonnerre et de grêle, s’était déchaîné sur les campagnes. Sitôt que le péril fut annoncé à Catherine, alors malade, elle se leva, et arrivée à la fenêtre, fit un signe de croix sur les nuages. En un instant, d’après l’attestation d’un témoin, ils se dispersèrent ; la ville et ses environs furent épargnés.

Une autre fois que la servante de Dieu gisait sur sa couche, en proie à une fièvre violente, elle entendit que le feu avait pris à une maison voisine! Elle se lève, comme si elle n’eût plus eu de mal, et s’acheminant vers le lieu du sinistre : « J’espère, dit-elle, que le Seigneur nous aidera. » Comme elle arrivait, les flammes gagnaient déjà les planchers; elle fit le signe de la croix et le feu s’éteignit.

V

Malgré l’estime profonde dont elle jouissait, notre Tertiaire ne manqua ni de censeurs ni d’ennemis. Le divin Maître permit ce trait de ressemblance avec lui-même. Calomnies, persécutions, délaissements, elle connut toutes ces épreuves. Les Religieux de son Ordre, traîtreusement circonvenus, en vinrent à se tourner contre elle. Les choses s’envenimèrent au point qu’on la chassa de la ville, sous les huées et les insultes des libertins, avec défense aux couvents de la région de s’occuper de sa direction spirituelle. Catherine se retira à Caramagna, bourgade éloignée d’environ deux milles de Racconigi. Son bannissement dura plus de deux ans, jusqu’à sa mort. En ces douloureuses circonstances, la charitable vierge ne cessait de prier pour ses ennemis. Elle obtint ce qu’elle demandait : Dieu fit même un miracle de grâce pour ramener l’un deux à de meilleurs sentiments. C’était un prédicateur très en vogue, qui la poursuivait, on ne sait pourquoi, de ses attaques méchantes et passionnées. Or, une nuit, Catherine lui apparut et lui dit d’un ton sévère : « Vous devriez au moins respecter Dieu, qui peut faire de sa servante ce qu’il plaît à sa divine Majesté. » Ce prêtre n’avait jamais vu la Bienheureuse ; mais, s’étant présenté chez elle le lendemain, il reconnut parfaitement celle qui s’était montrée en songe, et dès lors il devint l’un de ses meilleurs amis et de ses plus constants apologistes.

Rien ne devait être aussi fréquent dans la vie de la servante de Dieu que ce don d’apparaître auprès de ceux qu’elle pouvait instruire, reprendre ou sauver. La merveille était de notoriété publique, si bien que les habitants de la région lui avaient donné un surnom qui dans le patois du pays signifiait « Sorcière de Dieu ».

On l’invoquait de toute part ; elle répondait à l’appel, apportant toujours par sa présence visible, bénédiction et salut. Quelquefois, elle se trouvait transportée tout d’un coup à de grandes distances toujours dans un but de miséricordieuse charité. En voici des exemples.

Un certain Antonio de Montaperto, naviguant au-dessus du port de Pise, courait risque d’être submergé. Il se souvint de Catherine et la pria avec grande confiance de venir à son aide. Il achevait à peine que Catherine lui apparut et le tira du danger. Un secours aussi prompt accrut sa confiance envers la Sainte, en sorte que depuis il l’invoquait dans tous ses périls. L’an 1527, il se trouvait sur la flotte génoise, quand s’éleva une bourrasque furieuse, menaçant de tout engloutir. Antonio persuade au capitaine de se recommander à Catherine de Racconigi. Au même instant, il la voit apparaître en l’air au-dessus du vaisseau ; la fureur des vents s’apaise et peu à peu le ciel redevient serein. Deux mois après, Antonio venait remercier sa libératrice qu’il ne connaissait encore que par ses miraculeuses apparitions.

Pendant le feu des guerres dont la péninsule fut le théâtre entre les Italiens, les Français, les Espagnols et les Allemands, la servante de Dieu multipliait ses prières en faveur de la paix. Notre-Seigneur lui apparut un jour et lui dit: « Je suis venu du ciel en terre pour y apporter les semences de la paix ; mais les hommes les rejettent et provoquent mes châtiments par leur inconduite, leur orgueil et leur obstination. — O mon espérance, reprit l’humble fille, vous pourriez les convertir et les ramener à vous. — Ce que tu dis est vrai, mais ce procédé ne convient pas à ma justice, et je respecte leur libre arbitre. Résistant à toutes mes avances, ils se rendent indignes de recevoir la plénitude de ma miséricorde. Et pour que tu reconnaisses la vérité de ma parole, je veux que tu reprennes de ma part tel prince et que tu lui annonces sa mort prochaine et sa damnation, s’il n’a hâte de changer de vie. »

A l’instant même, une main invisible la souleva et lui fit franchir avec la rapidité de l’éclair un espace de cent soixante milles. Le prince se promenait seul dans une salle, quand la Sainte parut devant lui. « Au nom du Sauveur Jésus, lui dit-elle, cessez, je vous en prie, d’entretenir le feu de la discorde et de la guerre dans la république chrétienne. »

En voyant une femme entrer tout à coup et lui parler de la sorte, le prince se troubla, et pensant qu’il avait affaire à un esprit surnaturel : « Ne serais-tu pas le diable, venu pour me tenter ? » lui dit-il. — « Ni le diable, ni aucun esprit, reprit Catherine, mais une simple fille envoyée de Dieu pour vous avertir de votre perte éternelle, si vous ne vous arrêtez sur le chemin où vous courez. » Là-dessus elle disparut, le laissant rempli d’épouvante. Loin de profiter de l’avertissement, le prince persévéra dans ses mauvaises dispositions et mourut impénitent. Il fut donné à la Sainte d’être témoin des opérations de la justice divine sur ce damné. Transportée auprès de ce malheureux, elle le vit dans les tourments de l’enfer. « Me reconnaissez-vous ? » lui dit-elle. — « Oui, tu es Catherine de Racconigi : c’est toi qui m’as annoncé ma mort prochaine et la damnation que je subis en punition de mon impénitence. — O infortuné, reprit-elle, si vous aviez fait ce que je vous disais au nom de Jésus-Christ, vous seriez maintenant dans le royaume des élus ! »

VI

Citons encore quelques-uns des miracles que le Ciel opéra en elle ou par son intercession. Dieu daigna accorder à Catherine le don de prédire des événements futurs et de connaître les secrets des cœurs.

Le comte Pic de la Mirandole, qui ressentait une grande joie de la conversation de la pieuse fille, avait obtenu à force d’instances qu’elle vînt passer quelques jours à son château. Avant d’arriver, Catherine se mit à pleurer abondamment. Interrogée sur le sujet de ses larmes, elle répondit : « Je pleure la ruine qui va fondre sur ce pauvre pays. » L’événement vérifia sa prédiction.

Elle annonça au comte que lui et son fils Albert seraient tués dans l’année 1533, et les engagea à se tenir prêts pour paraître devant Dieu. Après leur tragique fin, elle se vit accablée de souffrances extraordinaires pendant quatre mois, après quoi le comte et son fils lui apparurent, le front orné d’une couronne, et la remercièrent d’avoir abrégé leur purgatoire, en se chargeant elle-même d’une partie de leur expiation.

Parmi ceux qui venaient converser avec Catherine, il y en avait fort peu à qui elle ne dévoilât, en totalité ou en partie, la raison de leur visite, et d’autres secrets dont personne n’avait pu l’instruire. Le Père Morelli, Dominicain, qui fut son confesseur vers la fin de sa vie, a rapporté qu’elle savait lorsqu’il devait venir la voir, et annonçait son arrivée avant qu’il entrât. Elle lui manifestait les désirs ou les peines qu’il éprouvait dans son âme, lui révélait même certaines imperfections secrètes que le vénérable Père cherchait à détruire.

Plusieurs fois il arriva à la Sainte de signaler à tels de ses visiteurs des fautes cachées qu’une fausse honte les avait empêchés d’avouer en confession.

L’an 1544 eut lieu la bataille de Cérisoles, dans laquelle restèrent sur le terrain dix mille hommes entre les deux armées. Catherine vit les morts de l’un des partis presque tous aller en enfer, et au contraire, ceux de l’autre parti presque tous sauvés. On en devina la cause, quand on sut que les premiers étaient pour la plupart infectés de l’hérésie luthérienne, et les seconds bons catholiques, purifiés depuis peu par la confession et la communion pascales.

Non seulement elle savait les secrets des vivants, mais parfois aussi le sort des trépassés. On l’entendit nommer telles ou telles personnes jouissant de la gloire du Paradis, et d’autres retenues encore, dans les flammes expiatrices.

La Bienheureuse employait ainsi pour la gloire de Dieu et le bien des âmes les dons merveilleux qu’elle avait reçus d’en haut. Son action sur les corps, n’était pas moins puissante.

La comtesse Francesca de Cacconato fut guérie de cruelles douleurs de côté, sitôt qu’elle eut fait à Dieu cette prière : « Seigneur, si ce qu’on dit de Sœur Catherine de Racconigi est vrai, je vous supplie humblement de me rendre la santé par ses mérites. »

La même prière eut un effet semblable sur un Religieux de Saint-Augustin et le délivra d’une fièvre qui résistait à tout remède. Une autre personne, nommée Véronique, fut guérie d’hémorragies de longue date, dès que l’exprès qu’elle envoya à la Sainte, alors éloignée de vingt lieues, se fut acquitté de son message.

Depuis nombre d’années, un brave homme tombait du haut mal. En vain avait-il employé tous les remèdes connus pour se guérir : son état ne faisait qu’empirer. Il alla trouver Catherine et se recommanda à ses suffrages avec une pleine confiance. A partir de ce moment, il ne ressentit jamais plus la moindre attaque, ni aucune des crises qui se renouvelaient jusqu’alors à de fréquents intervalles.

Mentionnons encore ce trait charmant. Le 5 du mois de juin 1519, un bon prêtre, venu de loin à Racconigi pour jouir d’un entretien avec la servante de Dieu, l’accosta en plein midi sur la grande place. Pendant qu’ils conversaient, un petit nuage fit ombre sur eux deux seulement et ne disparut qu’au moment où ils se séparèrent. Dieu accomplissait ainsi à la lettre, en leur faveur, les promesses spirituelles qu’il a faites à ceux qui le craignent, de les mettre à couvert des brûlantes ardeurs du soleil.

Mais de toutes les merveilles dont fut remplie la vie de cette fille de saint Dominique, la plus extraordinaire peut-être, et à coup sûr l’une des plus remarquables, a été la haute estime et la profonde vénération que les grands du monde, ecclésiastiques et séculiers, professaient pour cette humble enfant du peuple, née dans l’obscurité, élevée avec le pain de l’aumône, destituée de tout ce que la nature peut offrir pour attirer les yeux et les cœurs. Le seigneur de Racconigi, de la royale maison de Savoie, lui avait voué un sincère et respectueux attachement. Il aimait à la visiter et se donnait volontiers le plaisir de procurer le même avantage aux personnages illustres de passage à Racconigi. C’est ainsi qu’il put faire admirer à l’évêque de Marseille, en le conduisant chez la Sainte, l’esprit de grâce qui parlait par sa bouche. Un moine de Saint-Benoît s’imposa la fatigue d’une marche de soixante lieues, uniquement pour la voir et pour contracter avec elle une liaison de prières qui ne finit qu’à leur mort. Dieu, il est vrai, avait révélé à ce vénérable Religieux la grande conformité que cette vierge devait avoir avec Jésus-Christ, son divin Fils, et son intime participation à toutes les douleurs de la Passion.

VII

La vie de la Bienheureuse touchait à son terme, et, comme pour combler ses mérites, Dieu lui envoya des angoisses spirituelles qui, au témoignage du Père Morelli, remplissaient son âme d’une affliction sans pareille. En même temps se déclara une grave maladie qui devait être la dernière. Un jour que le médecin lui proposait divers remèdes, elle répondit : « Tout remède est inutile, je n’ai plus que quatre mois à vivre. » On était alors aux premiers jours de mai.

Il faut renoncer à peindre la patience, la résignation, la sainte joie avec lesquelles Catherine supporta ses cruelles douleurs, ainsi que les élans de son âme vers Dieu. Elle ne paraissait plus être une créature de la terre, mais un Ange du ciel.

Son état s’aggravant, on lui administra les Sacrements de l’Église. Elle les reçut avec de grands sentiments de dévotion. Après la communion, son cœur fut inondé d’un tel amour qu’elle fut contrainte de s’écrier : « II me semble avoir une fournaise dans la poitrine. Ah ! pourquoi tarde tant le moment où je volerai dans les bras de mon céleste Époux ? »

Ses enfants spirituels entouraient sa couche. Après avoir doucement reposé ses yeux sur chacun d’eux, elle leur adressa quelques paroles pour les engager à fuir le monde et ses maximes, à aimer Dieu de tout leur cœur, à mettre leur unique confiance en Jésus et Marie.

Elle promit de les protéger et de veiller sur eux avec la tendresse d’une mère : puis élevant son regard vers le ciel, elle remit dans un angélique sourire son âme à son Créateur, le dimanche 4 septembre 1547.

Le corps de Catherine exhala, après sa mort, un parfum des plus suaves. Tout le peuple de Caramagna accourut pour le vénérer et l’escorter ensuite au cimetière public, où se fit l’inhumation.

Cependant la dépouille mortelle de la servante de Dieu ne devait point rester dans cette localité. Pendant l’un de ses séjours à Garessio, notre Bienheureuse avait fait son testament. Après avoir écrit en tête ces paroles qui lui étaient si familières : « Jésus, Marie, ma ferme espérance et mon repos », elle ordonne qu’on ensevelisse son corps dans l’église de son Ordre de Garessio, et non pas dans la chapelle du Rosaire des Frères Prêcheurs de Racconigi, comme elle l’avait demandé antérieurement dans un acte testamentaire daté de 1535. Sa volonté fut religieusement exécutée, au grand regret assurément des habitants de Caramagna.

La translation eut lieu cinq mois après sa mort. Tout le peuple, le clergé, les Dominicains, allèrent hors des murs de Garessio recevoir sous un baldaquin la précieuse relique. Le corps était parfaitement conservé et répandait une odeur céleste. Au son joyeux des cloches, à la lueur des flambeaux et au chant des hymnes, il fut porté à l’église et déposé sous un autel. Dès lors, il devint l’objet d’une vénération qu’autorisaient les nombreux miracles obtenus par l’intercession de la Sainte. Son culte se répandit rapidement dans les provinces de Piémont, de Naples et jusqu’en Espagne. Les reliques de Catherine furent exposées publiquement, sa statue, ses images portaient l’auréole avec la couronne d’épines et les stigmates. Enfin, tous les ans, les fidèles célébraient sa mémoire par des fêtes solennelles.

En présence de ces faits, dûment constatés, le Rme Père Pie-Joseph Gaddi, Maître général des Frères Prêcheurs, sollicita du Saint-Siège la reconnaissance du culte public. Pie VII, faisant droit à sa requête, permit à l’Ordre entier, ainsi qu’aux différents diocèses de Turin, de Saluées et de Mondovi, de célébrer chaque année, à la date du 5 septembre, la Messe et l’Office en l’honneur de l’illustre Tertiaire dominicaine. Le décret est du 9 avril 1808[3].

Ajoutons à cette biographie un épilogue.

Quiconque me glorifiera, je le glorifierai moi aussi.

Voilà déjà bien des années que cette parole du Seigneur est vérifiée, même sur la terre, pour la Bienheureuse Catherine de Mattei. Par l’exercice des plus sublimes vertus, par ses souffrances extraordinaires et continuelles pour l’Église, pour les pécheurs, les âmes du Purgatoire, pour ses amis et ses fils spirituels, par ses salutaires conseils donnés à tous, cette humble fille a procuré une grande gloire à Dieu : Dieu, à son tour, l’a comblée d’honneur et de gloire.

Le Sauveur, toujours généreux à l’égard de ses Saints, a voulu que cette âme d’élite jouît sur la terre d’un culte étendu et constamment vivant.

Sa ville natale fut la première à payer à la Bienheureuse le tribut de ses respectueuses vénérations. On voit encore aujourd’hui la maison de Catherine, au centre même de la ville, et depuis longtemps une rue porte son nom. Une antique et constante tradition indique dans cette demeure privilégiée une chambre assez grande, de forme irrégulière, lambrissée en bois, respirant la pauvreté la plus absolue. C’est là que l’illustre vierge reçut le jour et vécut pendant trente-huit ans.

Cette chambre a été, de temps immémorial, convertie en oratoire. Au-dessus de l’autel est représenté le Rédempteur rendant à l’épouse bien-aimée son cœur enrichi de rayons en forme de croix, avec ces mots écrits : Jésus, mon espérance. Sur l’autel, on voit exposé, dans un élégant reliquaire, don de l’archevêque de Turin, Mgr Fran-soni, un os de la Bienheureuse ; c’est un fémur tout entier et parfaitement conservé. Cette relique était un présent fait, en 1751, par les Dominicains de Garessio à là cité municipale de Racconigi, et on venait visiter ces précieux restes dans l’église des Frères Prêcheurs de celte ville.

Claude de Savoie était, comme nous l’avons dit au cours du récit, un ami et un bienfaiteur de la Sainte ; il l’appelait sa chère petite fille et vivait dans un château voisin. Souvent il aperçut au-dessus de la chambre de Catherine une grande lumière, semblable à un incendie. Ce phénomène se produisait quand le Sauveur, la Reine du Ciel, les Anges et les Saints descendaient pour visiter la Bienheureuse.

Lorsqu’une souffrance publique vient frapper la contrée, les habitants de Racconigi, même ceux de provinces éloignées, se rendent aussitôt en pèlerinage à cette sainte demeure. Là, ils entendent la Messe, accomplissent des vœux, demandent des grâces et remercient la Sainte des bienfaits obtenus par son intercession. De nombreux ex-voto, laisses par les fidèles reconnaissants, prouvent que la servante de Dieu prête toujours une oreille attentive aux prières de ses compatriotes. Attiré par la sainteté du lieu, le Révérendissime P. Alexandre Vincent Jandel, Maître général, de 1851 à 1873, voulut donner à sa piété la consolation de visiter ce sanctuaire si riche pour tous en bénédictions.

Cependant Racconigi n’avait pas encore d’église en l’honneur de son illustre enfant. Depuis longtemps, il est vrai, on parlait d’ériger un temple sous le vocable de la Bienheureuse, mais la Providence réservait cette œuvre à notre époque. En 1835, le choléra vint s’abattre dans les murs de la cité. Pleins d’effroi, les habitants recourent à Catherine avec confiance; ils portent processionnellement son image, promettent de jeûner, la veille de sa fête, pendant vingt ans, et de lui donner un riche calice : bientôt le mal cessa de faire des victimes. En reconnaissance d’un si grand bienfait, on résolut d’ériger près de la demeure de la Bienheureuse le temple anciennement projeté. La pieuse reine Marie-Thérèse obtint de son auguste époux, le roi Charles-Albert, la cession gratuite d’une maison voisine pour faire place à une église. L’année suivante, on en jeta les fondements, et l’on mit une inscription latine dont voici la traduction :

« A la Bienheureuse Catherine de Mattei, en reconnaissance de leur délivrance du fléau asiatique, avec l’aide du roi Charles-Albert et de Marie-Thérèse Aura, avec l’assistance du Prieur D. Piasco et du prévôt Sacco, en présence du clergé, tant séculier que régulier, du municipe et du peuple, ses concitoyens, pour accomplir le vœu fait par la ville, ont posé la première pierre de ce temple, la veille des Nones de septembre 1836. »

L’édifice s’éleva aux frais des fidèles, et fut construit de manière à ce que de l’intérieur on pût apercevoir la chambre de la Sainte et y monter par un petit escalier.

L’église paroissiale de Saint-Jean-Baptiste, rebâtie, il y a deux siècles, à la place même de l’ancienne église où Catherine fut baptisée, renferme une chapelle qui lui est consacrée. Chaque année, le premier dimanche de septembre, diverses confréries s’y rassemblent pour célébrer solennellement la fête de la Bienheureuse.

A Caramagna, la maison de Catherine existe encore, et porte ces mots au-dessus de l’entrée :

« Maison où a vécu et est morte saintement la Bienheureuse Catherine de Racconigi. »

Sa petite chambre est devenue une chapelle, visitée par grand nombre de prélats, de prêtres, de hauts personnages et de fidèles de toute condition.

Le Père François Josa, des Frères Prêcheurs, ancien professeur de théologie à l’Université de Turin, et plus tard recteur du séminaire pontifical à Rome, composa jadis, pour être placée dans la chapelle, l’inscription suivante qui en rappelle l’histoire :

« La Bienheureuse Catherine de Mattei de Racconigi, tertiaire de Saint-Dominique, a, dans cette maison, mené pendant de longues années une sainte et merveilleuse vie ; et de cette petite cellule, changée plus tard en oratoire, la Sainte est partie pour le ciel, le 4 septembre 1547. Cette demeure, après plusieurs siècles, fut achetée par le théologien Jacques Gallo de Caramagna, chanoine archidiacre de la cathédrale d’Ivrea. Il en fit son presbytère, et y ajouta la chapelle actuelle et l’enrichit d’or, de marbre et de peintures. Cela était bien juste; car dans un lieu témoin des mystères d’une si haute sainteté, la cité de Caramagna ne pouvait offrir ni moins de reconnaissance, ni moins de piété, à la mémoire de l’épouse de Jésus-Christ. »

Le peuple de Caramagna est plein de dévotion pour sa céleste patronne et célèbre annuellement sa fête avec une solennité touchante ; il lui donnait naguère un nouveau témoignage d’amour en chargeant des Tertiaires dominicaines de la Congrégation de Mondovi de diriger un Asile établi pour les enfants pauvres.

Garessio, nous le savons, devait posséder la tombe de Catherine.

Lors de la suppression des Réguliers en Piémont, au commencement du XIXe siècle, notre couvent et son église furent vendus, et détruits en partie. On transporta les restes de la Bienheureuse dans l’église paroissiale du faubourg supérieur ; on les revêtit d’un corps en cire, suivant l’usage italien, et des vêtements du Tiers-Ordre. C’est là qu’ils demeurent exposés à la vénération publique, dans une chapelle dédiée à la Sainte.

Mentionnons encore les honneurs rendus dans la capitale du Piémont à notre illustre Sœur.

Un saint Religieux, le Père Bernard Sapelli, mort en 1823, gouvernait le couvent et l’église de Saint-Dominique de Turin, au commencement de ce siècle. A la publication du décret apostolique approuvant le culte de la Bienheureuse, il fit célébrer un triduum solennel, et érigea, dans son église, une chapelle à Catherine de Racconigi. L’empereur Napoléon donna l’autel, qui fut consacré par l’archevêque, Mgr Costa de la Tour, sénateur de l’empire.

Catherine est encore vénérée dans d’autres églises de Turin. Les fabricants et les ouvriers en rubans l’ont choisie pour patronne ; car, d’après l’usage des jeunes filles de Racconigi, la Bienheureuse, durant sa vie, exerçait leur métier.

A Chieri, son culte est très florissant. Notre Ordre possédait autrefois deux couvents dans cette ville. On y remarquait surtout celui de Sainte-Marguerite, dont il ne reste plus que l’église. Les Dominicaines qui l’habitaient professaient pour Catherine de Racconigi une extraordinaire dévotion. Son image, mise en une place d’honneur, la représentait entourée de l’auréole, couronnée d’épines, portant une grande croix sur l’épaule, une petite sur le cœur, les stigmates et un lis dans les mains. Au-dessus de sa tête planait le Saint-Esprit en forme de colombe.

L’autre couvent est actuellement encore celui de nos Pères. L’une des plus belles chapelles de leur vaste église est dédiée à la Bienheureuse, devenue l’aimable Patronne des Tertiaires de la localité.

Plus loin, vers l’orient, à cinq lieues de Racconigi, on rencontre la petite ville de Poirino, habitée par une population très sympathique à notre Ordre. Nos Pères y desservent une paroisse. Là encore, la fidèle amante de Jésus reçoit des honneurs et une vénération que rien ne peut interrompre. La chapelle, où se réunissent les confrères du Saint-Nom de Jésus, est décorée d’une riche peinture représentant le Seigneur Jésus et deux enfants de saint Dominique agenouillés devant lui. L’un est Henri Suso, qui se découvre un peu la poitrine et montre au Sauveur son Nom adorable qu’il y a gravé avec un stylet ; l’autre est Catherine de Racconigi, tournée avec amour vers Notre-Seigneur et lui présentant son cœur, sur lequel on lit ces mots : Jesus spes mea.

L’une des dernières œuvres de Dom Bosco, celle qui couronna sa sainte vie et qu’il eut le rare bonheur de conduire à terme, fut l’érection sur le Mont Esquilin, à Rome, d’une magnifique basilique dédiée au Cœur de Jésus.

La coupole, d’une hardiesse pleine de grâce et de majesté, retrace un sujet merveilleusement traité par le peintre Monti : la glorification du Sacré-Cœur. Dans cette peinture, le Sauveur montre son Cœur à Marguerite Alacoque et à Catherine de Racconigi : les deux Bienheureuses, le visage resplendissant, le contemplent en extase[4].

Sainte Catherine de RacconigiNOTES

[1]L’ouvrage a pour titre : Compendium des choses admirables faites par la Bienheureuse Catherine de Racconigi, vierge très pure de l’Ordre de la Pénitence de Saint-Dominique, divisé en dix livres, et composé par Jean-François Pic, prince de la Mirandole et comte de la Concorde, et terminé par le Père Pierre-Martyr Morelli de Garessio, de l’Ordre des Frères Prêcheurs, avec notes. — Chieri et Turin, 1858. — Une tertiaire de Turin a généreusement fait les frais de l’édition de cette précieuse en outre les deux testaments delà Bienheureuse Catherine, et Massoli, Maître en sacrée théologie.
[2] La commune, sans doute, pour accomplir un vœu et perpétuer le souvenir de cette grâce, avait construit une chapelle dans l’église des Frères Prêcheurs. Mais en 1600, l’on éleva un autre temple plus grand et plus cher à la place même du premier et la peste menaçant de nouveau Racconigi, le Conseil y établit une autre chapelle avec cette inscription :

D.  O.  M,

 Epidemicae lue

Toto Pedemonte invalescente

Racconisii populus

 Incolumitati suae consulens

 Antiqui voli non immemor

 Catharinae de Matteis

 Sacellum extruxit et dicat

 Anno Domini

 MDCXXX

« Menacé par l’épidémie qui ravageait le Piémont, le peuple de Racconigi, pour détourner ce danger, et instruit par le vœu qu’il avait fait autrefois, a élevé ce sanctuaire à Catherine de Mattei, en l’an du Seigneur 1630. »
— La chapelle est élégante, enrichie de dorures, de statues et de fresques. Le tableau placé au-dessus de l’autel représente la Sainte Vierge, la Bse Catherine et quelques-uns des Saints qui lui apparaissaient pendant sa vie. Sur le côté, on voit un cœur entouré de rayons et environné d’Anges. Le conseil municipal se rend à cet autel le 29 août, y fait une offrande et entend la Messe.
[3] Le Père Pie Antoine Molinieri, de Chieri, fut l’un des plus ardents promoteurs de la cause de Catherine. Avant lui, certainement, d’autres avaient travaillé efficacement à sa gloire. Catherine d’Autriche, duchesse de Savoie, les princes, ses enfants, le vénérable Jean d’Ancina, évêque de Saluces, demandaient depuis longtemps que notre Sœur fût déclarée Bienheureuse. La mort de tous ces personnages, les guerres qui eurent lieu de leur temps, les empêchèrent de conduire à terme cette sainte entreprise. Le Père Molinieri fut plus heureux. Il porta la cause devant le Siège apostolique et obtint une glorieuse victoire. — La nouvelle lui en avait été donnée ; il apprenait que de grandes solennités se célébraient en l’honneur de la Bienheureuse; lui-même avait composé les belles leçons et les oraisons de l’Office et de la Messe; mais alors il passa au repos éternel, la veille de la fête de la Bienheureuse, l’an 1811, au milieu des regrets de son Père et ami, le Rme Père Gaddi, Maître général de l’Ordre.
[4] Les détails qu’on vient de lire sur la gloire posthume de la servante de Dieu furent communiqués jadis par le Père Jean-Dominici Vaccarino, du couvent de Racconigi, à L’Année Dominicaine de Paris, qui les a publiés en 1861.

 

( 13 février, 2013 )

Prophétie de Saint Nylus

Saint Nilus

Saint Nylus

Saint Nylus était un ermite qui vécu au au 5ème siècle, en voyant le monde dans lequel il vivait il était convaincu que la fin des temps était arrivée. Dieu dans sa bonté pour le détromper lui fit les révélations que voici :

Résumé de la vie de Saint Nylus tiré de la page : http://gestadei.bb-fr.com/t1281-propheties-de-st-nilus-sur-le-xxieme-siecle :

Saint Nilus fut l’un des nombreux disciples et fervents défenseurs de saint Jean Chrysostome. Il était huissier au tribunal de Constantinople, marié et père de deux fils. Alors que saint Jean Chrysostome était patriarche, avant son exil (398-403), il dirigea Nilus dans l’étude de l’Écriture sainte et dans des œuvres de piété. Saint Nilus quitta sa femme et emmena l’un de ses fils, Théodule, au mont Sinaï pour s’y faire moine avec lui. L’Évêque d’Eleusis les ordonna tous deux prêtres. Son épouse et son autre fils entrèrent en religion à leur tour en Egypte. Perdu dans son monastère du Sinaï, Nilus n’en était pas moins connu dans toute l’Église d’Orient. Par ses écrits et sa correspondance, il joua un rôle important dans l’histoire de son temps. Comme il était réputé en tant que théologien, bibliste et écrivain ascétique, des gens de toutes conditions – de l’Empereur au dernier de ses sujets – lui écrivaient pour le consulter sur telle ou telle question. Ses nombreux ouvrages, y compris une multitude de lettres, consistent en une dénonciation de l’hérésie, du paganisme, des abus de la discipline, du crime, ainsi qu’en des règles et principes d’ascétisme, notamment des maximes au sujet de la vie religieuse. Il ne craignait pas d’avertir et de menacer les gens haut placés : abbés et évêques, gouverneurs et princes, et jusqu’à l’Empereur lui-même. Il entretint une correspondance avec Gaina, chef des Goths, qu’il s’efforçait d’extirper de l’arianisme. Il dénonça avec vigueur la persécution de saint Jean Chrysostome tant auprès de l’Empereur Arcadius qu’auprès de ses courtisans. Saint Nilus est à classer parmi les grands écrivains ascétiques du cinquième siècle. Sa fête est célébrée le 12 novembre dans le calendrier byzantin, et il est commémoré à la même date dans le martyrologe romain. Saint Nilus est probablement mort en 430, car on n’a aucune preuve qu’il eût vécu après cette date. [Extrait de « L’Encyclopédie Catholique », édition de 1911).

Saint Nilus

Saint Nylus

Prophétie :

« Après l’année 1900 et le milieu du XXème siècle, les gens de ce temps-là deviendront méconnaissable.  Quand le temps de la venue de l’Antichrist approchera, l’intelligence des hommes sera obscurcie par les passions charnelles : l’avilissement et la licence s’accentueront. Le monde deviendra alors méconnaissable : les gens changeront d’apparence tellement qu’il sera impossible de distinguer les hommes des femmes à cause de l’effronterie dans leur manière de s’habiller et dans la mode de leurs cheveux. Ces gens-là seront cruels et comme des animaux sauvages à cause des tentations de l’Antichrist. On ne respectera pas les parents et les aînés, l’amour disparaîtra, et bien des pasteurs chrétiens deviendront des hommes vains complètement incapables de distinguer le chemin à droite du chemin à gauche : en ce temps-là en effet les lois morales et les traditions des chrétiens et de l’Eglise changeront, les gens ne pratiqueront plus la modestie, et la dissipation règnera ! Le mensonge et la cupidité atteindront de grandes proportions, et malheur à ceux qui empileront des trésors. La luxure, l’adultère, l’homosexualité, les actions secrètes et le meurtre seront la règle de la société. En ce temps futur, à cause du pouvoir de si grands crimes et d’une telle débauche, les gens seront privés de la grâce du Saint-Esprit reçue à leur Baptême, et, de même, ils n’auront pas de remords. Les Eglises seront privées de pasteurs pieux et craignant Dieu, et malheur aux chrétiens qui resteront sur la terre à ce moment-là : ils perdront complètement leur Foi, car il n’y aura plus personne pour leur montrer la Lumière de la Vérité. Ils s’éloigneront du monde en allant dans de saints refuges dans le but d’alléger leurs souffrances spirituelles ; mais partout, ils ne rencontreront qu’obstacles et contraintes. Tout cela résultera du fait que l’Antichrist voudra être le Seigneur de toutes choses et devenir le maître de tout l’univers. Il accomplira des miracles et des signes invraisemblables. Il donnera aussi au pauvre homme une sagesse dépravée pour découvrir une manière par laquelle un homme puisse mener une conversation avec un autre d’un bout à l’autre de la terre. En ce temps-là aussi, les hommes voleront dans les airs comme des oiseaux, et descendront au sein de l’océan comme des poissons. Et lorsqu’ils en seront là, ces gens malheureux passeront leur vie dans le confort sans savoir, pauvres âmes, que c’est une supercherie de Satan. Et lui, l’impie, remplira à tel point la science de vanité qu’elle s’écartera de la voie droite et conduira les gens jusqu’à la perte de la Foi dans l’existence de Dieu, d’un Dieu en trois Personnes. Alors, le Dieu infiniment bon verra la déchéance de la race humaine et Il raccourcira les jours pour l’amour du petit nombre de ceux qui doivent être sauvés, car l’Ennemi voudrait amener même les élus dans la tentation si c’était possible. Alors, l’épée du châtiment apparaîtra soudain et elle abattra le corrupteur et ses serviteurs. »

Saint Nilus

Saint Nylus

( 8 février, 2013 )

Prophetie de Sainte Anna-Maria Taïgi

Prophetie de Sainte Anna-Maria Taïgi dans Crise de l'Eglise anna_maria_taigi

source : http://www.marie-julie-jahenny.fr/propheties-anciennes.htm#Labbé_Voclin

Anna-Mario Taïgi naquit en 1769. Elle se maria à Rome où elle vécut et mourut en 1837. Elle s’offrit à Dieu en victime et souffrit beaucoup.

Le Seigneur lui donna de bonne heure le don de prophétie. Elle fut tertiaire de f ordre de la Sainte Trinité.

Dieu enverra un double châtiment : l’un part de la terre, à savoir des guerres, des révolutions et d’autres maux ; l’autre part du ciel, à savoir une obscurité épaisse. Celle-ci empêchera de voir quoi que ce soit. Cette obscurité sera accompagnée d’une infection dans l’air, ce qui fera périr sinon exclusivement, du moins principalement, les ennemis de la religion. Des ténèbres pestilentielles, peuplées de visions effroyables, envelopperont la terre pendant trois jours. L’air sera alors empesté par des démons qui apparaîtront sous toutes sortes de formes hideuses. Tant que durera l’obscurité, il sera impossible de faire de la lumière. Seuls, les cierges bénis se laisseront allumer et pourront éclairer. Les cierges bénis préserveront de la mort, ainsi que les prières à la Sainte Vierge et aux saints Anges. Quiconque ouvrira la fenêtre par curiosité et regardera dehors ou bien sortira de sa maison, tombera aussitôt raide mort. En ces jours-là, tous doivent rester chez eux, réciter le rosaire et implorer la miséricorde divine. Tous les ennemis de l’Église, cachés ou apparents, périront pendant les ténèbres, à l’exception de quelques-uns que Dieu convertira bientôt après. Le fléau de la terre a pu être mitigé par les prières, mais non celui du ciel, qui sera épouvantable et universel.

Après les ténèbres, saint Pierre et saint Paul descendront des cieux, prêcheront dans tout l’univers et désigneront le Pape. Une grande lumière, jaillissant de leurs personnes, ira se déposer sur le cardinal futur Pape.

Saint Michel Archange, paraissant sur la terre sous forme humaine, tiendra les démons enchaînés jusqu’à l’époque de la prédication de l’Antéchrist.

Le Pontife, choisi selon le cœur de Dieu sera assisté par lui de lumières toutes spéciales. Son nom sera vénéré dans tout le monde et applaudi par les peuples. Il est le Pontife saint, destiné à soutenir la tempête. Le bras de Dieu le soutiendra et le défendra contre les impies, lesquels seront humiliés et confondus. Il aura à la fin le don des miracles.

Des nations entières reviendront à l’unité de la foi et la face de la terre sera renouvelée… En ces temps-là, la religion chrétienne se répandra partout et il n’y aura plus qu’un Pasteur. La Russie et l’Angleterre se soumettront, la Chine se convertira.

sources :http://lusile17.centerblog.net/rub-images-pieuses-tous-les-saints–10.html?ii=1

Anna-Maria Taïgi

BIENHEUREUSE ANNA-MARIA TAÏGI
Épouse et mère, Tertiaire trinitaire
(1769-1837)

Née à Sienne, Anna-Maria Gianetti suivit son père à Rome où des revers de fortune l’avait contraint d’aller se fixer. La petite passa à peine deux ans à l’école où elle n’apprit qu’à lire. Ses parents faisaient retomber leur amertume sur leur fillette, mais l’angélique pauvrette redoublait de douceur envers eux.

Anna-Maria entra très tôt en service afin d’aider ses parents. Elle grandissait, pieuse, travailleuse et coquette, prenant plaisir à se parer. Domenico, qui travaillait au jour le jour au palais Chigi, homme honnête, rude et prompt à la colère, offrit de l’épouser; Anna-Maria accepta sa proposition de mariage.

Dans les premiers temps de son ménage, elle conserva ses habitudes mondaines, aimant à fréquenter le théâtre des marionnettes et à porter des colliers de verroterie. Après trois ans de cette vie ainsi partagée entre l’amour de Dieu et l’amour du monde, Anna-Maria se confessa au Père Angelo de l’Ordre des Servites, se convertit totalement et, avec l’assentiment de son mari, elle se fit recevoir dans le Tiers-Ordre des Trinitaires. Domenico ne demandait qu’une chose: que la maison soit bien tenue et paisible!

( 8 février, 2013 )

Marie-Julie du Crucifix, Les prophéties pour la France

source : http://www.marie-julie-jahenny.fr/les-propheties-pour-la-france.htm

Marie-Julie du Crucifix, Les prophéties pour la France dans Crise de l'Eglise france

Sommaire :

- La mission de Marie-Julie du Crucifix

- Marie-Julie du Crucifix, Saint Jean-Baptiste des derniers temps

- Veillez et priez : Signes précurseurs

- Les grandes crises

- En Europe

- La Passion de l’Église

- La Passion du Lien de la Foi

- Signes et avertissements

- Peines et châtiments

- Le châtiment des ténèbres

- Le châtiment de Paris

- Henri V de la Croix, le Roi du Sacré-Coeur

- Protections et remèdes

- L’oeuvre de la Croix à l’heure des combats

 » Très Sainte Trinité adorable, éclairez-moi par Vos lumières, dirigez-moi par Vos lumières, conduisez-moi par Vos lumières. Éclairez ma route, ô Sainte Trinité, afin que je marche continuellement dans la voie de la vérité.  » (Prière avant toutes les extases)

 » Et Verbum caro factum est, et habitavit in nobis  »  » Le Verbe S’est fait chair et Il a habité en nos coeurs. « 

Ces invocations sont celles que Marie-Julie du Crucifix prononçait, sur ordre du Ciel, avant toutes les extases. Ce n’était pas par simple formule de piété, mais par une nécessité de protection contre l’intrusion malfaisante de  » l’esprit des ténèbres « , toujours à l’affût en vue de cracher ses  » fumées.  » L’invocation du Mystère de l’Incarnation le met en fureur et en fuite. C’est donc un bouclier et une arme contre l’Adversaire, qu’il faut utiliser chaque jour. C’est aussi un grand acte de louange et de reconnaissance à Dieu, un grand acte de Foi, d’Espérance et d’Amour, un recours à Celui qui est le Seul Sauveur. Nous allons voir en effet en étudiant les prophéties que les événements prédits sont un épisode du gigantesque combat de Satan contre le Christ.

Ce qui est prédit, c’est la délivrance des justes et le châtiment de l’impiété ; c’est un assaut infernal sans précédent, suivi d’une purification de l’humanité aussi intense que soudaine. C’est le retour de l’ordre après un total désordre. Devant ces faits, deux sentiments se partagent nos âmes : la frayeur et la confiance en Dieu.

C’est justement pour atténuer l’une et augmenter l’autre que ces annonces du plan divin nous sont transmises.

Ce plan se réalisera, c’est tout ce que nous pouvons affirmer. Quand ? A l’heure qui conviendra à la Sagesse infinie, pour qui tout est présent.

En l’espace d’environ trois années, guerres civiles et invasions, persécutions religieuses, calamités, tremblements de terre, ébranlement cosmique, épidémies, tout se déchaîne et s’enchaîne en peu de temps. Les incrédules ironisent en montrant qu’il y a toujours eu quelque part une catastrophe, et que  » c’est la nature qui veut cela. « 

Ils ont bien tort de se moquer, car, en ces jours-là, le déluge de maux sera tellement concentré que l’on sera bien obligé d’y voir une cause non matérielle, une cause de l’ordre spirituel. Déjà, devant la dépravation et l’horreur de certains crimes, on est saisi d’une sorte d’horreur qui fait trembler, car l’action de forces intelligentes et perverses s’y laisse entrevoir. En ces jours-là, ces forces ténébreuses seront  » palpables.  » Et de même que devant un miracle, on s’écrie Dieu est là, devant les horribles crimes, on s’écrie :  » Le démon est là. Cela dépasse la malice seulement humaine ! « 

C’est donc pour nous préparer à ces événements tout à fait extraordinaires, que la Sagesse qui ordonne la Justice et la Miséricorde divines nous avertit longtemps à l’avance, nous dit quels sont les ennemis, les amis, les choses à craindre et ce qu’il faut espérer et demander. La venue du Sauveur a été prophétisée plus de quatre mille ans avant Sa venue. Plus un événement est considérable, plus il est annoncé à l’avance.

La grande purification a été l’objet de prédictions depuis des siècles. Dieu cherche les  » dix justes  » qui suffisent à Son infinie Miséricorde pour accorder des sursis et des remises de peine à l’humanité pécheresse. Jusqu’ici, il les a trouvés. Marie-Julie est un de ces paratonnerres, un des contre-poids.

Dieu a, devant les yeux de Sa Sagesse, la balance de la Justice. Rien n’échappe à Son regard. Il a créé l’homme pour qu’il trouve son bonheur à Le servir. Il va encore plus loin en faisant de l’homme Son ami et même Son enfant adoptif.

Amour infini, Il est juste, infiniment. Il donne à chacun ce dont il a besoin pour le service qui lui est demandé ; Il récompense les bons serviteurs et punit les mauvais, Il voit dans le plateau de gauche, l’indifférence, l’ingratitude, les fautes, les désordres des hommes qui suivent les mauvaises suggestions de l’esprit d’orgueil ; dans le plateau de droite, les Anges déposent les bonnes oeuvres, la charité, les humbles prières de l’humanité, les sacrifices faits en union avec Jésus-Sauveur. Ces bonites oeuvres sont sans doute moins nombreuses que les mauvaises, mais elles sont d’un poids énorme qui contre-balance et rétablit l’équilibre. Ainsi, quelques  » justes  » cachés peuvent sauver une ville, une nation, le monde entier.

La Sainte Messe est le plus lourd de ces contrepoids essentiels. Mais il y a un temps où Dieu doit intervenir, car l’existence même de ces justes, qui vivent de cette Sainte Messe, est menacée. II doit purifier l’humanité en manifestant Sa Justice et son horreur absolue du péché. Sa Justice ne tolère pas la moindre impunité du mal.

L’extase suivante nous donne une vue globale du plan.

 » Je vois qu’au moment où le Seigneur monté au Ciel, prit possession de son Royaume Éternel, à ce moment, l’enfer devint le Royaume de l’Ennemi. Le Seigneur s’empara de son royaume terrestre et dit :  » Je suis établi Roi Éternel. « 

Satan, furieux, cherche quelque détour pour étendre malicieusement sa puissance. Il demande un partage.

Le Seigneur lui dit :  » Tu Me seras soumis, tu ne feras que ce que te permettra la Loi Éternelle…

Je te laisse le pouvoir de tenter tous les hommes, de les faire souffrir jusqu’à une certaine mesure, mais Je serai présent… Au commencement, tu ne feras pas beaucoup de prodiges ; ils te serviront à faire le mal.

Je te laisse permission de tenter Mon peuple, mais Je ne te permettrai jamais de prendre la forme divine, ni celle de figures véritables. « 

Satan dit :  » Je transformerai tout en outil de travail contre Vous, je mettrai la révolte, la guerre, la division partout. Je renverserai le temple de Vos prières ; j’y établirai des idoles qu’on adorera. J’y briserai tout. « 

Jésus dit :  » J’écraserai sous la foudre du Ciel, tous ceux qui te seront donnés pour l’enfer. Je rétablirai Mon peuple ; Je le préserverai des fléaux ; Je relèverai les ruines. Je te précipiterai dans l’abîme, mais seulement après que tu auras usé des pouvoirs que Je te laisse pour le moment… Pendant les ténèbres, il y aura beaucoup de conversions ; beaucoup d’égarés reviendront à Moi par le repentir.  » 30 août 1880

Marie-Julie demanda à quelle époque Satan devait régner en maître.

La flamme du Saint Esprit lui répondit :  » C’est celle où vous êtes maintenant, enfants de Dieu. « 

 » Si les justes n’avaient pas redoublé de prières, surtout en égard des justices annoncées depuis des siècles, la Main du Seigneur se serait appesantie sur tout son peuple, et les plus grandes épreuves auraient depuis longtemps visité Ses enfants.  » 20 septembre 1880

 » Mes petites âmes aimantes, Je l’avais fait belle cette terre que vous foulez. Je l’avais créée avec une grande ferveur et de nobles sentiments. Le règne du crime s’avance. J’ai tout permis, malheurs, tribulations, méchanceté des hommes… J’ai tout laissé au gré des consciences et à Mon tour… Je me lèverai terrible pour finir le règne qui éteint Mes lois saintes, le règne qui comble d’amertume Mes âmes justes, le règne qui Me fait tant de mal, en perdant tant d’âmes qui se précipitent dans l’éternel malheur. Je vous sauverai à travers le grand déluge de Ma Justice divine… J’ai tout laissé faire avant de Me lever, mais voilà que la mesure est pleine et que Mon heure approche…

II viendra le règne de Mon Sacré-Coeur. On ne Me demande pas assez cette grande merveille, surtout au pied du Saint Autel. Je voudrais que ce fût un cri retentissant, un cri de désir, un appel de Foi, pour finir le mal affreux qui perd tant d’âmes.  » 26 novembre 1922

Pour faire oeuvre de châtiment, la Justice Divine se sert des mauvais Anges et de leurs complices humains. II suffit à la Toute-Puissance divine de laisser aux démons un peu plus de liberté sur terre, de façon très limitée et mesurée. Dieu garde toujours Sa maîtrise absolue, sinon la terre aurait disparu, tant la haine du diable est féroce.

 » Les mauvais anges, nous dit Saint Thomas (S. Th. I-q114, a1) assaillent les hommes de deux manières :

1°) En les poussant au péché. Et de la sorte, ils ne sont pas envoyés par Dieu pour attaquer, mais ils y sont parfois autorisés selon les justes jugements de Dieu.

2°) Mais parfois, ils attaquent les hommes pour les punir : dans ce cas, ils sont envoyés par Dieu. Le châtiment, en effet, revient à Dieu, comme à son premier auteur ; pourtant les démons envoyés le font avec une tout autre intention pour laquelle ils sont envoyés, car, eux-mêmes, punissent par haine et par envie, alors que Dieu les envoie pour accomplir Sa Justice. Pour que les conditions de la lutte ne soient pas inégales, l’homme reçoit en compensation principalement le secours de la grâce, secondement la protection des Bons Anges. « 

Les pêcheurs endurcis refusent les secours divins ; ils s’obstinent dans l’ingratitude et s’enfoncent ainsi dans une complicité profonde avec les démons, ils luttent avec eux contre Dieu. C’est alors qu’intervient la Juste Colère divine, qui n’est pas une passion émotionnelle comme chez l’homme. C’est une décision de laisser les coupables à leurs propres forces, pour qu’ils fassent l’expérience de leur néant, car toute existence, toute puissance d’agir vient de Dieu. Ce peut être, par une ultime grâce, pour les moins aveuglés, l’occasion d’un retour à la vérité salutaire. C’est ce qui se passa pour le bon Larron, au Calvaire. Qui sait ce qui se passe dans les âmes au moment suprême ?

En Dieu, la Miséricorde et la Justice sont unes. C’est pour élever les humbles qu’il disperse les orgueilleux. C’est parce qu’il est Saint, qu’il protège les pauvres et ruine les mauvais riches. C’est pour les humbles qu’il fait de merveilleux miracles. C’est pour purifier et sanctifier les justes, pour augmenter leurs mérites et leur éternelle joie, qu’Il permet leur mise à l’épreuve, pour un temps mesuré.

Les péchés mortels, ceux qui sont commis en aversion de la volonté divine,  » avec pleine connaissance et plein consentement  » sont punis par des peines temporelles, mais surtout celles de l’enfer, infiniment plus pénibles, après la mort. Les nations ne peuvent être purifiées que sur cette terre, d’où les désastres humiliants pour les peuples qui ont voulu enfreindre la Loi de Dieu, ou la mépriser.

Nous ignorons la date de ces jours où la Justice et la Miséricorde se manifesteront avec tant d’éclat. Les prophéties de Marie-Julie sont constantes, cohérentes, conformes à d’autres sources sûres. Même si notre génération n’était pas concernée par ce déluge purificateur, nous devons transmettre les informations reçues, nous préparer et préparer le prochain, en remerciant Dieu d’être si patient. Tout murmure, toute révolte, toute moquerie seraient des offenses à Sa Sage Providence qui gouverne tout  » avec force et suavité. « 

Néanmoins, il semble que des grondements font pressentir Forage. De toute façon, il vaut mieux être prêts  » Veillez et priez !  » car vous ne savez ni le jour ni l’heure, où  » II viendra comme un voleur. « 

 » J’ai voulu prévenir mon peuple, pour qu’il ne soit pas surpris. Attendez dans la confiance et l’espérance… Douter, ce serait M’offenser… Sois sûre, France, les jours et les heures sont marquées dans Mon Coeur ; encore un peu de temps et J’accomplirai Mes promesses !

Le Sacré-Coeur, le 26 novembre 1874

Marie-Julie

La mission de Marie-Julie du Crucifix

Pour ce qui concerne la vie de Marie-Julie du Crucifix, nous renvoyons le lecteur aux biographies et aux numéros de notre publication qui y sont consacrés.

Pour ce qui concerne le sujet présent, nous nous référons aux recueils originaux des extases qui nous sont parvenus, et, en particulier à l’étude (non publiée) qu’en fit le Docteur Imbert et aux dossiers Charbonnier et Bénus. Des textes ont été perdus ou sont indéchiffrables. Mais nous avons l’essentiel de ce que le Ciel tient à nous faire connaître pour Sa gloire et le salut des âmes.

Marie-Julie mérite le nom de prophète au sens le plus haut du terme. Ce n’est pas une  » voyante  » plus ou moins douée d’une intuition personnelle de l’inconnu. Son sens spirituel de discernement est très affiné. Très vigilante à ne point se laisser berner, elle supplie le Ciel de  » ne pas succomber à la tentation  » et de la délivrer de l’esprit trompeur. Elle fut toute sa vie totalement désintéressée sur le plan matériel. Ce qui comptait, c’était de bien remplir sa mission de transmission, de messagère, d’instrument de la Volonté Divine, qui n’agit à la Fraudais que pour le plus grand bien des âmes, pour leur salut éternel.

Autant prévenir le lecteur que ce qu’elle transmet va à l’exact opposé de  » la sagesse du monde « , à l’opposé des ténèbres des fausses religions, qui nient que Dieu se soit fait homme et enfin à l’opposé du  » culte de l’homme qui se fait dieu « 

La mission de Marie-Julie est de témoigner de toute sa personne, dans sa chair, par les saints stigmates, de toute son âme, de la Divinité de Jésus-Christ. Toute la décadence actuelle vient de la perte de la Foi en cette vérité fondamentale. Tout ce qui arrivera de malheur est la conséquence de cette catastrophe. Si l’on ne croit plus à la Divinité du Christ, tout s’effondre. Religion, morale, politique, tout retombe en poussière.  » Sans Moi, vous ne pouvez rien faire !  » (St Jean, XV-V) Cette parole de Jésus devrait être gravée dans nos coeurs. Elle pourrait se reformuler :  » Ne cherchez pas d’autre Sauveur ! Ne comptez pas sur les hommes ! Mon Coeur Divin seul sauvera ce royaume.  » 5 août 1879

La vie de Marie-Julie fait découvrir la profonde Sagesse du Mystère de la Croix, qui est le passage obligé de ceux qui veulent jouir du bonheur éternel pour lequel ils ont été créés. L’essentiel de son message est la démonstration de la nécessité d’obéir avec amour à la Volonté divine, telle qu’Elle se présente chaque jour d’accepter l’effort et les contrariétés de la vie, de se mettre à l’écoute de ce que Jésus, Dieu fait homme, veut nous faire comprendre de Lui-même et de Ses projets pour l’humanité.  » Souffrir, c’est apprendre Jésus-Christ.  » Mieux connaître Jésus, dans Ses mystères d’infinie Miséricorde, c’est aimer Dieu de plus en plus ; et aimer Dieu et Le servir de son mieux, c’est la sainteté ; et la sainteté, c’est réussir sa vie et aller au Ciel. C’est la porte étroite, mais c’est la seule.

 » Prier, souffrir, obéir avec Jésus  » fut sa devise. Le mot le plus important est : avec, le contraire de sans ! Avec veut dire totalement.

Toutes les révélations concernant l’avenir de l’Église, de la France, de chaque âme, se résument en quelques mots : c’est le péché qui conduit au malheur et à la mort. Le démon a reçu la permission, pour un temps, de mettre les âmes à l’épreuve. Il n’y aura de paix sur cette terre, qu’après une grande purification, parce qu’il n’y a pas d’autre salut possible pour les âmes que le recours à la Miséricorde divine, manifestée en Jésus-Crucifié, mort et ressuscité.

Marie-Julie est donc prophète de salut, au sens où elle nous indique la marche à suivre. Elle vint au nom du Seigneur : bénie soit elle.

Un prophète est en effet celui qui parle au nom et à la place de la Divinité qui l’envoie.

Un prophète témoigne de ce qu’il a vu et entendu, quand Dieu lui a révélé, par grâce, la réalité invisible aux yeux des hommes, afin qu’il fasse connaître à ses frères la Volonté de leur Père des Cieux.

Un prophète doit donc être l’instrument docile de la Volonté du Très-Haut, dont il est en quelque sorte l’interprète, le traducteur.

C’est pourquoi Marie-Julie du Crucifix a tant de mal à mettre en mots humains, les réalités surnaturelles qui s’offrent à elle, dans l’extase qui est l’absorption de l’âme en Dieu ; l’âme est ravie à elle-même, elle ne se possède plus ; hors d’elle-même, (ex-stase) elle s’envole en Dieu dans l’union d’un amour émerveillé. Elle voit et entend en Dieu ce que Dieu veut qu’elle voie et entende. Elle rapporte en langage de son temps ce qu’elle doit rapporter à ses frères.

C’est pourquoi il faut avoir grand respect pour ces paroles, dont la source sainte est indubitable, car tous les critères de crédibilité ont été dûment vérifiés. Il est dangereux donc d’en faire des interprétations trop hâtives, selon nos courtes vues humaines, surtout sur des fragments, comme c’est le cas dans de nombreuses compilations de prophéties. Il n’est pas bon d’en séparer les épisodes, pour ne pas perdre de vue le but final qui est la gloire de Dieu et le salut du plus grand nombre d’âmes possible.

Un prophète voit ce que les autres ne voient pas. Il voit haut et il voit loin. C’est pourquoi un prophète parle de l’avenir.

L’avenir, c’est ce qui attire les hommes curieux et inquiets de ce qui va leur arriver Mais ce qui va arriver est conditionné par l’attitude des hommes qui sont libres de leurs décisions. Dieu fait savoir qu’il arrivera telle chose, si telle condition est remplie ou fait défaut. (La conversion, la prière, la pénitence ou au contraire l’obstination dans le désordre et le péché.)

Les prédictions sont des avertissements pour les pêcheurs, des promesses pour les justes. Elles ont une valeur générale et ne sont donc pas datées. Dieu est infiniment libre de donner, comme de reprendre, et Sa Miséricorde est infinie. Il fait tout mesure tout, pèse tout, adapte tout, pour le plus grand bien. II est Maître absolu et  » rien ne Lui échappe.  » Par exemple, en augmentant la durée des épreuves, n augmente les mérites de Ses serviteurs, et donne aux pêcheurs le temps pour revenir à Lui. L’impatience et le murmure sont donc de sottes ingratitudes ! Dieu visite les siens à l’heure qui est la Sienne Il a dit qu’il viendrait ! Il viendra ! Relisons la parabole des vierges sages et des vierges folles. (St Matthieu, XXV-1)

Les prophéties ne sont données que pour nous préparer longtemps à l’avance et pour que nous puissions fortifier ceux qui ont besoin de notre aide spirituelle au temps de l’épreuve. C’est une grâce de la Miséricorde divine qu’il faut accueillir comme telle, et qu’il nous faut faire fructifier pour nous-mêmes et pour le prochain.

Soyons reconnaissants à la Bonté divine de nous avoir fait connaître tant de choses, sur Ses oeuvres et Ses projets. Remercions Sa servante d’avoir si fidèlement transmis le message et  » ses secrétaires  » d’avoir fourni un travail de recueil des visites du Ciel, extrêmement méritoire.

N’est-ce pas une joie pour un bon serviteur de connaître clairement la volonté de son maître, de préparer Sa venue, de se réjouir de Sa victoire annoncée. Marie-Julie mit à profit les révélations qui lui furent accordées, avec un immense dévouement. Imitons-la, sans perdre une minute.

Nous ne citerons dans ce petit recueil que les prophéties les plus explicites, concernant ce qui est, pour notre temps, l’avenir. Si de nouvelles informations nous parvenaient par la découverte de textes inconnus et fiables, nous nous ferons un devoir de les faire connaître.

C’est pourquoi, nous parlerons rapidement des prophéties  » à court et à moyen terme  » réalisées du vivant de notre amie.

Nous éviterons les commentaires, le plus possible, de même que les références à d’autres prophéties catholiques, laissant à d’autres le soin de montrer que leur cohérence est le signe d’une source commune.

Il apparaît, à l’étude approfondie des textes, que la mission prophétique de Marie-Julie est essentiellement centrée sur la période de la grande purification : crise révolutionnaire, qui, pendant environ trois ans, bouleversera l’Europe suivie du Châtiment universel des trois jours de ténèbres.  » Ce sera court, mais terrible.  » Ce sera une grande lutte entre les serviteurs de Dieu, Anges et hommes et les forces infernales et leurs complices humains. Il faut choisir son camp !

Le 25 octobre 1881, le démon criait à Saint Michel :

 » J’attaquerai l’Église, je renverserai l’Église, je dominerai le peuple, je déposerai dans le coeur un grand affaiblissement de la Foi. Il y aura un grand reniement. Je deviendrai, pour un temps, le maître de toutes choses, j’aurais tout sous mon empire ! « 

Ce même jour, Saint Michel nous prévenait du danger et nous assurait de son secours.  » Il n’y a jamais eu d’époque pareille. Il faut s’attendre et se préparer pour n’être pas surpris… Tous les démons vont se rassembler. Beaucoup sous la forme de l’homme. « 

Marie-Julie du Crucifix,

 » Saint Jean Baptiste des derniers temps « 

Pour bien comprendre la mission de Marie-Julie Jahenny, il est indispensable de faire un peu d’histoire.

Sur cette terre se livre le grand combat entre le Prince de ce monde, Satan et ses complices angéliques et humains, contre le Christ dont ils n’admettent pas la victoire par la Croix. C’est un combat perdu d’avance. Ils le savent, mais avant d’être refoulés en enfer ils veulent se venger et anéantir l’Église, qui est le Corps mystique du Christ, car ils ne peuvent plus rien contre la Tête de ce Corps, qui est dans la gloire éternelle des Cieux. Ils veulent anéantir l’humanité, en la poussant au suicide, en la rendant folle d’orgueil et de désespoir. Ils veulent tarir toutes les sources de lumière spirituelle, tout espoir de salut. En détruisant la Foi en la Divinité de Jésus-Christ ils veulent anéantir toutes les sources d’amour que sont les Sacrements, et tout spécialement l’Eucharistie, Présence vivifiante de la Tête, du Chef, au coeur même des âmes qui Lui sont fidèles. Ils veulent pour cela anéantir la Sainte Messe et la liturgie. Ils veulent anéantir tout ordre, toute hiérarchie temporelle et spirituelle. Ils ont décapité le Roi de France, la Fille aînée, le soutien de l’Église ; ils veulent par ruse et par violence, décapiter l’Église en anéantissant le pouvoir du Souverain Pontife. Ils veulent faire croire aux hommes que le pouvoir vient d’en bas, de la masse et non d’En Haut. Ils veulent leur faire croire que le salut vient d’eux seuls. Ce qui est une offense très grave envers Dieu, Créateur et Sauveur. Jamais l’orgueil n’a poussé aussi loin ses audaces mortelles, dans tous les domaines de la société. La jeunesse, totalement désorientée par la fausse science et l’ignorance religieuse, se précipite dans la drogue ou la violence.

Mais Dieu veille. Rien ne Lui échappe. Il permet la mise à l’épreuve de Ses serviteurs pour faire le tri des vrais amis et des faux. Ce tri aboutit à la préservation d’un petit nombre de vrais fidèles avec lequel il reconstruira ce qu’il a décidé d’édifier, avant la clôture du temps.

Le mystérieux équilibre entre la Justice et la Miséricorde Divine apparaît parfaitement quand on relit les annonces faites par Marie-Julie dans les premières années de sa mission de  » paratonnerre. « 

Elle est née en 1850. En 1873-1874, la stigmatisation en fait une image vivante du Christ souffrant. En cela, elle est déjà prophète au sens de révélatrice de réalités invisibles. La mission qui lui est confiée est très générale :

Prier et souffrir pour les pêcheurs,

Pour le triomphe du Saint-Père,

Pour le triomphe de I’Église,

Pour le triomphe de la France,

Pour le manque de confiance en la Miséricorde divine dans les jours de tribulation.

Son sacrifice durera jusqu’en 1941. Si sa mission posthume ne comporte plus la douleur, sa prière d’intercession pour les mêmes causes se poursuit, n’en doutons pas.

C’est bien à un terrible combat que nous assistons, et qui est annoncé prophétiquement : c’est au Christ, le Fils de Dieu, fait homme, que le combat est livré dans la personne de Son Église et de la France, soutien traditionnel de la papauté.

Nous voyons donc que cette mission n’est pas limitée dans le temps et l’espace. C’est une mission surnaturelle, universelle, Catholique, au sens parfait, qui ne prendra fin qu’à la clôture des temps.

Ce qui explique la déception de tous ceux qui ont voulu trop actualiser cette mission. S.S. Pie IX meurt en 1878, sans avoir retrouvé ses droits, non sans avoir parfaitement résisté aux attaques des ennemis de l’Église. Le Comte de Chambord meurt en 1883. Faute d’avoir trouvé le terrain favorable à la restauration de la monarchie, il a renoncé à régner sous le nom d’Henri V. La France n’avait pas assez prié, ni fait assez de sacrifices pour mériter la paix qui est le fruit de la charité.

Il s’en est suivi l’avènement de l’Impiété, sous la Troisième République. Les persécutions religieuses de 1880 ont été annoncées à La Fraudais. La séparation ou plutôt la répudiation de l’Église par l’État, en 1905, a été un drame atroce, avec son cortège de sacrilèges, pour lesquels Marie-Julie s’offrait en réparation. Tous les détails de ces épreuves ne lui furent pas cachés. Les guerres de 1914, et de 1939-1945, également annoncées, ont été des châtiments. Les désordres sont le résultat logique du refus de l’ordre. La France ingrate n’a plus voulu que Dieu intervienne dans sa vie. Elle a ainsi renié sa mission de soutien de l’Église. Elle a voulu se sauver par des moyens purement humains, oubliant qu’il n’y a qu’un seul Sauveur que Dieu a prévu de n’accorder certaines choses que par la prière et le sacrifice. La prière est une loi du monde spirituel, aussi rigoureuse que les lois physiques du monde matériel. Jésus, dans le  » Notre Père « , nous indique clairement ce qu’il faut demander. Si l’on ne demande pas le pain, c’est la famine. Si l’on ne demande pas la force contre les assauts du démon, le mal triomphe. Si l’on n’a que faire du pardon, c’est la guerre.

Mais, de son côté, le plan divin ne varie pas. Aucun bienfait durable ne sera accordé à l’humanité, avant qu’elle n’ait payé ses dettes, avant qu’elle n’ait reconnu ses devoirs envers son Créateur et Sauveur, il ne faut donc s’attendre à aucune restauration de l’ordre en France et dans l’Église avant de terribles révolutions, d’affreuses guerres, et des événements cosmiques bouleversants, il faut que l’ordre soit rétabli, sinon la terre disparaîtra par la faute des hommes, fous d’orgueil et de révolte, sous l’influence des démons déchaînés. Dieu avertit prévient longtemps à l’avance les dévoyés, pour qu’ils rentrent dans le bon chemin. Ce qu’il veut, c’est leur conversion. Pour eux, Il veut notre intercession.

Ensuite seulement après un  » grand coup de balai « , se fera un temps de Paix, où l’Église et son Chef, sa fille aînée la France  » goûteront la joie de leur Seigneur  » avant d’aborder l’ultime combat contre l’Antéchrist de la fin des temps qui sera Satan lui-même parodiant l’Incarnation du Verbe.

II est dit ante-Christ (ante signifie avant, qui précède) car sa venue doit précéder le retour glorieux du Christ à la fin des temps. Mais cet esprit n’a cessé d’être anti-christ et de chercher à détrôner Jésus-Christ.

Il n’est pas encore en forme humaine visible, mais il n’en est pas moins nocif, au contraire. Car il agit masqué ; il peut ainsi tromper et faire agir selon son plan celui qui se laisse posséder par son mauvais esprit. II ne faut jamais s’approcher de lui par le spiritisme, l’ésotérisme et autres magies. Un faux  » charismatisme  » peut être très dangereux. Voici ce que nous dit la Sainte Vierge, le 19 octobre 1911 :  » L’Antéchrist a commencé son apparition sur la terre, mais il va se multiplier. En peu de temps, il va parcourir la terre ; Il possédera les âmes et surtout beaucoup de prêtres, de religieux et de religieuses. Il entrera dans ces âmes ; Il leur fera faire des prodiges inouïs. « 

Attention aux faux miracles ! Aux fausses apparitions ! Car c’est l’esprit d’orgueil, de désobéissance, de cupidité, d’impureté intérieure ; sous couvert d’une apparence de bien, il cache sa graine de rébellion. Un possédé n’est pas forcément un agité convulsionnaire. Il y a des possessions d’autant plus subtiles et nocives qu’elles sont discrètes et même secrètes. C’est sous l’influence de cet esprit anti-christ  » multiplié  » qu’agissent et agiront les ennemis à l’intérieur de l’Église et à l’extérieur Cela explique les terribles assauts du mal et leur terrible châtiment. Pour les dépister, jugez l’arbre à ses fruits !

Pour  » tenir  » contre ces forces du mal, il faut donc :  » Prier, souffrir, obéir avec Jésus. « 

C’est-à-dire être activement fidèle à Ses commandements, aux Sacrements, à la Sainte Messe, à la prière et à la Croix de chaque jour.

Voilà résumé le sens de la mission de Marie-Julie du Crucifix. C’est un appel à la mobilisation de ceux qui doivent prier pour ceux qui sont endormis, pour ceux qui ne sont pas prêts, pour les mourants, pour les âmes du Purgatoire : c’est une convocation de l’Église triomphante, de l’Église souffrante, de l’Église militante, une sainte coalition contre les conspirations diaboliques.

En cela, elle est prophète, montrant et préparant les voies du Seigneur, comme Saint Jean Baptiste  » venu pour annoncer à son peuple le salut en rémission de ses péchés, par l’amour du Coeur de notre Dieu qui vient nous visiter…  » (Cantique de Zacharie, Saint Luc, 1, 68-79) Comme Saint Jean-Baptiste, elle nous désigne Jésus-crucifié comme  » l’Agneau de Dieu immolé poux les péchés du monde « , le seul Sauveur.  » Préparez les chemins du Seigneur ! « 

 » Veillez et Prier ! « 

Les signes précurseurs

Un veilleur est un homme de confiance, à qui l’on demande de ne pas s’endormir et d’assurer la garde sans défaillance des biens qu’on lui confie. Malheur au gardien endormi qui laisse entrer les voleurs, les vandales de toutes sortes, destructeurs des biens matériels et spirituels !

C’est la consigne que donne le Ciel à chacune de Ses visites à La Fraudais, pendant près d’un siècle.

Si nous ne savons  » ni le jour ni l’heure « , nous pouvons connaître les signes précurseurs, préparatoires des épreuves qui attendent le monde, ils se font de plus en plus précis, pour ceux qui veulent bien ne pas  » faire l’autruche. « 

1°) Les révolutions sont comme les éruptions volcaniques. Elles sont précédées de signes d’alerte. Les événements spectaculaires sont  » le réveil de l’époque assoupie.  » 9 mai 1882

Époque endormie, anesthésiée, par la recherche effrénée du confort et des plaisirs, oublieuse du sens de la vie, de ses devoirs envers Dieu et envers elle-même, époque rêvant à un avenir utopique, qui se révèle être un terrible cauchemar. Qui ne sent le besoin d’un brutal  » son de cloche  » poux échapper au coma définitif ! Si les hommes dorment, les démons révolutionnaires, eux, travaillent jour et nuit ! Leur oeuvre est souterraine et continue, avec des moments forts. Le principe de l’action subversive est l’installation d’un désordre total, alliant guerres extérieures et guerre civile.

Le grand art du mal est de provoquer les luttes fratricides, en utilisant la tromperie, l’imposture, le mensonge et l’hypocrisie. Le grand art est de faire croire à tous les hommes qu’ils sont dans le bien, alors qu’ils font le mal.  » On vous mettra mort en croyant servir Dieu !  » nous prévient Jésus. Le grand art du mal est de garder les formes du bien, mais en inversant totalement les fins. Ainsi on peut amener les croyants à servir l’Homme, alors qu’ils devraient être au service de Dieu. La Révolution est une inversion des fins, qui met en bas ce qui est en haut et en haut ce qui est en bas.

La Restauration est une remise dans le bon sens : Dieu premier servi. Elle sera l’oeuvre exclusive de Dieu.  » La France, je la sauverai Seul !  » Il ne peut y avoir de Restauration sans purification. La purification des châtiments est du ressort exclusif de la Puissance, de la Sagesse, de la Juste Bonté de Dieu. Nous ne devons pas nous mêler de nous faire justice nous-mêmes. Ce serait aggraver le désordre.

Ces grands principes ressortent avec beaucoup de force dans les prophéties de la Fraudais, qui insistent sur l’importance de la vigilance, sur le discernement des esprits.  » Il y a des loups déguisés en agneaux, de fausses apparitions, de faux sauveurs, de faux prophètes, de faux miracles.  » Veillez et priez pour obtenir la lumière et la force, car le démon avance masqué, sous les prétextes les plus agréables à l’homme.

2°) Un des signes précurseurs et préparateurs de la révolution est le chômage et ses désastreuses conséquences, incitant à la violence et au terrorisme.

 » Tous les ouvriers, dont l’emploi fournissait chaque jour une occupation qui les empêchait de se livrer au mal. Les desseins de ceux qui dirigent la France ont résolu d’enlever à l’ouvrier tout travail, tout emploi.  » (Les délocalisations en sont un exemple)

 » Mes enfants, il ne va plus y avoir de repos. Nuit et jour, les coureurs (Les agitateurs) se livrent au mal : l’incendie, l’affreux assassinat. Ils vont user de la poudre violente qui réduit en lambeaux les murs les plus solides bâtis sur la terre.  » 23 novembre 1882

 » Beaucoup de  » coureurs  » appellent les ouvriers à la révolte, à cause du manque de travail qui est leur pain de chaque jour. (Ceci entraîne une insécurité croissante) Les petites villes, comme les grandes, seront bientôt perdues par des groupes d’ouvriers qui n’ont ni asile ni refuge. Ils s’étendront partout, surtout que l’heure où ils pourront se rassasier (le pillage) ne tardera pas à sonner.

3°) L’insécurité dans les villes est encore accentuée par l’ouverture inconsidérée des frontières, la dissolution de l’identité religieuse et nationale, la pullulation de faux sauveurs,  » impies coureurs « , de sectes sataniques faisant du porte à porte pour inciter les bons chrétiens au reniement,  » prédicateurs infernaux « , faux prophètes, faux christs.

 » L’axe du commerce, la confiance « , étant brisé par la corruption et les scandales financiers, l’économie va à la faillite.

4°) La déchristianisation planifiée et massive, le rejet de la doctrine morale Catholique, l’influence grandissante de l’Islam  » La France deviendra mahomète, niant la divinité du Christ. « , du spiritisme et des cultes lucifériens seront autant de signes de cette  » gangrène  » spirituelle. Cette désintégration ne se sera pas faite spontanément, mais sera orchestrée par des sociétés secrètes et des groupes d’influence dans tous les milieux, sous le masque de l’amour de l’Homme. Ils seront acharnés à la dissolution de la civilisation chrétienne, par la corruption,  » les mauvais livres « , l’imposture ou la peur, élaborant des lois contraires à la Loi divine  » les lois impies « , séduisant ceux-là mêmes qui auraient dû la défendre, les aveuglant au point de les amener à persécuter ceux qu’ils devraient aimer. Toutes ces attaques visent à effacer de l’esprit des hommes la mémoire du Dieu Créateur et du Christ Sauveur.

Voilà les symptômes de la grande démence qui suit toutes les décapitations. À la Fraudais, le diagnostic avait été fait depuis longtemps, et les remèdes prescrits. La France n’a pas veillé et tenu compte de ces avertissements. Toute folie non contrôlée devient vite meurtrière. II semble bien que  » la grande boucherie  » soit au rendez-vous du XXIème siècle !

5°) Ces bouleversements humains surviennent sur fond de désordres de la nature ; la famine, les calamités provoquent et entretiennent les révoltes. Certaines sont d’origine humaine par pollution et destruction des équilibres naturels. Des bouleversements d’ordre cosmique (chute d’astéroïde, changements de climats, raz de marée) peuvent être la cause de grandes calamités.

Les prophéties montrent bien l’intrication de tous ces désordres. Il ne faut pas y voir comme un agenda bien programmé, mais un réseau de causes produisant un réseau d’effets.

Mais la Miséricorde divine nous permet de distinguer des grandes phases dans ces bouleversements qui sont désespérants pour les aveuglés, et au contraire porteurs d’espérance pour ceux qui y voient la Volonté de Dieu, qui permet le Mal pour le triomphe d’un plus grand bien, et ont confiance en Ses promesses.

Les grandes crises

 » La France est à la veille de son malheur et de son bonheur : le malheur pour les pêcheurs, le bonheur pour les justes. « 

 » Avant que la Paix refleurisse sur la terre, il faut qu’une grande pénitence fléchisse la colère divine. C’est le Seigneur Lui-même qui exerce Sa Justice. Il n’appartient qu’a Lui de châtier, mais en châtiant, Il purifiera la terre et son peuple. Il n’épargnera rien. Il cultivera la terre pour y semer une nouvelle semence.  » Saint Michel, le 25 mai 1877

Sur un fond général de confusion et de désordre, se détachent des  » époques « , qui sont comme les degrés d’une progression. C’est d’abord comme un orage qui gronde, puis éclate pour se terminer sur un  » grand coup  » qui ramène la paix.  » La première époque,  dit le Seigneur, c’est l’étendue des maux sur la Fille aînée de l’Église, la France.

La seconde, c’est l’Église envahie, et le commencement de la lutte terrible dans la Ville Éternelle. Cette lutte, dans la Ville Éternelle, languira cinq mois, sans que les conséquences tristes jusqu’à la mort, ne s’aggravent  » 4 mai 1882

 » Le grand réveil de l’époque assoupie ne va pas tarder à lancer son premier éclat, le commencement d’une marche victorieuse qui mettra à mort le peuple de celle qui n’a plus d’espoir de se relever, sinon le jour où celui qui est appelé son Sauveur, mettra le pied sur le Trône assigné par le Ciel. La grande révolution universelle, le commencement en sortira d’abord en France : c’est elle qui, la première, marchera à l’abîme et aussi à la résurrection. « 

 » Première crise en France. Il y a quelque temps, le Seigneur a marqué trois mois de fatals et terribles châtiments. Il abrégera beaucoup. Le prochain commencement de la mortelle crise révolutionnaire durera quatre semaines, mais l’étendue en sera immense. Le nombre de ceux appelés  » meurtriers du peuple  » sera d’une immensité inconcevable.

Lors de cette heure terrible, les étrangers, dont le désir est rempli d’une violence qui ne se possède pas, seront maîtres en France. Dès la nouvelle du fatal événement, leurs oreilles ne seront pas sourdes !

Pendant cette lutte première, en toute l’étendue de la France, il y aura liberté pour tout. Il n’y aura plus de captifs retenus pour crimes.  » 9 mai 1882

 » Les cris de désespoir et d’alarme monteront jusqu’au Ciel. Les mois du Sacré-Coeur (juin) et de Mon Sang (juillet), ce sera le signal des châtiments, guerre civile.  »  » Quand le gouvernement verra ces bouleversements, il fera comme l’oiseau, il s’envolera et passera dans un autre pays et la France se verra libre dans sa révolution. C’est à ce moment qu’il faudra fuir Paris.  » 27 avril 1877

 » Les militaires seront éloignés de France, (dans l’Est et les terres arabes) et les forces de l’ordre seront réduites. C’est pendant cette période troublée, que seront promulguées des lois infâmes, visant entre autres à établir une mainmise du pouvoir sur la religion, asservissant le clergé au pouvoir révolutionnaire, persécutant toute opposition, coupant tout lien hiérarchique avec Rome. Des révolutionnaires instaureront la mise en place d’un pouvoir totalitaire avec son régime de justice expéditive des opposants, de surveillance, de dénonciations, etc. ceci sur fond de disette du fait des récoltes insuffisantes et des calamités. (Tremblements de terre, épidémies sur les hommes et les animaux). Des pluies torrentielles entraînant de grands retards dans les cultures seront un des signes précurseurs de cette révolution.  »  » J’avertirai Mes amis par des signes de la nature. Je les préviendrai.  »  » La guerre civile et les épidémies feront beaucoup de victimes surtout dans les grandes villes.  »  » Les ennemis se battront entre eux ! « 

 » Cette loi infâme sortira avec un grand nombre d’autres. Personne ne pourra s’y soustraire, ou bien la mort au fond des prisons. Cette loi marchera sur tout ce qui est le plus sacré.  » 20 avril 1882

 » À mesure qu’elle s’étendra en France, la persécution recevra beaucoup d’aide de la part des puissances qui l’environnent, de tous ceux qui ressemblent à ceux qui, en France, livrent tout, sans pitié, au feu et au sang.  » 9 mai 1882

Un repos fort court suivra cette grande entrée dans le mal qui sera complet, surtout au Centre (Paris) et dans les environs. Le 24 mai, il se passera entre les hommes qui se disent vainqueurs et élevés en science, un éclat qui ébranlera cette Grande Ville où le sang a tant de fois rougi le pavé et ce branle ne s’apaisera pas. Tu sais que le nombre 14 a été choisi par Moi. « 

 » La seconde et violente crise commencera et ira jusqu’à 45 jours. La France sera envahie jusqu’au diocèse qui commence la Bretagne. La plus forte armée va tomber sur Orléans et envahir des espaces de terre que je ne peux limiter, dit Saint Michel. D’un seul élan, ils parviendront jusqu’aux alentours de la Grande Ville. (Paris) Ils n’y pénétreront qu’à la moitié de la crise.  » (28 septembre 1882)

Au Nord, ils iront jusqu’aux limites de la Vendée et en Normandie. La Bretagne ne sera pas envahie, mais ne sera pas exempte de tout châtiment, surtout au Nord déchristianisé, ils se livreront au pillage et à la vengeance, ils viendront de l’Est et de la Méditerranée, car il est annoncé en même temps beaucoup de troubles en Italie et en Espagne causés par des forces venues des régions orientales. Dans le Midi,  » Marseille, Valence ! quelle boucherie.  » Les régions du Nord, du Levant, du Midi, Paris seront très atteintes. Le territoire national sera partagé en deux. Il y aura des prétendants pour la restauration d’un pouvoir dans une des parties. C’est à la moitié de ces mois terribles qu’apparaîtra le Roi Sauveur. Mais il y aura un long combat de reconquête de plusieurs mois pour chasser les envahisseurs. Il n’établira pas son trône à Paris qui aura été détruit.

 » Quand l’étranger viendra fondre sur la France, ce sera par une prière révélée qu’il sera dispersé et refoulé… Ma Main invisible le foudroiera et le renversera.  » 2 octobre 1875

 » Dieu viendra en aide au Roi si puissamment que les hommes ne pourront comprendre la rapidité avec laquelle la guerre et la paix seront faites.

C’est après cela que le Roi sera amené en France par ses partisans. Il recevra du Saint Père la communication qu’il est appelé de Dieu et que la Sainte Église a besoin de son aide.

Les évêques l’inviteront aussi, car, invité par eux, ce sera comme l’invitation du Sacré-Coeur. Mais il n’y en aura qu’un tout petit nombre.  » 18 février 1876

Ce sera la  » Troisième époque « , celle du grand Coup, celle du retour à l’ordre qui ne sera pas sans souffrances. L’ensemble de ces phases devrait s’étaler sur deux à trois années. Les pertes humaines seront très importantes. Il y aura divers avertissements du Ciel pendant ces épreuves, pour ouvrir les yeux des moins endurcis. (Signes dans le Ciel, ténèbres de quelques heures, miracles…) Mais ce n’est qu’après ces semonces que le Grand Châtiment universel des trois jours de ténèbres mettra un terme aux hostilités, faute de combattants !

Ensuite le Roi, Henri V de la Croix, régnera pendant une longue période (de 25 à 40 ans) et l’Église refleurira, sous le Pontificat d’un Saint Pape. Après cette période bénie devrait se situer les grandes et ultimes épreuves de la guerre de l’antéchrist.

Les prophéties de La Fraudais concernent surtout les deux premières époques (guerre civile et invasion) et les trois jours de ténèbres du grand Châtiment universel, car elles nous sont données pour que nous préparions les esprits au combat et à la confiance, évitant toute panique.

Un homme averti en vaut deux ; un bon chrétien averti en vaut mille, car il peut par ses prières et ses sacrifices intercéder poux ceux qui seront surpris dans la torpeur de l’époque assoupie !

 » Mon peuple, demande pour le Centre, grâce et miséricorde. L’enveloppe de la mort est préparée ; il n’y a point de cercueil pour enfermer les restes du peuple malheureux.

En bien peu de temps, il ne restera guère de peuple. Les hommes seront si clairs qu’il faudra des lieues pour rencontrer une seule âme, surtout dans le midi, dans les grandes villes, dans le Centre. Il n’y aura plus guère que quelques âmes cachées sous terre qui auront pu échapper. La terre sera désolée, empoisonnée de cadavres, toute remplie du sang des chrétiens.

Un Miserere, Mon peuple, pour le Centre, pour le Midi, pour Lyon, Toulouse. Un Miserere pour les soldats, les enfants restés sur la terre d’exil entre la vie et la mort. Pour Mes prêtres, Mes serviteurs et Mes servantes ; un De profundis pour les pauvres âmes qui expirent là, sans prêtres, sans Sacrements. Voilà ce que Dieu vous demande pour ses chères âmes qu’Il a rachetées de Son Sang !  » 20 septembre 1881

Certains lieux seront plus sûrs.  » La Bretagne sera protégée par la Sainte Vierge, mais selon la mesure de la Foi «  » Notre-Seigneur la fit gardienne de notre Bretagne et elle obtint de Son Fils une large protection en tout temps ; mais le Seigneur poursuit ceux qui ont mis de côté la Foi, pour suivre les mouvements du temps présent. Cinq fois, la Bretagne sera traversée et retraversée par ceux qui portent partout le désordre… Dans le Nord de la Bretagne, il y aura un peu plus à souffrir. Là le mal sera proportionné : il y restera une lisière où chacun aura permission de marcher sur ses terres. Sainte Anne protégera la région d’Auray, il y aura des punitions pour les rebelles, mais les justes ont la destination d’être protégés. La région du Mont Saint Michel sera relativement protégée. « 

 » La Vendée sera protégée, sauf sur les frontières, au midi. Mais nombre de Vendéens verseront leur sang, car ils ont conservé leur Foi « 

 » Nantes aura moins à souffrir. Le diocèse sera comparativement protégé, mais nulle grâce pour les impies et les mauvaises familles ! D’autres malheurs à partir de Nantes vers le Sud. Pontchâteau sera épargné à cause du Père de Montfort La Fraudais, le jardin de Marie sera protégé. « 

 » Le couchant, (l’Ouest), depuis la chapelle de Lourdes jusqu’au Nord sera épargné, sauf Bordeaux (épidémies). « 

 » Toulouse sera épargnée à cause de Sainte Germaine de Pibrac, mais elle n’est pas au bout de ses peines. Mende et Rodez seront épargnées. « 

 » Saint Martin de Tours protégera surtout ceux qui le prieront. « 

 » À Lourdes, il y aura une protection pour les justes, mais je punirai le peuple ingrat qui donnera à boire aux animaux l’eau de la source que j’ai fait jaillir. Là, le peuple sera bien malheureux. On le fera souffrir, parce que je suis apparue en ce lieu. Les animaux des profanateurs perdront la vie. « 

Nulle contrée ne sera totalement exempte de tribulations.

 » Il y a du mauvais monde partout, et Dieu connaît le fond de tous les coeurs. «  » Chaque endroit est désigné par le Doigt de Mon Fils, sur la page d’un livre caché sous Sa tunique divine. Sa Miséricorde serait prête à se laisser toucher, mais si peu d’âmes prient, un si grand nombre l’outrage.  » 24 mars 1881

Mais le seul véritable danger est de perdre son âme : la seule protection indispensable aux yeux de Dieu,  » c’est l’état de grâce. Il faut toujours être prêt. « 

C’est la Sagesse de Dieu qui décidera du sort des victimes de ces immenses épreuves, selon leurs mérites ou démérites.

Beaucoup d’âmes recevront la récompense de leur martyre.

Beaucoup d’âmes seront sauvées in extremis, acceptant la justice divine comme le Bon Larron. Ceux qui auront à souffrir feront leur Purgatoire sur la terre.

Seuls ceux qui rejetteront, librement et obstinément, les offres de la Miséricorde se condamneront eux-mêmes, se rendant complices du Démon et subissant son sort.

Les prophéties de La Fraudais sont de grands appels du Ciel au retour des âmes, à la conversion, à la vraie vie. Elles nous demandent de nous joindre à la mission de Marie-Julie pour obtenir les grâces de force et de confiance pour ceux qui en amont le plus besoin dans cette terrible confusion, pour que tous acceptent la volonté de Dieu manifestée dans ces grands événements.

 » Il faut que tout soit perdu sans ressources pour que l’on voie bien que le salut sera venu de Lui seul. « 

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La crise révolutionnaire en Europe

La France ne sera pas la seule à subir l’épreuve. Les bouleversements seront mondiaux.

En Europe, les pays de tradition Catholique seront les plus touchés par les désordres et les persécutions.

En Italie :

L’anarchie intérieure aura raison des gouvernements. Les invasions extérieures, qui en sont l’accompagnement presque obligé, amèneront au pouvoir pendant trois années des forces antichrétiennes qui feront beaucoup de mal à l’Église et au Pape d’alors, qui sera martyrisé.

À la tyrannie d’un  » gouverneur  » italien, succédera la tyrannie d’un personnage appelé Archel de la Torre.

 » Il ne viendra d’aucune région d’Italie. Il traversera la Perse et la contrée qui se trouve en deçà (Iran-Irak). Il entrera en Italie vers la moitié de la seconde année, de celle qui touche à l’année terrible, mais qui ramènera la paix.

Il régnera pendant un an et demi, au milieu des plus atroces renversements de tout. Ensuite, une lutte, sans roi ni chef, se soulèvera en un petit nombre qui s’en voudront les uns aux autres jusqu’à la mort. Ce n’est que l’année suivante, qu’un roi chrétien sera placé sur la terre d’Italie. « 

En Espagne :

Ce pays catholique connaîtra aussi des troubles.

Elle sera attaquée par les tyrans maîtres de l’Italie, qui veulent faire de la Méditerranée leur domaine (Islamique ?) ils attaqueront la région de Valence, ils seront refoulés au bout de 40 jours.

 » Sur l’Espagne aussi le Ciel a ses desseins. C’est le roi de ce Royaume, qui, avant deux années écoulées, ne craindra pas d’appeler hautement le frère de la vraie couronne royale, dont les deux drapeaux et les espoirs sont semblables (Henri V). Vers le début de cette époque, ce roi catholique se verra forcé d’abandonner son royaume pour quelques mois, et de se retirer à l’abri des poursuites ; mais le temps ne sera pas long avant qu’il puisse rentrer… Cette rentrée sera un vrai triomphe qui ranimera sa Foi et son Espérance.  » 16 mai 1882

Les deux rois uniront leurs forces pour aller au secours du Pape qui sera alors en grand danger.

L’Allemagne : Elle aura aussi des mois sanglants.

 » Mes enfants, priez pour l’Allemagne qui se rend, de jour en jour, plus coupable et pour le peuple qui borde ces contrées : ce peuple se creuse et se prépare dans l’abîme un avenir épouvantable à la suite de ces deux terres dont j’ai parlé déjà. Bientôt ce sera terrible et le sang y coulera pendant six mois et dix jours.  » Notre-Dame, le 25 août 1882

L’Angleterre :  » À cette époque, l’Angleterre aura trahi son peuple sous l’empire d’une reine ; à sa descente du trône, les choses ne se feront pas comme le Seigneur l’exige.  » 18 mai 1881

 » Mes enfants, avant même, peut-être que la première crise de la Fille aînée de l’Église ne soit commencée, il y aura des nouvelles douloureuses de ces peuples : Angleterre, Perse, Jérusalem. Tous auront subi de grands maux.

Mes enfants, je prévois qu’à la sortie de ce trouble, il y aura un nouveau règne pour la terre anglaise et un choix se fera, quand, soudain, la mort viendra frapper ceux qui ont en main le gouvernail de ce Royaume. Pour cette terre, il se fera bien du mal et elle sera divisée en quatre parties, car leurs volontés ne s’accorderont nullement. Le choix des Catholiques sera rejeté.  » 25 août 1882

L’Angleterre reviendra au Catholicisme, après les châtiments.

 » Le pays qui aura été visité par son Roi (la France) ne pourra s’empêcher, à cause de sa charité, d’envoyer ses enfants au secours de ce peuple en péril. Le Dieu des armées saura les protéger. Ce royaume et la défense du Lien de l’Église seront les seuls endroits où il voudra bien prêter son secours. « 

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La passion de l’Église

N’oublions jamais que les entretiens du Seigneur Jésus, de Notre-Dame, de tous les visiteurs du Ciel, représentants de l’Église triomphante, avec Marie-Julie du Crucifix ont pour but de nouer des liens de coopération avec l’Église militante de la terre, en butte aux derniers assauts des forces infernales avant la fin des temps. Lucifer sait que son temps est maintenant très court pour attaquer l’oeuvre du Christ, pour détruire Son Épouse, le Corps Mystique dont Il est la Tête : l’Église, Une, Sainte, Catholique, Apostolique et Romaine. Il s’attaque donc à toutes ces notions pour en briser l’harmonie, II veut la briser en morceaux, la souiller par l’amour du monde, des richesses, des pouvoirs. Il veut la réduire à un insignifiant  » culte de l’homme « , pour mieux ensuite se faire rendre un culte à lui-même. Il veut détruire la transmission de la doctrine traditionnelle et des pouvoirs des Apôtres. Il veut détruire la Papauté : le Lien de la Foi, le Souverain Pontife, Vicaire du Christ.

Depuis le combat qui l’opposa à Saint Michel, le combat entre les deux cités n’a pas cessé. Il ne cessera qu’au Jugement dernier. L’heure n’est pas venue. II y a encore beaucoup de batailles à livrer ! Qui ne voit pas pourquoi tout va si mal, ne peut rien comprendre aux événements !

C’est une des grandes leçons que nous donne le Ciel par Marie-Julie, son porte-parole. Elle eut personnellement fort à faire avec  » Quéquet « , avec l’ennemi juré du genre humain ! Sa vie, ses prophéties, les enseignements du Ciel entravaient les progrès de son entreprise d’endormissement des hommes pour les séduire, les porter à l’abandon des moyens de lutte donnés par le Christ : la prière et les Sacrements, surtout la Sainte Messe qu’il veut détruire à tout jamais. Ses méthodes sont toujours les mêmes : tromperie et violence. C’est le grand calomniateur. Il dit le contraire de la Vérité avec l’intention de nuire. Il est l’anti-Verbe de Vérité, anti-Christ.

II a trompé les hommes par l’orgueil de la Science sans conscience, qui ne compte que sur la raison, nie la Révélation et est ainsi source de toute ingratitude envers Dieu Créateur et ordonnateur de toutes choses : C’est à l’époque de Marie-julie qu’ont déferlé sur le monde, les théories de Darwin réduisant l’homme au statut de  » singe  » évolué par hasard, les théories de Freud réduisant l’esprit de l’homme à la sexualité, les théories de Marx réduisant l’homme à son statut matériel. C’est un torrent de confusion et d’ingratitude envers Dieu qui a déferlé sur le monde à partir de la fin du XIXème siècle. Sous le masque de  » l’élévation  » de l’homme libre, l’esprit anti-christ l’amène au nihilisme, au néant au suicide désespéré. II est  » la perdition, le mensonge, la mort « , l’adversaire de Celui qui est  » la Voie, la Vérité et la Vie. « 

Des générations d’enfants ont été alimentées de ces tromperies et rejettent toute bonne nourriture spirituelle. L’enseignement religieux a été étranglé et souvent subtilement falsifié, avec une progression et une subtilité vraiment diabolique. L’esprit anti-christ veut d’abord que l’homme se fasse l’égal de Dieu, puis l’adore lui-même comme tel. Le culte de l’homme est l’inversion à 180° de la vraie religion. C’est pourquoi ceux qui gardent la bonne orientation sont considérés comme  » ennemis de l’humanité « .  » On vous mettra à mort en croyant servir Dieu.  » Combien de personnes dupées parce qu’ignorantes de la Vérité, croient servir la bonne cause, alors qu’elles lui tournent le dos. L’ignorance religieuse est un fléau terrible. Cette ignorance alliée à l’élévation du niveau de vie matérielle explique l’effondrement des vocations, l’apostasie générale, la défection des prêtres et des consacrés, etc. La persécution par endormissement est plus efficace que les violences. La fascination du serpent précède l’étouffement.

Mais sur le petit nombre qui tente de rester éveillé et fidèle, les forces du mal et leurs complices humains déchaînent leurs assauts : violences physiques, morales, profanations, sacrilèges ne se comptent plus.

Marie-Julie a été contemporaine des persécutions de 1880 et de 1905. Elle a fait don de sa vie priante, souffrante et obéissante, en réparation des offenses inouïes faites à Dieu, comme contre-poids et pour obtenir aux fidèles la grâce de l’éveil. Ses extases rapportent les déchirantes plaintes du Seigneur bafoué, du Sacré-Coeur, insulté, souffrant par-dessus tout du mépris des hommes pour la plénitude qu’il vient leur offrir. Ces persécutions n’ont été que des avant-coureurs des épreuves vraiment terribles annoncées pour le grand coup à venir. « 

Les prophéties de Marie-Julie portent sur tous ces aspects de la  » Seconde Passion  » du Christ. Il faudrait des livres pour les rapporter. Ce n’est pas nécessaire de remuer toute cette boue. Nous sommes les témoins vivants de cette lente agonie. Nous devons compatir, souffrir avec Jésus, de tous ces scandales, de toutes ces impostures, de tous ces manquements non seulement à la Foi et à l’Amour de Dieu, mais à la simple raison.

Marie-Julie nous conjure, au nom du Ciel, de rester fidèle à la Tradition, à Sa doctrine de Vérité, aux Sacrements de Vie, à la Sainte Messe, elle qui ne vécut pendant des années que du Pain Eucharistique.

Pour les temps à venir, elle nous prévient d’avoir à faire des  » provisions de grâce « , en communiant pour les jours où il ne serait plus possible de le faire, en communiant pour les pêcheurs qui ont tant besoin de ces grâces. Les premiers chrétiens mettaient tout en commun. Partageons nos grâces, pour les vivants et les morts, pour les amis et les ennemis. C’est un grand acte de charité catholique qui veut dire universelle, sans restriction. Partager l’Infini ne l’ampute de rien.

 » Ce sont ces Saintes Communions d’aujourd’hui qui, dans un avenir prochain, quand il n’y aura plus de Pain Sacré, plus de Corps adorable pour soutenir les forces défaillantes, ce sont ces très Saintes Communions d’aujourd’hui qui donneront à Mes chères âmes la force et le courage d’affronter, dans la charité, le péril et le danger ; mais elles ne périront pas. Cette Manne Sacrée les élèvera au-dessus du péril, et les tiendra suspendues au-dessus du danger.

Elles accompliront, ces chères âmes, des actes de dévouement, même pour ceux qui ont été leurs épines. Ces épines auront été Mes épines, celles qui perceront Mon Coeur et Le percent déjà. Il n’y a, âmes fidèles et bénies, que vos approches qui puissent en guérir les piqûres, par la Sainte Communion, et en soulager les douleurs.  » 22 juin 1882

 » La communion spirituelle produit dans l’âme de grands fruits. Mes enfants, il y a des âmes qui ont gagné dix mille fois plus de mérites que par la communion sacramentelle, soit à cause de l’absence de prêtres, soit qu’elles aient été repoussées par l’autorité. « 

À l’heure où les injustes  » excommunications  » se multiplient, à l’heure où les bons prêtres vont se faire rares, il est bon de se souvenir de cette grande grâce. Bien entendu, il faut tout faire pour soutenir les bons prêtres, en encourageant spirituellement et matériellement leur très héroïque mission, et en assistant physiquement à leurs liturgies, même et surtout si cela demande des sacrifices. Il n’y a rien de plus douloureux pour un vrai prêtre que de ne pouvoir donner et servir.

C’est me époque de vie des Catacombes que Marie-Julie nous prédit. Préparons des refuges pour les prêtres fidèles. Assurons leur survie, comme au temps de la Révolution ; les épreuves qui viennent seront bien pires.

 » Profanation des croix et des temples, mais ces derniers seront conservés ; profanation du Saint-Sacrement. Le démon veut tout détruire. Il ne veut pas laisser pierre sur pierre, mais il ne le pourra pas. Nos temples seront gardés. Des enfants n’ayant pas encore l’âge de raison insultent Dieu avant de Le connaître et le blasphèment. « 

 » Au moment de la persécution, ils seront Mes plus cruels ennemis  » dit Jésus. Ils parcourront les rues en portant ces sentences :  » Mort au Christ ! « ,  » Mort aux chrétiens « .

Bientôt vous verrez Satan et les suppôts de Satan parcourant la terre. Ils veulent anéantir jusqu’au Nom de Jésus, ils veulent tout faire disparaître. On va briser les croix même là où repose la poussière des chrétiens et on fera subir à cet arbre divin les insultes les plus grossières et les plus raffinées… Mon Coeur est comme réduit en miettes et dans une mare de sang. Je souffre des douleurs plus cuisantes que celles de Ma première Passion. « 

 » Ce temps qui vient n’aura jamais eu son égal sur la terre. Le Ciel s’entrouvrira et laissera voir les traits de Ma Justice irritée… Un grand nombre apostasiera, Je n’aurai plus qu’une petite poignée d’âmes.

Même dans les âmes chrétiennes, la charité diminue, aujourd’hui, les parents en grand nombre élèvent l’âme et le corps de leurs enfants pour les supplices éternels.  » 19 juillet 1906

 » Mes enfants, je vous demande de ne jamais fouler aux pieds la Croix, de ne pas suivre l’exemple d’une foule immense qui va préférer damner son âme pour sauver son corps. Votre refus adoucira vos bourreaux.  » 2 février 1882

 » Il y a une loi à laquelle on veut en venir. Les ministres de Dieu seront poursuivis. Ils seront dévalisés, dépourvus de tout ce qui leur est absolument nécessaire. Viendra le temps où on les forcera de se vêtir comme l’homme ordinaire pour échapper à l’infernale cruauté de leurs ennemis.

 » Ces ennemis veulent que l’église soit le théâtre de danses infernales. Voilà ce à quoi ils visent, et cela sera, trop malheureusement, surtout dans ces villes où la Foi est dégénérée. Il y aura même des prêtres qui n’auront pas le courage de défendre la religion. C’est pour Dieu, la peine la plus déchirante. C’est la célébration des Mystères de la Sainte Religion qui fait enrager le plus ces ennemis. Ils offriront de l’argent à ceux qui quitteront l’Église.  » 29 septembre 1879

« Ma douleur la plus profonde, c’est devoir cette sorte de joie de coeurs chrétiens – qui ont été chrétiens, mais qui ont perdu la grâce – c’est de voir cette joie quand la puissance des hommes mortels va ordonner dans tout ce royaume, une religion affreuse, opposée à celle qui existe aujourd’hui et qui fait le bonheur de Mon peuple.

 » Je suis inconsolable. J’y vois courir, pour se soustraire à la mort et s’arracher aux supplices imposés, des multitudes de chrétiens. Je les vois embrasser cette religion d’un coeur joyeux, sans réflexion sur Moi, sur l’Église, sur leur Baptême et sur tout ce qui fait du bien à l’âme chrétienne… En manifestant ces signes à Mon peuple (les avertissements), je veux reprendre Mon peuple, avant de le punir, car Je l’aime. Du haut de Ma gloire, je vois entrer avec empressement dans cette religion coupable, sacrilège, infâme, en un mot semblable à celle de Mahomet. (parce qu’elle nie la divinité de Jésus-Christ) j’y vois entrer des Évêques. En voyant ces Évêques, beaucoup, beaucoup, et à leur suite tout le troupeau, et sans hésitation se précipiter dans la damnation et l’enfer, Mon Coeur est blessé à mort, comme au temps de Ma Passion. Je vais devenir un objet d’horreur pour la plus grande partie de Mon peuple. Toute la jeunesse sera gâtée et bientôt tombera dans une putréfaction dont l’odeur sera insupportable.  » 9juin 1881

 » Avant que le châtiment de Mon Fils Adorable ne tombe sur la terre de France, il y aura beaucoup d’âmes qui perdront la Foi. Cette terre sera comme couverte de masses d’hommes coupables qui, du fond des loges, vont travailler à glorifier Satan, à lui élever des lieux de culte dans la plus grande partie de la France.  » 22 août 1882

 » En ces années, dit Satan, je ferai beaucoup de révélations. Il sera impossible de démasquer mon langage. J’imiterai trop bien toutes les paroles du Christ et Ses révélations. En chargeant ces âmes, je veux perdre beaucoup de prêtres pieux, les égarer profondément dans toutes ces choses. Je veux en perdre aussi beaucoup qui ne sont pas prêtres. Si je ne parviens pas à perdre ces âmes, je perdrai au moins leur réputation ; je les ferai charger de lourdes calomnies ; je les ferai dénoncer jusque devant les conseils des lois humaines.  » 28 juin 1880

Ces révélations seront à publier sous peine de mort, ce qui désignera leur source, leur origine diabolique. Leurs aspects subtilement contraires à la vraie doctrine, n’échapperont pas aux vrais chrétiens, à ceux qui s’efforcent de se former en profondeur.

Répétons-le : l’ignorance religieuse est le plus grand fléau de nos temps pourtant si riches en moyens de formation. D’où l’extrême importance de maintenir, de créer des publications authentiquement catholiques. On ne peut aimer ce que l’on ne connaît pas !

 » Les ennemis ont dessein de décréter le 29 juin une loi pour les prêtres et de les appeler en réunion pour leur imposer cette loi et les y soumettre. Ils devront jurer, main levée, foi et confiance aux lois de  » leur divinité. « 

Cette  » divinité  » sera le  » nouveau messie « , celui qui doit remplacer le Christ jugé  » méprisable et incapable de faire le bonheur des hommes.  » Ce nouveau Messie ne sera autre que le démon, II est déjà l’objet de cultes encore discrets, mais qui se montreront brusquement au grand jour, quand tout sera prêt !

La substitution se fera subtilement de façon à ne pas éveiller les endormis. Le remplacement du culte de Dieu par celui de l’homme  » premier servi  » est la première phase destinée à aveugler les pasteurs. Le troupeau suivra, de gré ou de force ! On commence par fraterniser avec ceux qui ne croient pas au Christ (Juifs et Musulmans). Alors, puisque le Christ étant gênant, on Le supprime ! Dans l’ouverture au monde athée, c’est Dieu qui est gênant, on Le supprime ! Reste l’Homme, c’est-à-dire rien par lui-même. Et comme l’homme cherchera toujours quelqu’un à adorer, il se tournera vers celui qui lui promet tout le bonheur pour tout de suite : le Menteur. Le vilain tour est joué.

 » En plusieurs villes de France, se tiendront des réunions de pasteurs très nombreux au sujet d’un appel fait par une loi impie et coupable. Mes enfants, parmi ces nombreux apôtres de France, je n’en compte que trois qui seront absolument dignes et qui se déclareront hautement, en public et avec volonté formelle, pour le côté que Je veux, malgré la grande opposition des hommes Le germe de la Foi ne sera pas détruit ; il restera… Le mal aura son triomphe complet, mais le bien ressuscitera dans toute son épaisseur.  » 12 octobre 1882

 » L’Église va souffrir des persécutions telles que l’enfer n’en aura jamais inventé de plus cruelles.

 » Bientôt, dans de grands endroits de cette terre des morts, il n’y aura plus de sanctuaires. Les apôtres auront pris la fuite. Les âmes saintes pleureront sur les ruines et les abandons ; Voyez combien on M’insulte et combien on M’offense… Il y aura un acharnement d’enfer contre la dévotion au Sacré-Coeur. « 

 » Il y aura un livre de la  » seconde célébration  » écrit par ces esprits infâmes qui M’ont de nouveau crucifié et qui attendent le règne d’un nouveau Messie pour les rendre heureux. Beaucoup de saints prêtres refuseront ce livre scellé des paroles de l’abîme ; malheureusement, il y en aura qui l’accepteront, et il en sera fait usage.  »  » Des Évêques trahiront. Ils donneront leur force et leur vie au gouvernement fatal. « 

 » Aujourd’hui, Moi, Dieu Créateur, Je perds toute l’autorité de Mes Puissances. Aujourd’hui, Je suis le plus méprisé et considéré comme le plus incapable des hommes. « 

 » En peu de temps, sur la terre menacée et qui n’est plus solide, car les blasphèmes l’ont ébranlée, les iniquités et les crimes l’ont comme séparée lambeau par lambeau ; en peu de temps sur la terre française, Je ne serai plus reconnu ; Ma dignité adorable sera profanée. On Me fera plus qu’on ne M’a fait au jour de la Passion ; on ne M’avait donné qu’un manteau écarlate. Avant que le siècle soit fini, longtemps avant, on M’aura couvert de toutes sortes d’injures.

La religion que J’ai établie, l’Évangile que J’ai prêché, tout cela, on le déchirera sous une forme épouvantable, à faire frémir, et l’on jettera toutes ces choses infâmes sur Mes épaules et sur tout Mon Corps Adorable. On changera Mes souffrances et Mes plaintes de Ma Passion, en des écrits qui feront trembler le coeur des justes et leurs cimes se fendront de douleur, comme la montagne, le jour de Mon Crucifiement. Avant que l’année qui porte un chiffre de consolation à Mon Peuple français, avant que cette époque soit sonnée, les saints sacrifices des autels auront pris une forme infernale. « 

 » Dans les rues, dans les villes, dans les campagnes et dans toutes les bourgades, le poison infect de ces maudits ouvrages va se répandre avec une immensité et une rapidité plus ardente que la marche du soleil, du lever au coucher.  » 21 juillet 1881

La subversion satanique voudra obliger les catholiques à renier Jésus comme Dieu-Sauveur, comme le seul Messie, l’Oint de Dieu.  » Jésus  » signifie pourtant :  » Dieu sauve  » Une  » messe  » contenant de telles affirmations sera l’absolu opposé de la Sainte Messe véritable qui est tout entière fondée sur la Foi en la Rédemption par le mystère de la Croix. Cette ultime profanation de la Messe, avec atteinte sacrilège au nom propre de Jésus portera ouvertement la signature de l’Ennemi. II faudra être bien aveuglé pour ne pas s’en rendre compte. Mais ce projet de fonder une religion  » oecuménique  » est déjà bien lancé et fait effectivement la joie des  » esprits les plus ouverts  » aux utopies qui mènent au gouffre.

Le seul remède à tous les pièges est la fidélité absolue à la Sainte Messe codifiée par Saint Pie V. C’est un roc inexpugnable, immuable, divin en son principe, en ses moyens et en sa fin. Les hommes se briseront contre lui et il écrasera l’orgueil de Satan.

Tout le combat de résistance et de renouveau devra se concentrer sur la restauration universelle, catholique de l’authentique et seul Sacrifice. Le Triomphe de l’Église, du Saint Père, de la France passeront par le triomphe de la Sainte Messe. C’est pour elle que Marie-Julie s’est sacrifiée. Si intégrité veut dire vérité pleine et entière, soyons donc, comme elle, intégralement fidèles au Credo catholique. Répétons souvent comme elle :  » Le Verbe s’est fait chair et Il a habité en nos coeurs.  » Celle affirmation met en fuite les démons les plus redoutables. C’est la plus belle expression de l’action de grâces. L’esprit de gratitude, d’action de grâces, c’est le contraire de l’esprit du mal. C’est son contre-poison.

 » Dans le Midi, à Lyon, il y aura des représentations infâmes de la Messe, des profanations. À Lyon et dans d’autres endroits il y aura des apparitions sataniques ; il y aura des cultes de déesses infâmes, de faux miracles qui tromperont beaucoup de monde. Les évêchés, les monastères seront pillés. Les croix seront brisées. Des tabernacles profanés. Les enterrements religieux seront interditsLes sacrements seront parodiés. Des baptêmes sacrilèges seront institués. Il y aura beaucoup d’âmes possédées qui feront grand bruit et feront des prophéties de bonheur… Les ennemis feront fouler au pied la croix. Profanations à Lourdes. On s’acharnera contre la dévotion au Sacré-Coeur.

Le cloître de Paray le Monial sera incendié. A Paris, le Sanctuaire de Montmartre servira de salle de conseil et de théâtre aux révoltés.

Mais la Sainte Vierge protégera Notre Dame des Victoires… Toutes les statues miraculeuses de Notre-Dame reprendront une mission toute puissante sur les lieux qu’elle protège et qu’elle conserve.

En un mot, c’est un torrent infernal qui s’abat sur la France, avec une violence pire que lors de la révolution de 1793. Mais Dieu veille !

La passion du lien de la foi

Dans les extases, les papes ont été désignés comme Liens de la Foi, c’est-à-dire lien des vérités à croire, lien du Credo.

Lier signifie attacher, unir, réunir et maintenir dans une cohérence solide.

Le Credo est une gerbe de vérités. Les grands dogmes de la Création, de la Rédemption, de la Sanctification sont indissociables immuablement et éternellement car ils concernent des réalités divines. Ces grandes vérités fondatrices sont reliées entre elles par le dogme de l’incarnation. Jésus-Christ est le Lien entre toutes ces merveilleuses vérités. Il en est le garant. Il a prouvé par Ses miracles et Sa Maîtrise toute puissante qu’il est vraiment Dieu.

S’attaquer au Credo, ne serait-ce que sur une seule des vérités, c’est attaquer Jésus, Le défigurer.

Le rôle du Pape est d’être le gardien de l’intégrité du Credo, dans son énoncé, et dans la liturgie qui en est la mise en pratique.

C’est pourquoi l’enfer et ses complices se livrent à des assauts terribles contre la Papauté légitime.

Marie-Julie a vécu sous 6 pontificats :

S.S. Pie IX (1846-1878)

S.S. Léon XIII (1878-1903)

S.S. Pie X (1903-1914)

S.S. Benoît XV (1914-1922)

S.S. Pie XI (1922-1939)

S.S. Pie XII (1939-1958)

Elle sacrifia sa vie pour tous et pour l’institution pontificale qu’elle savait en péril, particulièrement dans la période de la grande révolution et des châtiments.

Elle fut la servante très obéissante de 6 Évêques du diocèse de Nantes. Elle avait le plus grand respect pour leur personne et leur fonction de représentant légitime de l’autorité divine du Christ.

Elle commença sa vie d’âme-victime sous le pontificat de S.S. Pie IX, qui fut lui-même une victime de l’athéisme militant de cette fin du XIXème siècle. Les États pontificaux lui ayant été arrachés, il se constitua prisonnier volontaire au Vatican. Elle pria et souffrit pour qu’il retrouve ses droits. II mourut en 1878. Ce n’était donc pour le triomphe de Pie IX, nommément, qu’elle était immolée, mais pour le triomphe de la Monarchie papale comme signe de l’autorité divine du Christ. Un seul Pasteur pour un seul troupeau. Il y aura toujours un pape dans l’Église, même si le siège peut être vacant quelque temps. C’est pour la victoire glorieuse de cette institution, aussi durable que l’Église à qui Dieu a promis la pérennité, que Marie-Julie du Crucifix a  » prié, obéi, souffert avec Jésus. « 

Les textes des extases de toute sa vie sont des supplications pour le Pape régnant, dont elle perçoit les angoisses et les souffrances. Elle ne décrit jamais un Pape triomphant sur cette terre. Les papes successifs qu’elle a charge de soutenir sont des pontifes qui doivent combatte de grands périls intérieurs et extérieurs, faire face à l’impiété montante et aux dangers de la subversion dans l’Église même. Certains témoigneront par leur martyre.

Dans les textes que nous avons, elle n’évoque pas directement les faux papes, ni le Concile. Elle parle peu du Grand Pape qui fera refleurir l’Église, qui réalisera en personne le Triomphe du Saint Père tant désiré, avec l’aide du Roi : d’abord le combat, ensuite la consolation !

 » Mes enfants, vous lirez beaucoup de lettres, écrites par des prêtres de France, comme ne désapprouvant pas les lois du gouvernement. Le Lien de la Foi, à la vue empirante des mauvaises lumières, fera un appel de Foi au clergé français, comme s’il leur disait :  » Prenez la Foi comme arme et bouclier ; avec elle, vous vaincrez tout ce qui s’oppose à la loi ecclésiastique

Il y en a qui répondront à son appel, mais pas tous. Beaucoup resteront sous la mauvaise emprise, et les vrais prêtres seront en nombre très petit.

Mes enfants, le Seigneur qui voit une perte innombrable d’âmes chrétiennes, fait en ce moment, tous ses efforts pour montrer le péril et la gravité des temps qui s’appuieront sur la pierre révolutionnaire.

Et la Flamme ajoute :  » révolution rouge.  » 12 octobre 1882

 » À Rome la tempête sera la plus noire. L’orage de Rome sera encore pire que l’orage de France. Toute la colère de l’impie est à Rome. Toute la colère de l’impie est concentrée sur le Saint Siège. Les châtiments commenceront par Paris.  » 8 décembre 1874

 » Toute la peine de Jésus, c’est que des Pères de l’Église trahiront le divin Sauveur au milieu des châtiments. «   16 avril 1877

 » L’Auguste Vicaire n’attend plus qu’un miracle, ainsi que tous ses enfants de la Foi. Sans ce Miracle, rien ne peut se faire, rien ne peut rentrer dans le jour de la paix profonde. « 

Saint Michel :

 » Le Seigneur voit tout le mal qui veut triompher, il voit Satan faire ses tentes sur la terre et rassembler ses amis pour achever le dernier effort de renversement. Jamais une époque ne fut si terrible, mais n’en soyez pas effrayés ! Je marcherai sur la ligne droite avec vous. Je marcherai de cette ligne de la France sur Rome avec mon épée flamboyante…

Je viens exterminer les impies par ordre du Seigneur.

Guerre au Christ et mort à l’Église ! voilà ce qu’ils chantent, les impies !

Ce sont les justes qui prolongent l’existence des malheureux. Sans leurs prières, l’heure de Dieu ne serait plus suspendue.

C’est le Saint Sacrifice de la Messe qui apaise la colère irritée du Seigneur.  » 29 septembre 1879

 » La foule gronde autour du Vicaire de Jésus-Christ. Une assemblée de Pères de l’Église formera ses conseils contre le Père de l’univers. Il sera remis, aux mains du gouverneur dont dépend le Saint Père, une pièce écrite et travaillée par des mains qui, bien des fois, auront touché le Corps du Christ. Cette pièce écrite comprendra trois choses :

1°) Que le Pape laisse une liberté plus grande à ceux sur qui il règne avec son autorité de Pontife.

2°) Nous nous sommes réunis et nous avons été d’avis que si le chef mortel de l’Église fait appel à son clergé romain pour reformer la Foi plus forte ; si l’on veut nous obliger à répondre ; si l’on déclare à la face des puissances de la terre, qu’il doit y avoir obéissance et soumission, nous déclarons vouloir garder notre liberté.

Nous nous considérons comme libres de ne rien faire de plus aux yeux du peuple, que ce que nous faisons actuellement et que c’est nous qui ferons tout.

Une douleur amère et déchirante attend le Pape, devant l’insoumission et la désobéissance qui répondront à l’appel de son coeur. Ce ne sera pas de vive voix qu’il aura fait cet appel, mais par écrit.

La voix de la Flamme déclare que la troisième chose écrite fera frémir le petit peuple de la terre. Elle proviendra du clergé qui aspire à la large liberté : du clergé de France, d’Italie, de Belgique et de bien d’autres nations que Dieu fera connaître. Ceci ira s’aggravant devant le peuple qui pourra s’assurer du signe de Sa colère.

Un appel prochain va jeter la consternation dans les coeurs où règne encore la Foi. On veut briser l’unité entre le Saint Père et les prêtres de l’univers, les séparer du Chef de l’Église, afin que chacun demeure libre de soi, et sans aucune surveillance… Une affiche sera placardée et ne portera mention que de cette désunion et de cette séparation des apôtres de Dieu d’avec le Pape. Le peuple sera invité à prêter concours et accord à l’autorité si coupable de ce temps.  » 7 novembre 1882

 » L’ennemi de Dieu (Archel de la torre ?) traversera la Perse et les autres royaumes et montera pour un an, sur le malheureux siège de celui qui fera trancher la tête des apôtres et qui fera un martyr de celui qui soutient l’Église et la Foi.

La voix dit que l’Église restera vacante de longs mois. Elle ajoute : le troisième Pape sera plus saint, mais ne régnera que trois ans avant que Dieu ne l’appelle pour la récompense.  » 16 mai 1882

 » Le nouveau et saint Pontife sera encore bien plus menacé que celui que Dieu aura cueilli. On attentera fortement à sa vie et s’il n’est pas martyr de la main des barbares, c’est que Dieu fera pour lui un éclatant miracle.

Jamais, jamais tempête n’aura été aussi forte contre aucun autre Pontife ! Il est déjà martyr avant de subir le martyre ; il souffre avant que l’heure n’ait paru. Mais il offre sa personne et le sang de ses veines pour tous ses bourreaux et pour ceux qui attentent terriblement à sa vie. Que d’exils à souffrir ! « 

 » Si le Martyr prisonnier fait appel par la voix de ses amis et défenseurs, il sera défendu, sous peine de mort, qu’aucun de ce royaume ne vole à son appel… Le Seigneur va souffrir Lui-même une seconde Passion. Mais cette seconde Passion – il n’y en a qu’une seule pour Lui – ce sera une Passion pour ceux qui Le remplacent et Le représentent. Pour les âmes Il laisse faire ce qui a été, autrefois, fait pour Lui ; ce sera une Passion pour ceux qui commandent d’une digne autorité.., pour tous ceux qui viennent après la Victime enchaînée dans les chaînes de Pierre, martyr pour la cause du Seigneur. (Cardinaux, Évêques)

Toutes les autorités devront subir cette Passion sur leur siège paternel. Ils devront prendre la fuite pour se dérober aux poursuites acharnées, poursuites féroces. L’Église doit voir son Chef sous la haine vengeresse. Le temple de Dieu doit être désert. Au commencement les ministres du Seigneur pourront, malgré les menaces, obéir aux lois de leur saint ministère. Ce sera de force qu’ils seront traînés hors du Temple. Puis l’ordre viendra de s ‘enfuir rapidement.

La vengeance de l’enfer fera monter aux autels les plus infâmes de tous les hommes (possédés) Ils prendront la place des vrais serviteurs du Seigneur. Tout sera contre la Foi et contre les lois saintes dans leurs cérémonies. La loi obligera les parents à laisser pervertir leurs enfants. Ces sacrilèges dureront 44 jours. Beaucoup de chrétiens subiront le martyre. Ces forfaits seront suivis, de près, de la vengeance du Seigneur.  » 10 août 1880

 » Le Lien de la Foi boira bientôt dans l’exil, l’amertume d’un long et douloureux martyre. Son coeur, saisi d’angoisse, ne vivra pour ainsi dire plus dans sa personne ; mais il offrira tout pour ses enfants, pour son troupeau et pour l’Église infaillible.  » 11 janvier 1881

 » La pauvre Ville Éternelle sera livrée, pendant trois ans et demi, à une terreur continuelle.  » 25 janvier 1881

 » (Au cours de la première moitié de la troisième année) Les serviteurs les plus proches du Pape oseront souiller leur dignité par des articles honteux et se faire, pour la sauvegarde de leur vie, meurtriers et bourreaux du Pauvre Martyr, dont la vue des maux soulevés sur Rome éteint les forces et abrègent d’avantage le martyre.

Depuis trois semaines ses souffrances redoublent : maintenant il entrevoit et il ressent le coup définitivement porté à l’Église, à sa personne et à la terre qu’il habite. Il ne verra pas la fin de la persécution ; celui qui le remplacera ne la verra pas non plus ; le troisième vivra longtemps, mais il sera difficile à trouver au milieu de tant de décombres.  » 6 juin 1882

C’est donc pour la défense du Lien de la Foi que nous sommes mobilisés. Groupons-nous, dans cette intention, derrière notre amie qui poursuit là-Haut cette Mission essentielle, en union avec tous les saints Papes dont elle a soutenu les efforts sur cette terre.

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Signes et avertissements

II y a deux sortes d’avertissements :

Les signes en faveur des justes, pour les prévenir de l’arrivée des grands assauts et des consolations.

Les signes destinés aux masses de pêcheurs endormis et aux pêcheurs endurcis, pour leur faire comprendre qu’il faut se convertir ou mourir. Ces signes sont une preuve de la grande Miséricorde de Dieu, qui ne souhaite que le bien de ses créatures.

Les avertissements sont donnés un certain temps à l’avance, pour permettre aux hommes de reprendre ou de trouver le bon chemin. C’est en ces périodes de réveil que les justes doivent être des guides accueillants, des soutiens pour ceux qui chercheront le sens de tous ces signes. Ils doivent se préparer eux-mêmes à cette délicate mission.

Les avertissements sont des signes impressionnants. Ils peuvent être cause d’émotion violente et provoquer la mort de personnes fragiles. Ils ne sont jamais anodins, car ils annoncent le type de châtiment et sont symboliques des péchés qu’ils dénoncent.

Tout a une valeur de signe dans la nature. L’arc en Ciel est le signe de l’Alliance, après le déluge. Les ténèbres, par obscurcissement du soleil, témoignent que Dieu est la seule lumière des âmes et que s’en éloigner entraîne la mort éternelle. Les calamités (tempêtes, orages violents, tremblements de terre) rappellent à l’homme qu’il est totalement dépendant de l’ordre divin.

 » Le genre humain devra reconnaître qu’au-dessus de lui se trouve une Volonté qui fera tomber comme un château de cartes, les plans audacieux de son ambition. « 

 » Les apparitions fréquentes de Ma Bonne Mère sont l’oeuvre de Ma Miséricorde. « 

Nous renvoyons le lecteur aux grands messages de Fatima et de La Salette qui sont de solennelles mises en garde. Il en est fait mention nommément dans les extases de la Fraudais. Le plan général des événements donné par Notre Dame, sur la Sainte Montagne n’est pas différent de celui révélé à Marie-Julie.

Rappelons que, plus nous approcherons des événements, plus il faudra être prudent, car le démon et ses complices feront de fausses révélations pour dérouter les âmes. Les  » bobards  » sont habituels en période troublée. C’est pourquoi la Providence prévient très longtemps à l’avance.

 » Ma fille, maintenant Je vais faire passer à Mon vrai peuple, avant les grands jours sans repos, les principaux faits pour être publiés en France, dans ces lieux où se trouvent bons et mauvais. Je ne veux pas mêler ces annonces aux grands jours : il serait trop tard pour en prévenir Mon peuple.  » 19 octobre 1882

 » En la terre d’Amiens, la Mère de Dieu est sur le point de se fixer un nouveau séjour, pour y venir avec l’Enfant Jésus dans ses bras maternels, et prévenir le peuple, mélangé comme partout. Il y aura un signe dans le Ciel… La voix d’un petit enfant annoncera, par permission divine, les terribles malheurs qui attendent la Patrie ; Il l’annoncera très peu de temps avant que ces projets ne s’éveillent. Cet enfant parlera environ 27 minutes avec, dans la voix, des sanglots qui feront s’émouvoir jusqu’aux brins d’herbe. Cette annonce, terrible pour la France, sera universelle.  » 16 novembre 1882

 » Mon peuple, Mon peuple, Mon peuple, tes yeux vont voir le commencement de l’heure épouvantable, quand le froment en herbe ne sera pas au troisième noeud de sa croissance.

Au moment où Mon peuple n’aura plus qu’à s’armer de Foi et d’Espérance, encore en la saison dure, pendant quatre heures – de midi à quatre heures en France – en des jours durs encore, le soleil aura comme un voilement de deuil ; Il sera obscurci, sans lumière.

Jamais personne sur la terre ne pourrait croire aux noirceurs de ces ténèbres. La terre n’aura plus rien. L’oeil sera voilé, sans qu’il puisse voir le moindre objet.

Mon peuple, ce sera le commencement des châtiments de Ma Justice. C’est le soleil qui annoncera ces douleurs : le ciel qui pleurera, sans pouvoir se consoler, parce que ce sera l’entrée du temps où les âmes se perdront, l’entrée, en un mot de l’épouvantable malheur. Mon peuple, cette obscurité couvrira la Bretagne l’espace de quatre heures, mais il n’y aura pas de mal… une petite frayeur simplement.  » 5 octobre 1882

 » Ne vous effrayez pas encore. Vous recevrez l’avertissement précis par l’apparition de taches dans le soleil… Je l’ai déjà dit (à La Salette)… Vous verrez le firmament sillonné de bandes. Il y aura une bande blanche qui contiendra la protection de nos justes. Il y en aura une rouge qui enveloppera le châtiment des misérables qui insultent leur Créateur. Il y en aura une noire où l’on verra se débattre Satan et toute son armée. Celle-ci sera plus large, parce que Satan a plus d’âmes pour le servir que mon Divin Fils n’en a pour Le consoler et sécher Ses larmes.  » Notre-Dame, le 4 octobre 1929

Le Seigneur  » donnera Ses avertissements au moyen de la nature, au début de chaque année.  » Les grandes perturbations atmosphériques avec pluies trop abondantes entraveront les semailles et la nourriture des bestiaux. II est prédit :

 » Deux jours de ténèbres en dehors des trois jours du châtiment. Seuls les cierges de cire bénits donneront de la lumière.

La flamme dit que dans les desseins du Seigneur, il y aura deux jours d’affreuses ténèbres, séparées des trois jours que beaucoup d’âmes ont annoncés. Le firmament sera violet et rouge ; il sera si bas que la touffe des arbres élevés sera comme perdue dedans, jusqu’au quart des arbres les plus hauts. Ces deux jours vous préviendront comme un cachet authentique de la Bonté, mais aussi de la descente de Dieu par Sa Colère sur la terre. Vous ne serez pas exempt de ces ténèbres… Pendant ces deux jours les arbres seront brûlés et ne produiront aucun fruit l’année suivante, car la sève sera comme brûlée et arrêtée. La pluie qui tombera de ce ciel bas aura une odeur infecte et, partout où elle tombera, ce sera comme de gros grêlons de feu qui perceront ce qu’il y a de plus solide et laisseront la tache d’une brûlure visible. Vos demeures seront préservées. Il n’y a que ce qui est léger en couverture qui souffrira.

 » L’eau qui aura coulé sur la terre sera noire, d’un noir effrayant et presque toute la terre portera cette tache également partout ; mais elle ne nuira pas à ce qui sert d’aliments aux chrétiens. « 

« La flamme dit qu’en Bretagne, dans ces deux jours de ténèbres, sous ce ciel bas, il paraîtra une lumière, mais que personne ne pourra voir, car il ne faudra pas mettre la figure au jour par l’ouverture d’une porte ; il y aura un envoi de Dieu, sous la forme d’un éclair brûlant, qui obscurcirait l’oeil humain. « 

 » Le Seigneur me presse de vous faire passer Ses paroles et Ses volontés. Le jour de ces ténèbres sera encore supportable, malgré l’obscurité… Mais si le jour est calme, la nuit sera violente, et pendant les deux nuits, des cris sortiront on ne saura d’où ; on n’entendra point de pas, ni de marche sur la terre, couverte de Justice. La nuit, la bougie bénite, comme le cierge ne devront pas être éteints. Le jour, on pourra s’en passer, par une grâce qui vient du plus loin du Coeur de Dieu.  » 20 septembre 1880

Il y aura aussi des signes de consolation pour les justes qui attendront la venue du Roi, dans la prière au milieu des assauts révolutionnaires.

 » L’armée des justes, des soldats de la Croix, mêlée à d’autres braves, traversera presque toute la France, sous le feu des signes de Dieu. Elle sortira de Bretagne pour se rendre jusqu’au fleuve où le Sauveur de la terre doit arriver avec sa propre armée (le Rhin). Ils se rejoindront tous ensemble, sous l’étoile de la victoire.

 » Ma fille, remarque bien cette parole : ce sera sous les signes du ciel semblables au sang des chrétiens. Au milieu de ces signes sanglants et effrayants, il y aura une blanche lumière qui surpassera la beauté de l’aurore. Cette blancheur fendra les sillons de sang et ira au-devant de vous, sur le bord du fleuve. Cette blancheur aura traversé ce sang le jour des souvenirs de la Passion de mon Fils.

- Oui, bonne Mère, un Vendredi.

- Mes enfants, dit la Sainte Vierge, pour que vous ne doutiez pas, je vous décris ce signe que Mon Fils vous manifestera à la chute du jour, une preuve véritable.., un signe blanc à l’Ouest de la France, environné d’un rideau de franges diamantées, énorme, l’espace de trois quarts d’heure. Vos demeures en seront éclairées comme par le soleil. Les rues seront aussi claires que dans le jour ordinaire.

 » Au bout d’une demi-heure, une barre rouge se formera, vers l’ouest, en forme de branches ; et des gouttes de sang s’en échapperont.

 » Cette barre rouge cernera la blancheur du signe et en envahira l’éclat de sa lumière (assaut du mal).

 » Mes enfants, de l’ouest, ce signe remontera un peu ; puis, la barre rouge se dissipera, comme par la victoire de la blancheur (triomphe du Roi). Ce sera un samedi, entre 5 et 6 heures…

Après ces paroles, la Sainte Vierge tombe à genoux aux pieds du Père Éternel et voici les paroles du Père Céleste :

 » Très digne Mère de Dieu, Mon Fils Éternel veut manifester le signe du Sauveur mortel (Le Roi) et tourner Sa Puissance du côté de l’étranger. Tous les yeux, en France pourront contempler cette faveur à son égard.

 » Il sera, reprend la Sainte Vierge, comme un ornement au firmament, sous la forme d’une étoile carrée, portant en son milieu un sceptre et une couronne, que pourront bien distinguer tous les peuples de la terre.

 » Et elle ajoute : Puisque mon Fils ne peut convaincre Son peuple du jour fortuné qui le surprendra au milieu de ses idées mauvaises et coupables, Il commencera par placer sous le firmament l’annonce des prédictions faites aux siècles passé et au siècle présent. Elle cite les secrets confiés à Sainte Marguerite-Marie, à Soeur Marie de Jésus-Crucifié, à Soeur Saint Pierre, à Marie Estelle et qui n’ont jamais été publiés.  » 21 novembre 1882

Peines et châtiments

Le mot  » châtiment  » vient du latin  » castus  » : pur. Par Sa Justice rémunératrice, Dieu récompense les justes et punit les méchants. Les coupables peuvent accepter la peine en expiation de leurs fautes et ainsi se remettre dans le chemin du salut. C’est ce qui se passa au Calvaire. Le bon Larron accepta sa peine et fut sauvé par son recours au Christ. Le mauvais Larron se révolta, insulta Jésus et fut réprouvé. C’est ce qui se passera dans la grande purification que Dieu mettra en oeuvre, pour mettre fin aux guerres des ennemis du Christ contre l’Église, contre la France.

 » J’ai envoyé Ma Mère, on n’a pas cru à Sa parole. J’ai fait entendre Ma voix, Me choisissant des victimes sur lesquelles J’ai opéré des merveilles. On les a méprisées et persécutées. Je vais Me livrer è Ma colère. Je vais rappeler à Moi Mes paratonnerres.  » 1884

 » Ce n’est que par la douce offrande de toutes les prières, les larmes, les douleurs, les croix de Mes pauvres enfants que je prolonge encore le répit, que je retiens le coup fatal contre les pécheurs. J’offre à mon Fils les sacrifices de Ses Ministres, leurs prières et leurs croix. Je serai avec vous.  » Notre-Dame, le 23 janvier 1879

Les menaces divines sont à prendre très au sérieux avec tout le respect que l’on doit à la vérité qui nous fait l’immense grâce de nous informer de ses plans.

Marie-Julie du Crucifix recevait ses lumières prophétiques au cours de ses extases mystiques dont le caractère surnaturel n’a jamais été l’objet de doute de la part des autorités qualifiées de l’Église. Elle recevait les lumières sur l’avenir dans son  » soleil mystérieux miroir de la Sagesse Divine, à qui rien n’échappe. « 

 » Je suis la grande et impénétrable Lumière de Dieu, révélatrice des grandes choses que Sa Puissance envoie à Son peuple.

 » Par Moi, qui apporte Ses divines paroles, chrétiens fidèles, serviteurs de Dieu, tous ensemble, écoutez la prophétique parole de l’invincible Lumière éternelle ; c’est Dieu, le Maître de toutes choses.  » 1882

Ces paroles célestes attestent de la crédibilité des prédictions de Justice et de Miséricorde. On ne peut donc se permettre les moqueries ou les sourires sceptiques.

C’est Dieu qui parle, et Il ne parle pas en vain.

La miséricorde peut adoucir la peine, donner des sursis de la longueur, de la mesure qu’elle juge bonne. Mais la Justice ne laissera aucune faute impunie, aucune, sur cette terre et dans l’autre monde.

Les avertissements sont déjà des châtiments, d’une certaine façon. Il y aura des morts, de peur, et des victimes des calamités. II y aura, hélas ! des suicides et des troubles dûs aux émotions violentes.

Mais les châtiments auront un caractère purificateur d’une telle ampleur que les hommes seront obligés de reconnaître leur origine divine, soit pour s’y soumettre, soit pour la blasphémer.

Ces cataclysmes laisseront de grands vides dans les populations, certainement des morts par millions.  » La terre sera dépeuplée, purifiée « , elle sera dépeuplée par de grandes épidémies de maladies inconnues qui frapperont soudainement, surtout dans les grandes villes. Elles surviendront en dehors des épidémies habituelles dans les tremblements de terre, ou les guerres. Les moyens médicaux habituels seront totalement dépassés. Si bien que ceux qui s’en sortiront vivants pourront y voir une protection toute particulière ; car tous les pays et toutes les régions seront en danger de ces fléaux. Nul ne pourra penser qu’il est totalement à l’abri de tout. Ce sera l’heure de la confiance totale en Dieu, l’heure d’utiliser les moyens simples, humbles qu’il a fait donner à La Fraudais. Il n’y aura plus de rieurs ce jour-là ! Car ce ne sont pas seulement des forces naturelles qu’il faudra affronter, mais des puissances infernales. Il n’y aura qu’un remède contre ces maléfices : la prière et la croix, le renoncement à la volonté propre à l’Imitation de Jésus. Voilà pourquoi le Ciel nous annonce ce déluge avec tant d’insistance, depuis si longtemps !

 » Il y aura de graves maladies que l’art humain ne pourra soulager. Ce mal attaquera d’abord le coeur, puis l’esprit et, en même temps, la langue.

Ce sera horrible. La chaleur qui l’accompagnera sera un feu dévorant, si fort que les parties atteintes du corps en seront d’une rougeur insupportable. Au bout de sept jours, ce mal, semé comme le grain dans un champ, lèvera partout rapidement et fera d’immenses progrès.

Mes enfants, voici le seul remède qui pourra vous sauver :

Vous connaissez les feuilles des épines qui poussent dans presque toutes les haies (l’aubépine) Les feuilles de cette épine pourront arrêter les progrès de cette maladie.

Vous ramasserez les feuilles, non pas le bois. Même sèches, elles garderont leur efficacité. Vous les mettrez dans l’eau bouillante et les y laisserez pendant 14 minutes, couvrant le récipient afin que la vapeur y reste. Dès l’attaque du mal, il faudra se servir de ce remède trois fois par jour.

Mes enfants, cette maladie sera très grave en Bretagne. La pensée de Dieu y sera moins grande… Le mal produira un soulèvement continuel du coeur, des vomissements. Si le remède est pris trop tard, les parties atteintes deviendront noires, et dans le noir, il y aura des sillons tirant sur le jaune pâle.  » 5 août 1880

 » Au moment où la rage des impies s’arrêtera pour un court répit, il arrivera une grande maladie, presque subitement. Ce châtiment laissera les victimes comme étant sans vie ; ils respireront encore sans pouvoir parler, la chair à vif comme après une profonde brûlure. Ce mal sera très contagieux et on ne pourra l’arrêter. C’est une punition du Seigneur afin d’en ramener plusieurs.  » 20 septembre 1880

 » Il y aura des épidémies sur le Midi, Valence, Lyon, Bordeaux, tout ce qui suit cette terre en venant vers le Centre (Paris). Très peu de monde pourra en réchapper. Les cadavres auront répandu une odeur infecte qui donne la mort.

Je saurai protéger tous les miens. J’ai fait placer l’échelle qui conduit de la terre à Mon Coeur, route préparée pour les temps malheureux. Le temps ne sera pas bien long, mais il sera terrible dans les trois reprises différentes.  » 5 octobre 1881

Tremblements de terre, tempêtes, orages.

 » La terre tremblera depuis ce lieu jusqu’au lever du soleil, l’espace de six jours. Un jour de repos et le huitième jour, le tremblement recommencera. La France et l’Angleterre se répondront par leurs cris de désespoir. La terre tremblera si fort que le peuple en sera jeté à 300 pas. Le tonnerre retentira avec plus d’éclat que dans les mois qui précéderont la fin du monde, avec un bruit étrange. «   8 mars 1881

 » II y aura de grands écroulements, surtout au Centre. Tous ces riches palais où sont produits les bénéfices de la nation, tout cela, le Seigneur va le détruire par un châtiment terrible, sous la forme d’un écroulement de terre. Tous ces hauts édifices, (Banques) qui sont une partie du pain de la France, s’écrouleront. Dieu va surprendre ceux qui travaillent sans penser à Lui, ni à Sa Puissance qui donne tout sur la terre.  » 16 novembre 1882

 » Mes enfants, il sortira de ce nuage une pluie bien extraordinaire, que le monde n’a jamais vue encore et qu’il ne verra jamais ensuite, jusqu’à la consommation des siècles.

Ce sera une pluie rouge qui restera coagulée sur la terre pendant 7 semaines. La terre elle-même sera coagulée par cette pluie qui donnera un souffle empoisonné, une odeur que personne ne pourra supporter.

Mon peuple restera enfermé pendant sept semaines. Il sera difficile de sortir, tant la terre fera peur. Voilà le premier orage qui s’annonce et se réalisera bientôt.

A la suite de cet orage, Je ferai sortir de terre une  » brûlaison  » horrible. Les chrétiens ne pourront supporter cette odeur et cette chaleur. Mes enfants, vous n’ouvrirez ni vos portes, ni vos fenêtres.

Il faut que le règne du péché finisse. Jamais la terre et le monde n’auront été en semblable état. Il faut en finir, ou bien toute âme se perdra !  » 9 mars 1878

 » Je vois, dans mon soleil, un arc-en-ciel noir et bleu. Il pleut de cet arc-en-ciel au moment où les attentats et les crimes se commettent, il pleut une pluie rouge. Sur les couvertures des demeures, elle reste collée comme une peinture ; à terre, elle ne peut être bue. Elle tombe avec une rapidité effrayante.

Dans cette pluie, il se produit un signe d’effroi : une croix qui se forme dans cette pluie et qui porte l’empreinte d’un Christ.

II se produit des signes de terreur qui ne s’effacent plus. Les cris des justes sont effroyables.

Dans cette pluie périssent tous ceux qui ont ouvert l’impiété, foudroyés de terreur. Après trois jours, la pluie de l’arc-en-ciel s’étend visible en tout l’univers.  » 8 avril 1880

Ces pluies surviendront pendant la période du Châtiment général, en relation avec les 3 jours de ténèbres.

Ce nuage rouge de sang est la punition des crimes, des homicides, des avortements, des guerres injustes. Les ténèbres sont l’image des ténèbres du péché de l’âme qui refuse la lumière divine, qui méprise l’amour ; cette lumière refusée et outragée revient sous forme d’éclairs foudroyants. Jésus est venu pour éclairer les ténèbres et les ténèbres ne L’ont pas reçu. Les ténèbres mortelles punissent les ténèbres volontaires des incrédules, des orgueilleux et des infidèles.

 » Il fera noir pendant ces frais jours de pluie, de deuil, d’agonie et de mort. Il y aura une tempête affreuse ; les arbres les plus profondément enracinés seront ébranlés.

Mes enfants, Je suis la Voie, la Vérité et la Vie.

Au sortir de ces trois jours, vous ne trouverez que cadavres.

C’est là une prophétie que Je vous fais Moi-même, Moi qui suis la Voie de la Vérité et de la Vie. Écoutez Mes paroles. « 

La Bretagne devrait moins souffrir de cette pluie et de cette tempête.  » Je laisserai la moitié de la moisson. Mais sachez que Je saurais bien trouver, dans cette Bretagne, ceux qui M’outragent et blasphèment Mon Nom… Heureux ceux qui ne seront pas éloignés de la Croix !

Mes enfants, dans ce déluge de frayeur, vous porterez Ma Croix, fût-elle toute petite ou grande ! Vous direz la prière suivante.  » (Voir la prière révélée pour les grandes calamités)

Le châtiment des ténèbres

Cette purification universelle aura lieu et clôturera la  » troisième époque  » Elle sera l’extermination des ennemis du Christ, qui sont aussi ceux de l’Église, du Pape et du Roi de France. Celui-ci aura commencé sa reconquête dès la moitié de la seconde époque. Ces ténèbres sont une figure des ténèbres de l’intelligence dans lesquelles l’homme s’est précipité. Mais elles seront bien concrètes, palpables pour ainsi dire !

 » Le soleil sera obscurci auparavant, avant garde des vraies ténèbres qui arriveront 37 jours après les signes de l’obscurité du soleil et des signes de la terre et de la tempête annoncée.  » 28 novembre 1881

«   Il y aura trois jours de ténèbres physiques. Pendant trois jours moins une nuit, il y aura une nuit continuelle. Les cierges de cire bénits pourront seuls donner de la lumière en cette terrible obscurité : un seul suffira pour les trois jours, mais dans les maisons des impies, ils ne donneront aucune clarté.

Pendant ces trois jours et deux nuits, les démons apparaîtront sous les formes les plus hideuses. Vous entendrez dans l’air les blasphèmes les plus horribles. Les éclairs pénétreront dans vos demeures, mais n’y éteindront pas les cierges ; ni le vent, ni la tempête ne pourront les éteindre.

Des nuages rouges comme le sang parcourront le ciel. Les fracas du tonnerre ébranleront la terre. Des éclairs sinistres sillonneront les nues, dans une saison où ils ne se produisent jamais. (En hiver, fin mars ?) La terre sera remuée jusque dans ces fondements. La mer soulèvera des vagues mugissantes qui se répandront sur le continent (Raz-de-marée).

Le sang coulera avec tant d’abondance que la terre deviendra un vaste cimetière. Les cadavres des impies et ceux des justes joncheront le sol. La famine sera grande. Tout sera bouleversé et les trois quarts des hommes périront. La crise éclatera subitement.

Les châtiments seront communs au monde enfler et se succéderont sans interruption.

Lorsque mon peuple est tombé dans l’indifférence, J’ai commencé à le menacer. Aujourd’hui, il mérite Ma justice. Je suis venu sur la terre ; ils veulent Me chasser, M’enlever Mon Saint Tabernacle, renverser Ma Croix et méconnaître Ma Puissance.

- Ô Seigneur, dit Marie-Julie, ayez pitié !

- Oui, J’aurai pitié du bon peuple, mais l’autre, Je l’engloutirai. La terre s’entrouvrira et il disparaîtra pour toujours.  » 4janvier 1884

 » Le Seigneur repeuplera la terre de jeunes plantes qui grandiront et iront jusqu’à la dernière génération ; c’est-à-dire qu’elles sont réservées pour voir la fin des siècles.  » 9 mars 1878

La terreur se calmera au matin du troisième jour (par analogie avec les trois jours de la Passion qui s’achèvent par la Résurrection de Jésus).

Le châtiment de Paris

La ville capitale de la France, sa tête, c’est Paris. Dans les extases elle est souvent appelée  » le Centre. « 

II faut une capitale à tout royaume. Mais la fonction d’une capitale n’est pas de s’arroger, de centraliser tous les pouvoirs, ne laissant aux régions que le devoir de se soumettre. La Monarchie catholique savait tenir compte des richesses de chaque province et veillait à sauvegarder les droits des communautés, des familles, des corporations. La Révolution a tout détruit en centralisant tout à Paris. L’action d’un centre peut devenir catastrophique, s’il ne reconnaît pas de lois, hors de celles qu’il fait lui-même.

À la Fraudais, Jésus pleure sur Paris, comme II pleura sur Jérusalem. Que de grâces Il a donné à cette ville ! Que de saints ! La Sainte Vierge l’honora de ses visites. Que de protections contre les menaces de destruction !

Mais le Centre est devenu la tête venimeuse sécrétant les mauvaises lois, les moeurs perverties, l’insouciance égoïste et jouisseuse, et tout le corps a été infecté de ces poisons, sans pouvoir défendre ses droits. C’est à Paris, au Centre, au coeur de la France que le crime sacrilège de la décapitation de Louis XVI a été perpétré, en haine du Christ en haine de l’Église, en haine du droit divin. Paris est devenu la capitale de l’esprit anti-Christ, nouvelle Babylone, nouvelle Sodome.

C’est pourquoi elle devra subir un châtiment exemplaire qui la purifiera par le feu de cette possession mauvaise.

 » Je tourne Mes regards vers cette ville impie, ville ingrate, n’es-tu pas bâtie sur une montagne de péchés ? N’as-tu pas fait couler des ruisseaux de sang ? Autrefois, tu M’as donné des martyrs. Aujourd’hui, tu peuples l’enfer et tu dépeuples le Ciel. Oui, Ma Justice vous visitera !

Vous, familles chrétiennes, qui portez encore la Croix au fond du coeur, le souvenir de Mes bienfaits, fuyez cette ville ingrate qui périra par Ma Justice !  » 6 avril 1877

 » Quand le gouvernement verra ces bouleversements et la révolte, il fera comme l’oiseau ! Il prendra son vol et passera dans un autre pays et la France se verra libre dans la révolution. Le premier soulèvement se fera dans la ville de Paris et ce trône de mauvais rois s’écroulera comme la ville et ses victimes périront dans ses murs… Bien des fois les flammes et le feu se sont montrés dans cette ville criminelle, mais cette fois ce sera la grêle de feu ensoufrée et qui étouffera les coupables.

Là, on violera les Tabernacles. Là, on poursuivra les Pères de l’Église avec rage. Beaucoup ne sortiront pas. Je recevrai le sang des martyrs pour aider les vrais Français à obtenir la Victoire.

C’est là où les flammes dévoreront des églises, que la statue de Marie sera brisée et jetée au feu… La France n’aura pour elle aucun soutien. Elle sera seule et pourquoi ? Parce qu’elle n’a pas un Roi.  » 27 avril 1877

 » Mes enfants, La punition fut promise sur la ville de Ninive, et, aujourd’hui, une punition grave, une punition terrible est promise à la nouvelle Ninive que J’ai tant aimée et qui est de Mon Royaume.  » 12 mai 1881

 » Si le Centre ne se convertit pas, il sera brûlé. Les pierres qui ferment les demeures ne préserveront plus, car le feu de la vengeance les réduira dans l’impossibilité de monter les murs nouveaux.  » 28 novembre 1881

 » Soudain il se lèvera un fruit déchirant du blasphème qui, du Centre de tous les maux, retentira partout. Tout à coup, au milieu du Centre, il y aura des voix, des cris, des chants odieux, des cris confus et le pauvre peuple sera sans avoir le temps d’échapper. Les rues seront fermées, les passages bouchés, un massacre douloureux au milieu de l’étendue du malheur. Les véritables apôtres, connus par l’énergie de leur courage, ce sera sur ceux-là qu’ils voudront se venger avec rage et fureur, les deux jours, orage du ciel et de la terre, les éclats du tonnerre viendront avant leur époque (hiver). Leurs éclairs viendront sur la terre du royaume pendant les deux jours où se lèvera le terrible orage. Plus de repos au milieu du Centre, plus rien pour se délivrer pendant ces deux jours. Ils trancheront la tête aux uns avec les armes de la mort, et feront mourir les chrétiens avec des balles. Pendant deux jours et deux nuits, ni repos, ni sommeil sur la terre. Beaucoup de monde périra.  » 23 décembre 1881

 » Il n’est pas qu’un châtiment réservé à ce peuple ! « 

En effet, sur le Centre, il y aura comme une accumulation des différentes punitions qui menacent la France : épidémies, pendant plusieurs mois, guerre civile, occupation étrangère, pillage, tremblements de terre provoquant l’effondrement de cette ville  » minée « , incendies par fuites de gaz.

Le châtiment des trois jours de ténèbres y sera particulièrement meurtrier. II sera aussi exemplaire, car il détruira  » la salle de l’enfer « , où se prennent les lois infâmes qui empoisonnent la pauvre France : l’Assemblée Nationale.

 » Dans cette Sodome, il y aura des lieux tellement bouleversés qu’il ne restera plus un seul pavé en place. Il y a des lieux, surtout autour de cette cité, où l’on ne retrouvera pas une seule âme.  » 4 septembre 1902

 » Le feu du Ciel tombera sur Sodome et principalement sur cette salle de l’enfer, où se fabriquent les mauvaises lois ; elle sera engloutie et à sa place, sera comme une immense carrière de laquelle, jus qu’à la fin du monde, on ne pourra s’approcher sans un frémissement d’horreur. Le feu du Ciel se mêlera au feu de l’enfer. L’eau y sera semblable à du feu… Ce lieu va s’écrouler sur une immense distance aux alentours… Jamais, on n’oubliera ces marques de Dieu, restées visibles sur une terre où il y a de si beaux sanctuaires dédiés à la Sainte Mère Immaculée. « 

Toute la ville ne sera pas détruite. Les banlieues seront aussi éprouvées. La Sainte Vierge et Sainte Geneviève n’abandonneront pas les justes. Il y aura des miracles de protection en particulier à Notre-Dame des Victoires.  » Des Anges viendront enlever les Hosties menacées de profanation. « 

Mais le message de toutes ces annonces répétées très souvent pendant la vie de notre amie est clair : fuyez Paris. La fuite du gouvernement sera l’ultime signal. La Providence avertira en temps utile, il faut prier et se tenir attentifs à la Volonté divine. Jésus prévient longtemps à l’avance pour éviter les effets mortels de la peur panique. Jusqu’au dernier instant de sursis, il écoutera les supplications de Ses  » paratonnerres « , les âmes victimes, les familles chrétiennes, les communautés ferventes.  » Ces choses arriveront, à moins que, par un miracle de Dieu, cette ville ne se convertisse. « 

À Dieu seul, rien n’est impossible… sauf de Se contredire !

Il n’est pas possible de fixer précisément d’après les documents en notre possession, la chronologie des événements à Paris. Pendant les 2 premières crises, ce sera la guerre, civile et étrangère, la persécution religieuse. Le grand châtiment devrait terminer la troisième crise. En effet, il est annoncé que Le Roi qui aura commencé la reconquête depuis le milieu de la deuxième crise ne pourra y installer son gouvernement.

Henri V de la Croix, Le Roi du Sacré-Coeur

Le Christ est le Roi de l’Univers et donc le Roi des rois et il est donc de droit absolument légitime Roi de France.

Comme Il délègue Ses pouvoirs spirituels au Pape, il délègue ses pouvoirs temporels au Roi de Son choix.

 » Vois qu’à l’époque où Je sauverai Mon peuple, ce ne sera par aucune puissance des hommes. Mon Coeur divin sauvera seul. « 

Le Roi qu’il donnera à la France ne sera que Son humble instrument, son fondé de pouvoir, conscient que tout pouvoir est donné  » d’En-haut.  » Par là, il réparera des siècles d’usurpation et de mépris insolent des droits absolus de Dieu sur Sa Création.

Jésus prévient les hommes trop curieux : il est inutile d’échafauder de subtiles généalogies à la recherche d’une légitimité selon les lois de la terre. Jésus seul connaît la profondeur du mystère de l’origine de l’Enfant du miracle.  » En douter serait M’offenser ! « 

Le mystère de ce Roi exilé et caché jusqu’au jour où il devra obéir aux ordres divins, et prendre en main les destinées de la France et aider au triomphe de l’Église et du Pape, est un mystère total et doit le rester.

Cette annonce prophétique de la restauration de la monarchie très chrétienne est maintes fois répétée tout au long de la vie de Marie-Julie. Car il s’agit d’une promesse divine : elle aura lieu, Dieu y engage Sa Parole, mais elle reste conditionnelle quant à l’époque de sa réalisation. C’est, en effet, par amour que le Sacré-Coeur donnera Son Roi. La relation entre un Roi catholique et son peuple doit être à l’image de celle qui unit le Christ à Son Église. II y faut beaucoup de charité vraie, de grâce, beaucoup d’aide du Ciel, beaucoup de prières, beaucoup de sacrifices.

Jésus se plaignit un jour de ce trop faible désir de la France du retour de son Roi.  » Vous ne demandez pas assez La venue du Roi !  » Ce reproche s’adresse aussi à nous.

En 1873, Marie-Julie du Crucifix annonçait un retour possible du Roi, si on priait et si la France faisait un effort de conversion.

Les conditions politiques étaient réunies. La place était libre pour le Comte de Chambord. Mais  » la France n’a pas assez prié ! « 

Les monarchistes ont perdu leurs forces dans des querelles fratricides. Les forces obscures de l’anticléricalisme étaient déjà en pleine expansion. Bien sûr, ce fut la déception à La Fraudais, quand le Comte de Chambord renonça au trône, puis mourut en 1883, emportant avec lui tout espoir de restauration.

Malgré cela, Marie-Julie, reconnaissant que le Ciel n’avait pas donné de dates, et qu’il y avait des conditions, ne cessa pas de transmettre fidèlement la promesse divine. La Troisième République fut une succession d’insolents assauts de l’esprit anti-christ déchaîné.

Malgré les avertissements du Ciel, la France s’enfonça dans l’athéisme et les reniements des promesses de son baptême. II s’en suivit deux guerres affreuses, mais la France ne se réveilla pas et s’enfonça de plus en plus dans l’ingratitude.

Dans les extases, les promesses de Notre-Seigneur sont les mêmes, mais elles s’appliquent désormais à  » celui qui doit venir  » et que personne ne connaît Tout ce qui a été dit reste valable. Mais ces promesses sont accompagnées d’une annonce de la nécessité absolue d’une grande purification avant toute restauration. II ne faut pas attendre de paix consolante avant ce châtiment mérité par la France coupable.

 » Je bouleverserai, je renverserai la bande des méchants et des impies. Je ferai triompher l’homme juste et les âmes ferventes. Oui, je confondrai la terre que j’amènerai aux pieds du juste, de l’homme qui doit gouverner la terre de France.  » Notre-Dame, le 23 mai 1874

 » Je ne suis pas le Roi des Français, ni de tel ou tel peuple, mais Je suis le Roi de l’Univers. J’ai voulu donner à la France un roi qu’elle a rejeté, mais celui que Je veux lui donner, elle l’acceptera et elle le demandera, elle le placera sur son coeur.

Mais, avant d’avoir ce Roi, la France aura une crise et une tempête violente ; le sang des chrétiens se mêlera avec celui de l’impie. Les jus tes tomberont, en petit nombre, mais il en tombera, car le sang des bons servira aux méchants. Le temps sera court, mais il vous paraîtra long.  » 21 juin 1874

Cette annonce est contemporaine de la renonciation du Comte de Chambord, faute d’union entre les Français. Ce n’était pas qu’une simple question de couleur de drapeau, comme le propagent ses ennemis. La blancheur qu’il aimait, c’était la pureté et la France devait être purifiée, avant de recevoir son Roi.

 » Je viendrai le placer au milieu de Mon Coeur. Mon Coeur sera au milieu de la Patrie ; son courage sera inébranlable. L’innocence et la blancheur ont flotté à sa naissance et flotteront sur les cendres de son tombeau. Les jours d’orage et de deuil ne sont pas passés ; Je vous garderai et vous protégerai, ne craignez rien.  » Notre-Dame, le 3 juillet 1874

 » Je veux que la France abjure ses erreurs. Marie Immaculée lui donnera un baptême nouveau, puis, après, je lui rétablirai son trône. Je lui apporterai cette belle palme de pureté au milieu de ce trône. Mon frère en Jésus-Christ qui la gouvernera conservera l’innocence et la pureté et Jésus et Marie le béniront, béniront sa Charité et sa Foi héroïque.  » Saint Louis, le 25 août 1874

 » Jamais, pauvre France, tu ne seras gouvernée par un autre que ce Roi de Mon choix.

Je viendrai Moi-même au moment où il y aura le moins d’apparence d’espérance. Je Me placerai au milieu de la France ; J’appellerai tous Mes enfants autour de Mon Sacré-Coeur et Je donnerai au vainqueur de la France la bannière où est gravé Mon Sacré-Coeur.

Après cette terrible épreuve, J’abrégerai le temps des châtiments à cause de Mes victimes, à cause de Mon Sacré-Coeur et enfin pour donner plus vite le Roi choisi et élu par Mon Divin Coeur.

Je peuplerai la terre de France de fleurs, c’est-à-dire de coeurs purs, généreux, repentants qui aimeront la Sainte Église, le Saint Père et le Roi. Je bénirai cette terre et Mon peuple échappé. Je donnerai à la France une génération nouvelle. Ils grandiront dans Ma grâce ; ils suivront sous le règne d’un Roi très pieux qui, par ses vertus, fera le bel ornement de la France. J’aime mieux que tu oublies d’autres révélations que celle-ci ; Il ne faut pas que Mon peuple soit surpris des châtiments promis.  » 1er décembre 1876

 » La Croix allait vaincre les grands héros. Ils l’ont portée à la face de l’ennemi et elle leur a donné la victoire… Vous Chrétiens, qui allez passer un terrible moment, prenez la Croix pour soutien… Quand le Roi élu et Sauveur de la France aura vu le triomphe de la France, il fera écrire par tout : In hoc signo vinces ; par ce signe, tu vaincras ! La France sera sous le signe du Sacré-Coeur, de la Croix et de Marie.  » 11 mai 1877

 » Pour ramener le Roi choisi et élu de Dieu, il faut que tous ceux qui sont au pouvoir soient balayés. Le poison est resté sur le trône, il faut qu’il soit purifié, car c’est un autre Saint Louis qui doit s’asseoir sur les lys embaumés. Les cadavres des ennemis de ce Roi seront tombés sous les pieds de ceux qui l’accompagneront sur le trône où il doit régner, rétablir la paix et faire refleurir partout le bien. Toutefois, continue l’Archange Saint Michel, il restera encore des ennemis debout, quand le Roi en prendra possession, parce qu’il viendra dans le cours de l’orage ; mais il sera sain et sauf car la Mère de Dieu le garde comme son propre fils et l’a réservé pour être l’héritier d’une couronne méritée qui lui aura été ravie. Les jours d’exil durent encore et coûtent bien cher à ce Roi fidèle, catholique, mais il sera d’autant plus récompensé. Laissons dire et affirmer aux hommes qu’il ne reviendra jamais. Écoutez-les, puis demandez-leur, s’ils sont prophètes !

Je marche sur la France ; je la veille de près, parce que le Seigneur est proche. Un autre attend dans la solitude avec résignation l’appel de ses frères pour donner de beaux jours florissants à celle que de saints rois jadis ont si bien gouvernés. Mais soyez sûrs qu’au moment où la décision commandera le choix, soyez sûrs qu’il ne sera pas le premier, celui que l’exil possède dans sa solitude. Il y a encore les restes d’une famille qui prétend aussi à une place, à un sceptre et à une couronne. Mais cette race n ‘est pas dans le dessein de Dieu, parce que sa malice a été jusqu ‘à faire une innocente victime qui a donné son sang pour garder sa Foi. C’est Louis XVI, cette dame royale dont le nom sera chère à la France. Les descendants des frères meurtriers prétendent avoir un droit au trône qui a été souillé par celui de sa race qui a gouverné. Mais cette famille a un fond très mauvais.

Celui qui attend, c’est celui que l’on appelle l’enfant du miracle. Ce royaume n’a pas encore connu que son nom, mais plus tard il connaîtra le fond de son coeur. Il est réservé pour les grandes époques.  » (6 septembre 1890)

 » Toutes Mes paroles prophétiques véritables, ô Roi de l’exil, t’appellent et t’acclament. Sans trop tarder, Je te rendrai à tes sujets et à ton peuple qui porte sur sa tête la même fleur que tu aimes. Cette fleur, c’est le lys, ô Roi, enfant du miracle, ne t’apprêtes-tu pas à venir de l’exil sous une épaisse poussière remuée par les fureurs des meurtriers de ton pays. Tu t’apprêtes à venir sur le bord de cette terre qui te fut étrangère. Du nord des frontières ta noble personne passera à travers les légions qui n’attendront que toi pour lever une vengeance. Mais, comme au jour des ténèbres, leurs yeux se voileront, l’exil s’éteindra et Ma Justice s’accomplira. Tu passeras pour aller reprendre le sceptre de gloire. Tu en tremperas la pointe dans le sang des Romains, pour la défense du Souverain Pontife, le lien de tous les fidèles.

J’aurai de profondes paroles de vie et d’encouragement. J’ai trouvé sur la terre de sages messagers tout prêts à obéir, pour porter ces paroles…  » 22 mars 1881

« Peuple fidèle, ne désespère pas… Il y a au Ciel un Saint Louis à qui le Ciel réserve une grande mission prochaine. L’immense Miséricorde divine a réservé des protecteurs, mais, enfants de la victoire, il faudra les payer par bien des souffrances et compter bien des sacrifices « . 23 janvier 1882

 » Ce seront des essais sur le trône de France pour les malheureux qui ne sont ni proches, ni choisis pour devenir les sauveurs, essais qui feront un grand mal au reste de Mon peuple… Le commencement ne s’étendra pas partout, le second et le troisième viendront partout. C’est là que seront la violence et le mal. Après, Je choisirai, Je ferai appeler, nommer par les âmes, le véritable consolateur de Mon peuple et de l’Église, celui qui reconstruira Mes Temples dévastés, incendiés sous la violence de la guerre civile.  » 15 juin 1882

À la mort du Comte de Chambord, en 1883,il est dit :  » Il faudra rester où le Bon Dieu nous aura placé et beaucoup prier. La France n’ayant pas mérité celui qui devait la sauver, Dieu l’a enlevé de la terre ; C’est le premier châtiment.  » 17 octobre 1883

 » Quand la terre aura été purifiée, de beaux jours reviendront et le Sauveur choisi par nous, inconnu de Mes enfants jusqu’ici, viendra.

C’est une âme bien belle, c’est une fleur spéciale de vertu et le Coeur adorable de Mon Fils commence à lui préparer ses nobles dignités et il viendra au nom du Sacré-Coeur avec la poitrine décorée de l’Adorable Coeur de Jésus. La grâce du Ciel sera avec lui et les ruines seront relevées.  » 19 septembre 1901

 » L’étranger entrera dans le royaume de la Fille aînée de l’Église avec toute son armée ; il fera une longueur d’un espace mesuré par Moi. Je les arrêterai et, dans cet arrêt, Je susciterai le Sauveur, du reste de Mes enfants. Il traversera l’Est et semblera sortir du fond du Nord. Je le conduirai jusqu’au midi et de là, Je le ramènerai non pas sur le trône d’aujourd’hui, car il n’y en aura plus, même pas de base pour en fonder un autre.  » 18 septembre 1902 En effet, Paris aura été détruit.

 » À celui qu’Il aura choisi, Dieu donnera toutes les grâces et les lumières nécessaires qui lui feront connaître les moyens par lesquels il devra mettre tout en oeuvre pour la régénération de l’humanité, telle que Dieu la veut.  » 9 février 1914

 » Il n’y aura pas une multitude d’hommes à conduire au trône de paix l’homme juste et sage choisi pour relever les ruines de la Fille aînée de l’Église.  » 16 juillet 1914

 » Il sera facile devoir que l’on veut moins que jamais, de celui que le Ciel a dessein d’envoyer sous un ciel chargé encore des nuées du combat de ses ennemis et de ses amis.  » 7juillet 1882

Mon peuple bien aimé de France, Je vais Me disposer à entrer sur la terre qui fut le trône de Saint Louis… Cette même terre, Je la prépare à celui qui est méprisé des hommes et regardé comme incapable, parce qu’il est chrétien et qu’il croit à son retour sur la terre de son berceau. Ses épaules porteront comme les miennes le manteau de l’abomination, ainsi que celles de ceux qui espèrent le voir ramener la paix.

Je le vois venir de bien près de la terre des martyrs, sur le sol où l’Église a tant de fois prononcé, par la bouche de l’Esprit-Saint de la terre, le nom de tant de chrétiens jugés dignes de monter sur les autels, c’est-à-dire de ceux dont la sainteté a été reconnue « . (Rome) 21 juillet 1881

Notons que Notre-Seigneur emploie les mêmes termes  » méprisé  » et jugé  » incapable  » par Lui-même, en tant que Sauveur et pour le Roi qui doit sauver la France du chaos. Le serviteur n’est mieux traité que le Maître. C’est le signe de la Croix, qui masque toutes les oeuvres voulues par Dieu sur cette terre.

 » Le prince de la terre digne d’honneur et louable, à cause de sa grande confiance et de la grande Foi qu’il a dans son attente, à cause de la blancheur qu’il aime et préfère à toutes les autres couleurs, sans que son coeur s’y attende, le Seigneur lui réserve de bien grandes paroles de grâce et de puissance qui lui seront remises par un messager de la terre, chargé des ordres du Seigneur. Avant que la langue reste sans mouvement, avant son repos tout entier, le Seigneur a de grands envois à laisser tomber de la bouche, sous la main de Ses serviteurs, pour celui qui n’est point appelé de Dieu en vain, qui n’est point acclamé par un vrai nombre, triomphateur des couleurs impures qu’on va lever dans la France et faire flotter dans toute sa longueur et largeur.

Vous, amis du grand destiné, vous porterez à sa rencontre la blancheur que son coeur aime tant. Le souffle du vent fera flotter sa bannière et, de loin, ses yeux mouillés de pleurs d’action de grâces, verront la bannière flotter sur son tombeau, au jour de ses religieuses funérailles.  » (Il sera fidèle jusqu’à la mort). 15 mars 1882

Après l’évocation des terribles combats, la Colombe dit :

 » Ce sera la veille du magnifique triomphe, où les amis fidèles en cortège unis, se seront rendus sur les frontières françaises, pour lever la blancheur du noble étendard que J’ai destiné pour la France nouvelle.

Celui qui la renouvellera est appelé à travers d’immenses difficultés, périssables selon le monde.

Selon Ma Puissance éternelle, il est appelé comme l’homme enveloppé de prodiges ; son manteau sauvegardera sa noble personne et toute la cour qui l’assiste, unie aux amis de la France. Ils le conduiront aux chants de la victoire jusqu’au lieu où il y aura plusieurs combats, luttes, détrônements, sang versé, révoltes indignes, avant qu’il monte s’asseoir, ce noble et digne fils de Saint Louis, sur cette chaise dont la souillure n’est pas encore effacée.  » 28 décembre 1880

Sa venue sera annoncée, par des signes et des révélations. D’après les textes incomplets que nous avons, nous pourrions résumer les événements comme suit, sous réserve d’informations complémentaires.

Tout commence par une prise du pouvoir par les révolutionnaires à Paris, une période d’anarchie et de persécution religieuse, puis l’intervention de forces étrangères. La France sera divisée en deux zones  » Ceux qui sont nouvellement entrés vont résider au Centre. L’autre partie sera donnée, comme commencement de conquête, à celui dont le nom sortira bientôt pour être proclamé roi des Français. « 

Il s’agit du  » prétendant que le Ciel refuse.  » II siégera probablement à Lyon, devenue capitale de la 2ème zone. C’est alors que le vrai Roi se fera connaître et que les signes seront donnés à ses amis de France et d’Allemagne. II devra affronter les forces du pouvoir de la zone Nord et les forces de l’occupant du trône. D’où des combats sur le Rhin (Le grand torrent) puis autour de Lyon et enfin entre Paris et Lyon pour la reconquête de la capitale. Le grand châtiment atteindra les ennemis dans leur retraite. Le Roi sera sacré, mais dans les ruines de Paris (?) dévasté. Tout au long de ces rudes combats, il sera aidé et guidé par le Ciel. Cette reconquête devrait durer environ 7 mois. Ensuite le Roi ira à Rome délivrer le Pape. L’Italie sera alors en pleine persécution.

 » Il est proche le moment où l’oracle ne cessera de prévenir, pendant quelques semaines, mais d’une voix forte et relevée, et de donner au peuple qui habite la contrée de Marmoutier où a vécu Saint Martin (abbaye située à 3km de Tours, fondée par Saint Martin au quatrième siècle – ne pas confondre avec Marmoutier dans le Bas-Rhin) les travers, les luttes et révolutions, rien que pour cette contrée de Touraine. Le nombre des mauvais y est immense. Le nombre des bons y est réduit à une valeur très réduite.

Après qu’une dame aura parlé pour les Tourangeaux, sa voix changera. Un cri perçant s’en échappera. Elle verra de ce lieu la lutte première se lever sur le Centre du Royaume, pour ne plus se tarir qu’à l’heure où viendra l’Appelé de Dieu, le Rejeté et le Délaissé de la plus grande partie des hommes. C’est au moment où la voix de Dieu l’appellera que le Royaume finira sa terreur.  » 25 août 1882, en la fête de Saint Louis

 » L’heure est proche où beaucoup de monde sera ébranlé, où ceux qui n’auront pas voulu suivre les bonnes lois seront sous le grand coup du regret.

Il n’est plus temps ! Ils ont voulu partir pour l’abîme ! Il est ouvert ! Ils n’ont pas voulu Mon Roi, ils ont préféré le trône des hommes infâmes. Ils l’auront pour peu de temps. Ils seront bien malheureux. Ils ont voulu l’abîme ! Ils y sont arrivés. Ils ont méprisé l’avenir de Mon serviteur (le Comte de Chambord). Ils ont donné la préférence aux révolutionnaires. C’est leur temps. C’est leur temps qui commence et pour le petit nombre, c’est l’entrée des grands malheurs par leur faute.

Mais espérance ! Ils ont tout engagé avec eux, mais le Ciel saura conserver les amis de Sa promesse.  » 12 juillet 1881

 » Mes enfants, Il n’y a plus que deux choses qui dévorent la pensée de ces hommes d’autorité gouvernementale : c’est l’Église, c’est le Roi. Ces deux choses animent au fond de leur coeur une passion que rien ne pourra ternir, et cela parce que Je destine Mon serviteur exilé à rentrer sur la terre de sa naissance. Il sera l’appui et le soutien de l’Église, Mon Épouse, dans les dernières luttes que lui tiendront, à lui, les princes étrangers, jaloux d’un règne si plein de paix et de fidélité à l’égard de l’Église et de son Chef

Ma Divinité va être déchirée ; toute Ma Puissance et Mon Règne vont tomber sous les noires peintures de leurs abominables paroles.  » 14 juillet 1881

 » Après qu’ils se seront vengés de tout, il viendra celui que la Bonté merveilleuse de Dieu a élu à travers tous les nuages obscurs, bien que cela paraisse impossible. Elle est si voilée, qu’il n’y arien d’apparent pour les aveugles et pour ceux qui ne voudraient jamais connaître son nom, ni le nom de tous ceux qui lui ressemblent par le caractère et surtout par la blancheur royale. Tout est possible au Seigneur. Cet arrêt est impossible aux hommes, mais quand [bien même] l’univers serait rangé pour empêcher ce passage triomphant, Dieu a des aides, Il a Ses puissances, et sans effort, Il le rendra maître et sauveur.

Là où le serpent porte la dent, la morsure est ineffaçable. Le temps est bien proche où la dent du serpent déchirera la réputation, l’honneur, la royauté de l’Ami du Sacré-Coeur. Mais sa morsure ne l’atteindra pas ; elle ne fera que parcourir les régions depuis la France jusqu’à l’étranger.

Il faut que ce coup passe et que la violence décharge l’écume de sa rage. Tout cela est proche. Le mal a fait un long chemin en immenses profondeurs. Nul ne peut le réparer sans lutte, sans crise, sans combattre jusqu’au sang.

Il ne reste plus que le dernier effort. Tout est là dans cet effort, ses coups, ses iniquités, sa terreur tout entière. Je dis : tout est là. Paroles claires et sans nuages.  » 19 juillet 1881

 » Mon peuple a bien mérité que Je fasse en son honneur une manifestation merveilleuse qui brûlera la langue de ses opposants et attirera la vengeance sur les fronts abîmés de meurtrissures et de poussière.

Pendant que J’aurai placé à l’abri du danger mes victimes, serviteurs et familiers bénis, tant que le flambeau ne sera point apparu, Mon peuple présent, tu ne bougeras pas d’ici cette heure du lieu de repos où Je vais te placer. « 

Allusion au signe céleste, sorte d’aurore boréale, décrit dans le chapitre avertissements. On devra attendre ce signe, afin d’éviter toute manoeuvre intempestive – allusion aux  » activistes  » impatients, qui ne font qu’aggraver la confusion !

 » Mais quand, environ vers les deux heures du jour où je lèverai le voile, commencera à paraître, sous le ciel, l’appel des amis et des frères du Sauveur, en Mon amour et en Ma Puissance, Mes victimes se lèveront aussi à leur tour, sans abandonner ceux qui auront travaillé à Mon oeuvre et elles iront porter la Sainte Bénédiction à celui qui rentrera, le front dans la poussière, en se courbant sous l’appel du Seigneur avec toute sa cour. Il arrive en face de Mes amis et des siens qui sont invités à aller à sa rencontre

Ces chers serviteurs et victimes ne porteront le drapeau sans tache, que décore le Lys de mon Coeur, qu’en revenant vers le Siège, car sa Majesté, instruite des desseins du Seigneur, aura obéi ponctuellement à Ses ordres divins. Ma volonté divine permettra que ces noms brillants des Français, Mes apôtres et disciples, soient imprimés sur le blanc drapeau du Sauveur, qui restera avec lui, dans sa demeure, sur son trône. Dans l’avenir des siècles, la France redira l’honneur et la gloire des illustres vainqueurs du Roi choisi et élu par le Sauveur de son peuple…

Ce ne sera qu’après quelques jours de repos que les chères victimes et amis connus et présents seront réunis sous Mon oeil adorable, pour célébrer, en action de grâces, les Augustes Mystères dans Mon Temple détrôné et appauvri par les affreux ravages du temps commencé. Sous ce toit bénit, l’Apôtre fidèle posera sa main consacrée sur la tête de celui que le Ciel aura conduit et amené par une voie miraculeuse.

Il sera difficile de trouver de grands pasteurs en ce moment, car le vide sera si profond qu’une grande partie de la terre sera comme des lieux inhabités. (Après le grand châtiment)

Après avoir reçu la très Sainte Bénédiction, avec ses compagnons et Mes nobles défenseurs, leur désir et Mes desseins sont qu’ils s ‘acheminent avec joie, portant la bannière blanche au lieu où J’aurais clairement dit l’heure de sa venue, d’où J’aurais envoyé les messagers porter la nouvelle et l’espérance du salut.

Au Sanctuaire où déjà Mes dons sont au comble de toute gloire et consolation, reposera ce signe de victoire, la bannière blanche.

Et l’Appelé, avec des larmes, louera Ma bonté, et en imitant le roi Saint Louis, se frappera la poitrine et se placera la figure contre terre.

Mon peuple, attends la clarté sans ombre des choses plus complète en Mon immense travail ; Il sera beau, le triomphe de la terre, la venue de l’Exilé au Siège de la Croix…

Cette fête désirée, acclamée ne sera plus pour réjouir tes yeux, mais de plus haut, voyant l’allégresse des nobles familles, voyant l’éclat de Ma gloire les vêtir, la sublime envie de ton âme ; partie de la terre, serait de revenir partager l’allégresse. Mais Mes desseins sont écrits bien plus profondément. Pas un coeur, bientôt ne doutera.  » 8 juillet 1882

 » Selon les désirs ardents de Ma puissance, tu viendras, de temps à autre, soutenir l’espérance de Mes apôtres et de Mes serviteurs ; en attendant que l’homme de leurs désirs ne lève enfin le voile… Je t’enverrai de temps en temps, annoncer la bonne nouvelle. Du haut du Ciel, tu descendras presqu’au milieu de Mes serviteurs qui auront à faire un travail double de celui d’aujourd’hui.  » (9 février 1882)

 » C’est vers la fin de la troisième crise qu’on amènera celui qui n’a guère d’espérance, qui n’est guère agréable ni consolant. Son nom passera dans le soleil, rapidement, comme un éclair, afin que le peuple sache qu’il n’est pas le vrai roi qui doit monter sur le trône. (Un prétendant)

C’est là que ses amis marcheront à l’encontre du nouveau Sauveur pour le terrasser dés son entrée, et l’empêcher d’arriver au trône qui lui est destiné.

Le vrai Roi viendra du côté du Levant. (II aura le secours d’amis étrangers et de troupes angéliques) A deux lieues du Centre se trouveront réunies les armées des gouverneurs d’aujourd’hui ; C’est là, dans une grande ville, que Dieu les attend pour leur donner ses grandes marques et aveugler ces barbares qui seront opposés au futur Sauveur.

D’autres iront plus avant pour l’attendre à son entrée, d’autres plus nombreux que ceux qui auront été terrassés par l’aveuglement de la Justice.

Le Roi aura déjà fait dix à douze lieues (Une lieue = 4km) sur la terre de France, en direction du trône. C’est là que Dieu attend Ses vrais amis pour les réjouir de Son grand signe. L’étendard blanc sera levé dans ce lieu dont le nom sera dit.

Il passera, malgré le rempart qui lui sera opposé, et ses vrais combattants ne craindront rien, car sur eux planera la protection. Il marchera, foulant aux pieds ses ennemis que l’aveuglement aura renversés.

Il viendra jusqu’au trône, avant que le combat ne soit fini.

Celui qui avait été désigné, en descendra honteux à la confusion de ceux qui l’y auront placé.  » 9 mai 1882

 » Ce n’est pas un pasteur du Centre qui aura l’insigne honneur de couronner de gloire le Roi, l’héritier qui aura mérité de gouverner sa patrie. Ce pasteur sera jeune ; ses 45 ans ne seront pas sonnés. Il viendra du diocèse d’Aix. Les pasteurs qui gouvernent aujourd’hui les diocèses ne seront plus sur leur siège épiscopal. Le glorieux et digne enfant de Dieu qui sacrera le vrai Roi, sur les ruines du Centre, quand la terre sera bien désertée, viendra d’assez loin « . 26 mai 1882

Le moment le plus éclatant sera celui où les ministres chrétiens, qui s’étaient tous dispersés sous la dent des tigres, reviendront par d’affreux chemins, pour le jour solennel. Parmi les ministres du Seigneur, amis du Roi, je n’ai vu que 4 évêques. 5 septembre 1882

 » Du Ciel, tu verras le triomphe de l’Église planer sur le front de Mon vrai serviteur Henri de la Croix ; Il viendra consoler l’indigence, renouveler le sacerdoce dévasté, affaibli et tombé comme une branche sous la scie de l’ouvrier. Sa charité renouvellera le sacerdoce, relèvera les statues de Ma Mère, fera remonter les calvaires insultés et réduits en morceaux.  » 14 février 1882

 » Après ce sera un Royaume purifié. En des contrées, il restera très peu de monde. La Justice fauchera une multitude, mais les justes seront préservés. Ma France plongée dans le crime ressuscitera glorieuse. Le règne de la paix sera prolongé de 25 ou 30 années, sous la direction d’une âme que le Divin Coeur réserve à Son peuple. A la montée de ce Prince qui deviendra roi, ma France nouvelle sera purifiée, ennoblie, ravissante à mes yeux.  » Notre-Dame, 23 juillet 1925

 » Je ne quitterai mon voile de deuil qu’au beau matin de l’aurore de la paix, où mon sol sera purifié, où mes justes chanteront le  » Te Deum  » d’action de grâces pour la période du temps de paix, marqué par la divine Volonté. Il peut monter ce temps encore, jusqu’à 40, mais pas beaucoup plus.  » Notre-Dame, 24 novembre 1922

 » Celui que l’exil réserve, c’est lui qui marchera sur la Ville Éternelle, avec les braves combattants qui l’auront assisté. L’Auguste Victime et tous ses enfants dans la Foi n’attendront plus qu’un miracle. Sans un miracle, rien ne pourra se faire : rien ne pourra rentrer dans la paix profonde.

 » Sans Moi, vous ne pouvez rien faire !  » (Saint Jean, XV-V)

Mais il faut demander ce Miracle ! Et remercier Tout ce que nous avons à faire, de notre côté, c’est : prier, souffrir, obéir avec Jésus.

Dans l’extase du 4 mai 1880, nous trouvons un exemple de la Présence constante de Jésus auprès de Ses Justes, de ceux qui souffrent persécution pour Son Royaume de justice, et le rappel de la valeur fondamentale pour l’Église du Saint Sacrifice de la Messe, du Crucifix, du Précieux Sang comme Bouclier et comme Arme contre les forces du Mal, des cinq Plaies comme  » mémoire de l’infinité de la faute, lavée dans l’infinité de la douleur, par l’infinité de l’amour.  » On y voit aussi la vigilance des Saints Anges et leur amour du Saint Sacrement.

 » Pendant la douleur qui fera fuir les habitants de la Ville éternelle, plusieurs ministres du Seigneur, désirant mourir pour la Foi, se réfugieront dans un Temple qui ne touche pas le sanctuaire du Vatican, mais qui en est le plus rapproché et à sa droite. (Église du Transtevere ?) Sous leurs yeux demeurera un Crucifix de moyenne grandeur.

Des cinq Plaies du Crucifix jailliront, à la fois, cinq flots de sang. Ce Sang jaillira si fort que deux Anges, dont la forme ne sera pas vue, le recueilleront dans deux calices qui seront vus, entourés d’une auréole.

Je vois aussi que les chaînes de Saint Pierre seront portées invisiblement et miraculeusement, au Christ qui laissera jaillir Son Sang. Ce miracle se fera pour toucher les coeurs impies, et desserrer un moment les liens du Père Commun des fidèles, qui sera sous les coups de ces coeurs sans pitié.

Les deux calices, où le Sang du Sauveur aura été recueilli, seront déposés, par les Anges, sur le grand Autel où le Saint-Père célèbre chaque jour le Saint Sacrifice. Personne ne pourra gravir les marches de cet Autel.

À une heure de la nuit, heure de l’Agonie au jardin des Olives, le Père des fidèles, pieds nus et accompagnés d’apôtres qui l’aiment et qui sont aimés de lui, par privilège, montera à l’Autel où se trouvent les deux calices.

Il ne pourra gravir ces marches, sans verser un torrent de larmes et sans être saisi d’un infini respect. Cet Autel sera le sien, comme Il fut celui de Pie IX. Il verra, écrit dans le Sang du calice de gauche :

 » Courage, très Auguste Pontife, le sang des Français, qui sont aussi tes enfants, vient s’offrir jusqu’à la mort pour ta défense. « 

Je vois le saint Pontife boire une goutte de Sang, de l’autre calice, de celui où il n’y a rien d’écrit.

Ce Sang le rendra conforme à son Sauveur mourant en Croix. 4 mai 1880

Le Roi aidera le Pape à vaincre les hérésies et les fausses religions. Le triomphe de l’Église et de son Chef, le triomphe du Roi convertiront un grand nombre d’infidèles.  » Dans Ma Sagesse Éternelle, J’ai le dessein de réserver un nombre immense de Juifs, car, au jour de Ma réjouissance Je veux les confondre… Je veux que ce peuple voit Ma Puissance.  » 18 janvier 1881

Protection et remèdes

Tout ce qui précède met en nos âmes un mélange de sentiments de crainte et un besoin de recours confiant.

C’est tout naturel, quand on perçoit bien le caractère sur humain et tragique des événements prédits. Nous sommes bien petits et démunis. Nous sentons bien le besoin d’un Sauveur, d’une certitude rassurante. Que faire ?

Tout d’abord, bien penser que le lion démoniaque est déjà à l’oeuvre,  » dévorant les âmes.  » II faudrait être totalement aveuglé pour ne pas voir son action en ces jours de boucherie, de désunion et de reniement. Même si ces événements ne devaient pas être pour notre génération ! II faut gagner des forces, des grâces pour ceux qui devront les affronter, pour les générations futures. Ce fut une des missions de Marie-Julie du Crucifix. Si nous avons encore la Foi, c’est à cause de ses souffrances et de ses prières, unies à celles de Jésus. Nous lui devons beaucoup.

Il faut tout d’abord, comme elle nous le dit tant de fois, remettre notre âme, notre vie corporelle et spirituelle, la vie de tous ceux pour qui nous devons prier, entre les mains de Dieu :

 » Mon Dieu, Je remets Mon âme entre Vos Mains. J’accepte Votre volonté, quelle qu’elle soit, si je dois vivre, ou si je dois mourir. « 

 » Ma fille, ce qui plaît à Dieu par-dessus tout, c’est de recevoir avec le même amour avec lequel Il le donne, tout ce qui va dépendre de Sa volonté adorable. C’est la gratitude pour tout.  »  » J’aime tant la reconnaissance. C’est un bienfait qui a une valeur inappréciable sur la terre. Au Ciel, vous verrez la beauté de ces grâces. Une action de grâces, c’est pour Moi, une ivresse de joie. « 

La valeur des prières ne vient pas de la quantité des paroles, mais de la pureté de l’intention, l’humilité de la demande.

 » Mon Jésus, j’ai grand besoin de Vous ! Je n’ai besoin que de Vous ! « 

La pureté, c’est Dieu qui la donne.

II faut être en état de grâce, c’est-à-dire confesser ses fautes à un prêtre fidèle. ( » Le nombre des bons prêtres sera bien petit. « )

- II faut faire tous les sacrifices pour assister à la Sainte Messe de toujours et communier le plus fréquemment possible, en esprit de charité pour ceux qui en sont privés.  » La pratique de la communion spirituelle fréquente plaît beaucoup à Jésus.  »  » L’amour pour le Saint Sacrement est celui qui enflamme le plus les âmes. C’est aussi celui que redoute le plus l’ennemi des enfers. « 

 » J’ai en tout temps le Dieu de mon coeur et en tous lieux le Coeur de mon Dieu.

- Bien entendu, cela suppose l’observation des commandements de Dieu et de l’Église, selon le devoir d’état, la charité envers le prochain, matérielle et spirituelle.

Attention à la médisance !  » La médisance et l’enfer, les deux plus grands amis. Ils sont toujours d’accord et prêts à agir. « 

 » Respectez les prêtres, C’est à Moi de juger ! « 

- Accepter avec patience les croix, les contrariétés, les traverses de l’existence et y ajouter le sel de quelques sacrifices plus personnels, en se souvenant de la patience et la compassion du Christ.

 » Ma chère enfant, sur terre, il ne faut jamais s’inquiéter. Il faut laisser agir la douce et sainte Volonté de mon Fils. « 

Tu diras :  » Mon Dieu, tout Vous regarde et rien ne me regarde moi-même, si ce n’est de Vous prier et de me soumettre. Je reste tranquille sur ma croix et dans Votre amour. « 

 » Tu ne désespéreras jamais, dût plutôt tout s’écrouler, la terre fut-elle couverte de feu et de charbon.  » 11 février 1878

- Utiliser l’eau bénite qui possède un pouvoir souverain contre les assauts de l’Ennemi. Mais il faut que cette eau soit bénie selon le rituel traditionnel.

- Faire souvent le signe de croix avec cette eau bénite.

- La prière du Rosaire avec méditation des mystères est essentielle, en évitant la précipitation. Ce qui compte, c’est le recours confiant à la Sainte Vierge, à Saint Joseph, aux Saints et aux Saints patrons en particulier.

- L’assistance de l’Ange gardien et de Saint Michel est très puissante contre les puissances du mal. Ils sont les messagers de nous à Dieu et de Dieu à nous. Un Ange gardien de Marie-Julie lui reprocha un jour d’avoir négligé de l’invoquer :  » Tu pries sans m’invoquer ! Tu es donc bien puissante pour prier toute seule ! Je suis là et tu ne m’invoques pas ! « 

Notre amie comprit bien la leçon et en fit son profit.

 » Ô nos Saints Anges gardiens, quand nous oublierons la Divine Présence du Bien-Aimé, pensez-y pour nous, adorez-Le pour nous, afin que pas une minute ne soit sans la pensée du Bien-Aimé.  » 22 juillet 1926

En réparation des profanations et des reniements :

 » Quand vous le pourrez, mes enfants, dites, soir et matin, le Miserere tout entier. Si vous êtes empêchés, dites-le au moins une fois. Si vous ne le pouvez pas, récitez un Pater et un Ave, ou l’acte de contrition au pied de la Croix ou en vous tournant vers l’Église. « 

 » Priez beaucoup pour l’Église, pour les prêtres et pour les pêcheurs, pour ceux qui vont faire lever le désordre et recrucifier mon Fils. Mes enfants, faites le Chemin de Croix qui, en peu de temps, mènera au Ciel bien des âmes… Faites beaucoup de communions, récitez le chapelet.  » 2 février 1881

Les prophéties comportent une liste de moyens simples, prescrits par le Ciel, à utiliser au cours des grandes épreuves, il ne s’agit pas de magie ou de superstition. Il s’agit de gestes simples, humbles qui sont des actes de confiance en l’Amour de Dieu, tel qu’il se dévoile dans le Coeur Sacré de Jésus, qui, Lui, est le seul Sauveur.

Peste mortelle – Un seul remède pour se protéger – Avaler un papier très mince sur lequel sera écrit :  » Ô Jésus, vainqueur de la mort, sauvez-nous ! Ô Crux ave, Spes unica !  » (27 mai 1880)

Pour les animaux : accrochez une médaille de Saint Benoît à leur cou.

Pour les cultures : médailles de Saint Benoît dans les plantations.

Pendant les grandes calamités : réciter la prière suivante à la Sainte Croix :

« Je Te salue, je T’adore, je T’embrasse,

O Croix adorable de Mon Sauveur !

Protège-nous, garde-nous, sauve-nous !

Jésus t’a tant aimée !

A Son exemple, je T’aime !

Ta Sainte image calme mes frayeurs,

Je ne ressens que paix et confiance. « 

Pendant les grands orages :  » Ô Crux, ave, Spes unica ! Et Verbum caro factum est. Ô Jésus, Vainqueur de la mort, sauvez-nous ! « 

Pendant les guerres :  » Pour dissiper toute crainte et toute frayeur, vous ferez toucher à votre front l’image ou la douce médaille de Marie Immaculée. Vos esprits resteront calmes. Vos intelligences ne craindront pas l’approche de la terreur des hommes. Elles ne ressentiront pas les effets de Ma grande Justice. « 

 » Mes enfants, reprend la Sainte Vierge, je dirai encore aux pères et mères de famille qu’il serait bon de faire porter à leurs enfants, petits et grands, une médaille, qui n’existe pas, mais que l’on pourrait faire faire, très peu large, comme on voudra. Cette médaille porterait ces mots :

 » O vous, Vierge sainte, qui avez écrasé la tête du Serpent, gardez notre Foi et l’innocence de nos petits enfants  « 

La Sainte Vierge porte la médaille sur son coeur ; elle est ronde et blanche. Il n’est pas nécessaire, dit-elle qu’elle soit d’un grand prix ; son efficacité sera la même.

Ce sera pour garder l’innocence, en un temps si difficile, quand la corruption se répandra partout. Tout chrétien pourra s’en munir, comme d’une défense et une arme de foi.  » 26 août 1880

Dans les maladies inconnues :  » Une médaille de Mon Divin Coeur, une médaille où sera tracée la Croix adorable. Vous tremperez dans un verre d’eau ces deux images, soit en carton, soit en métal. Vous boirez de cette eau deux fois bénite, deux fois purifiée. Une seule goutte dans vos aliments, une toute petite goutte, suffira pour éloigner non pas le fléau mais les fléaux de Ma Justice.

Vous donnerez une goutte de cette eau aux pauvres âmes atteintes par les fléaux des maladies inconnues qui attaquent le coeur, l’esprit, la parole. « 

Porter sur soi un Crucifix et adorer Jésus-Crucifié.  » La dévotion aux Saintes Plaies sera un paratonnerre pour les chrétiens qui l’auront conservée.  »  » N’oubliez jamais de renouveler continuellement l’offrande du Précieux Sang. Soyez consolés, vous tous qui honorez Mon Précieux Sang, il ne vous arrivera rien. « 

Maladies diverses : Dans le choléra, l’aubépine en infusion. Dans les fièvres inconnues, l’humble violette. Dans les souffrances de poitrine et les violents maux de tête : le lierre terrestre, l’herbe de Saint Jean.

Jours de ténèbres :  » Les cierges bénits (de cire d’abeille pure) donneront seuls de la lumière. Un seul suffira dans chaque maison pour les trois jours. Ils ne donneront pas de lumière dans les maisons des impies et des blasphémateurs. « 

 » Quand vous entendez un blasphème, dites un Gloria Patri. C’est une consolation pour le Ciel. « 

Mais l’essentiel, la Sainte Vierge nous le dit le 15 avril 1900 :

 » Mes petits enfants, c’est la Foi, c’est la confiance, la plus belle prière qui obtient le plus et davantage. « 

Notre Seigneur nous confie le 21 avril 1921 :  » Âmes bien aimées, il y a trois abris : Mon Divin Coeur, Ma Divine Croix, Ma Bien-Aimée Mère Immaculée. « 

Conseils de Saint Grégoire le Grand, Pape :

 » Qu’aurez-vous à faire ?

Attendre, prier, faire ce que Dieu veut.

Servons Dieu à travers toutes les obscurités qui se trouvent en nous. Servons-Le, malgré les ténèbres dans lesquelles Il nous laisse marcher.

Quand même la lumière de vos âmes serait complètement éteinte, servons-Le quand même ; servons-Le toujours.

Ne perdez pas courage ; traversez tous les périls ; affrontez les dangers.

Dieu vous comblera de grâces et de consolations.  » 19 août 1878

Prières pour le temps de pénitence

Au cours des extases, le Ciel nous adjure de prier, et de bien prier, et qu’y-a-t-il de plus efficace que les prières de la liturgie immémoriale de l’Église. Faites votre profit des trésors de dévotion que contient votre missel (un missel traditionnel est bien).

La prière de base est le  » Pater  » Il contient tout. Mais il faut le dire selon la forme traditionnelle. En particulier, bannir la formule moderne  » Ne nous soumets pas à la tentation  » qui est une absurdité et un quasi-blasphème envers l’Amour infini de notre Père des Cieux.

L’Ave Maria ne doit pas être modifié, car les paroles qu’il contient font partie de l’Écriture Sainte. La deuxième partie est l’héritage de la tradition suppliante de l’Église. C’est un acte d’humilité qui plaît beaucoup à la Sainte Vierge.

 » Mes petites âmes aimantes, J’ai un temps mesuré dans cette terrible épreuve où Mes justes souffrent et où Mes ennemis se réjouissent, mais la tâche sera bientôt abrégée. En abrégeant, Je bouleverserai la terre, Je ferai retentir du fond des montagnes, une voix de lamentation et de menace qui aura tous les accents de ce grand  » Libera  » réservé à la grande mortalité de la terre sous les foudres de Ma Justice et sous les rigueurs de Ma juste Colère.

Mes petites âmes aimantes, vous trouverez votre asile dans Ma Croix et dans Mon Sacré-Coeur, car Mon Sacré-Coeur est surmonté de la Croix et la Croix est le paratonnerre et l’abri de Mes justes.  » 16 juin 1914

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L’oeuvre de la Croix à l’heure des combats

 » Donnez la paix, Seigneur, à ceux qui Vous attendent, afin que vos prophètes soient trouvés véridiques.  » (Eccli 36, 18)

Chers amis de Marie-Julie, (Donné à La Fraudais le 4 octobre 2003)

Que mes premières paroles soient pour vous remercier de votre présence à cette assemblée annuelle !

Merci aussi à ceux qui sont unis à nous par la pensée et la prière.

Merci à tous ceux qui gardent la mémoire de notre grande amie, Marie-Julie Jahenny, à qui nous faisons une grande joie en l’invoquant sous le nom qui lui fut donné par le Ciel : Marie-Julie du Crucifix.

Elle montrait son Crucifix, comme on montre une arme redoutable, un livre admirable, une consolation inégalable.

Toute sa vie, elle a été à la Fraudais comme un Saint Jean-Baptiste, le prophète du désert. Elle a montré du doigt sur son Crucifix, et sur elle-même, véritable crucifix vivant, l’Agneau de Dieu qui porte les péchés du monde. Tout au long de cette vie de  » prière, de souffrance offerte, d’obéissance avec Jésus « , selon sa devise, elle a dit et répété la vérité que le monde refuse.

Jésus en Croix nous révèle l’immensité et l’horreur du péché.

Jésus en Croix s’y révèle comme le modèle de toutes les vertus.

Jésus en Croix nous fait connaître la Justice de Son Père, qui ne peut tolérer l’impunité de la moindre faute.

Jésus en Croix nous fait connaître l’infinie Miséricorde et les profondeurs insondables de l’Amour Divin, révélées par le Coeur ouvert, et les Saintes Plaies qui sont, comme le dit si magnifiquement Mgr Ghika :  » l’héritage et le souvenir de l’infinité de la faute, lavée dans l’infinité de la douleur par l’infinité de l’Amour. « 

La mission de Marie-Julie fut de montrer, de révéler les réalités surnaturelles, dans une époque enténébrée.

Elle montre la direction où il faut aller chercher la clarté, la lumière de la vérité qui sauve de la mort.

Elle n’est pas de ces démagogues qui, par peut de déplaire, édulcorent la vérité, rabotent, liment tout ce qui peut heurter l’esprit du monde, au prix d’un vandalisme doctrinal dont nous ne voyons que trop les terribles effets.

Sa doctrine est dans la plus pure Tradition de l’Église Catholique et Romaine. Nous pouvons et nous devons donc lui faire une entière confiance et poursuivre avec constance, avec persévérance, avec patience, le bon combat.

Ce combat nécessite des armes et de l’énergie. Le Ciel entier, par la voix de Marie-Julie, nous dit que nous les trouverons dans les Sacrements et particulièrement dans les Sacrements de Pénitence et de l’Eucharistie. Après sa mort en 1878, le Pape Pie IX apparaît à Marie-Julie, lui aussi appelle au bon combat :

 » Prenez vos armes, et si elles sont rouillées, il faut les frotter. Préparez vos armes ; les meilleures sont la prière, la Foi et la confiance. « 

C’est tout particulièrement pour la défense de la Sainte Messe et des prêtres fidèles que nous devons travailler et prier. Cela demande des efforts de patience, de discernement de l’essentiel, de mise en commun de toutes sortes de biens. Mais quel bien suprême au milieu de nos luttes. Voici ce que disait la Très Sainte Vierge le 16 juillet 1901 :

 » Mes enfants, quelle puissance que le Saint Sacrifice de la Messe. Ce n’est qu’au Ciel que vous pénétrerez l’immense efficacité de ce prodige de puissance, de bonheur, de merveille et de délivrance. « 

Soyez sûrs que Marie-Julie vous soutiendra dans ce combat, elle qui demanda la faveur d’assister à toutes les Messes jusqu’à la fin du monde :

 » Je veux souffrir jusqu’à la Fin du monde. Je veux assister à toutes les Messes jusqu’à la Fin du monde. « 

Sa mission n’est pas terminée, ni celle des saintes âmes victimes qui furent les premiers Amis de la Croix. Invoquons souvent ces saints prêtres, en particulier Monseigneur Fournier et l’Abbé David qui fusent si proches de Marie-Julie dans une commune persécution. Ils sont les protecteurs de tous ceux qui veulent maintenir vivante la mémoire des merveilles de La Fraudais.

La plus grande partie de ces merveilles est encore à venir avec la fondation de l’Oeuvre de la Croix et l’érection du Sanctuaire.

C’est donc à ce combat dans la Foi, l’Espérance et la Charité que nous sommes convoqués. Nous sommes enrôlés, mobilisés pour un très haut service. C’est une grâce que nous devons accueillir avec reconnaissance et avec la conscience que, sans l’aide du Ciel, nous ne pouvons rien faire :

 » Des serviteurs du Seigneur font bien la divine volonté. Ils attendent, avec confiance, l’arrivée de toutes choses.  » 8 mars 1881

Nos ennemis intimes, nous les connaissons trop bien : le doute, le découragement, le manque de confiance, une certaine irritation que les choses n’avancent pas selon nos désirs. L’esprit est prompt, mais la chair est faible ! Et nul doute que Quéquet ne s’en mêle certains jours !

Que faire ? que va-t-il arriver ? à chacun de nous ? à nos familles ? à la France ? au monde ?

Des lumières sur toutes ces questions bien légitimes nous les trouverons, bien souvent, dans les extases de notre amie. Mais il y faut du discernement et du calme.

Saint Grégoire le Grand, Pape, vient ainsi, le 19 août 1878, donner ses consignes à ceux qui doivent combattre en notre époque si terrible.

 » Qu’aurez-vous à faire ?

- Attendre, prier et faire ce que Dieu veut. Aimons Dieu de tout notre coeur, servons Dieu fidèlement, servons-Le à travers les obscurités qui se trouvent en nous, servons-Le malgré les ténèbres où Dieu nous laisse et où il nous faut marcher, servons-Le quand même. Quand même la lumière de vos âmes serait absolument éteinte, ne perdez pas courage, traversez tous les périls, affrontez les dangers et Dieu vous comblera de Ses grâces et de Ses consolations. Qui peut nous rendre heureux sur la terre, si ce n’est la paix de Dieu qui vit en nous, qui travaille en nous, qui prie en nous ? Sans cette paix, l’homme devient comme un damné, il court et se précipite dans le premier gouffre qu’il rencontre, parce que c’est l’affreux ravage que font en lui tous ses amours déréglés…

Prenons nos croix, portons-les sans rougir puisque la Croix nous procurera un jour le bonheur de voir Dieu, de Le comprendre et de L’aimer. Portons la Croix ! il y a des croix partout. Le bonheur d’aimer la Croix nous procure, dès cette vie, une délicieuse attente de bonheur de voir et de posséder Dieu. « 

La lecture de la suite des entretiens célestes de près de 70 ans nous en apprend beaucoup sur la Sagesse Divine qui gouverne toutes choses pour le plus grand bien de Ses amis, les justes, c’est-à-dire, ceux qui font tout leur possible, avec la grâce de Dieu, à travers leurs faiblesses et leurs chutes, pour ne pas renier les promesses de leur Baptême.

 » Je renonce à Satan. Je m’attache à Jésus-Christ pour toujours « .

Ces deux petites phrases sont comme le fil rouge qui permet de s’y retrouver dans les événements passés, présents et à venir.

En effet on ne peut rien comprendre dans la confusion actuelle du monde sans faire appel aux secours des lumières d’En-Haut.

Tout ce qui s’est passé dans le monde et à La Fraudais, pendant près d’un siècle, et ce qui s’y passe encore ne peut se comprendre que par la référence à un combat spirituel entre Jésus-Christ, Roi des rois, Tête de Son Corps mystique qu’est l’Église fidèle et le  » Prince de ce monde  » aidés par ses complices humains qui ne veulent pas de la Royauté du Seul Sauveur.

D’après les prophéties de Marie-Julie, nous en sommes à une phase décisive de la fin des temps, où Dieu permet à l’Enfer de répandre son action sur la terre pour mettre à l’épreuve la fidélité de l’Église et pour punir les pêcheurs ingrats et impénitents.

Celle crise terrible par ses persécutions tantôt violentes, tantôt larvées, et par ses séductions perfides a pris une ampleur d’incendie depuis la Révolution Française et son fameux esprit des lumières qui est en fait une entrée dans les ténèbres.

L’homme, séduit par le tentateur, se veut son propre créateur se disant le fruit d’un hasard aveugle. Estimant qu’il est capable de tout faire sans aide, ne s’estimant pas fautif ni redevable envers quiconque il ne reconnaît pas le besoin d’un Sauveur, d’un Messie médiateur entre Dieu et les hommes. Ces ténèbres intellectuelles aboutissent à la déchéance morale des personnes, des familles, des nations, en un mot à la perdition, au reniement, à l’apostasie en masse. Dans l’Église même se sont infiltrées des fumées de Satan, qui amènent les baptisés insouciants et endormis, à se détacher du Christ et de Sa Croix et à donner leur approbation à Satan et à ses tentations de jouissance immédiate et de rejet de toute dépendance.

Mais la Providence veille.

Comme dans toutes les oeuvres divines, justice et miséricorde se rencontrent.

Si Dieu se sert des démons, c’est pour châtier les pêcheurs qui se livrent à eux et pour donner plus de mérites aux justes qui les rejettent et les combattent.

Dieu avertit longtemps à l’avance par toutes sortes de moyens naturels ou miraculeux. Avant la grande révolution qui doit bouleverser l’Europe, fi fera comprendre aux pêcheurs, combien est noire leur âme ingrate. fi leur fera subir des jours de ténèbres physiques, de quelques heures, avant les trois jours de grandes ténèbres qui verront une véritable extermination des endurcis impénitents. Ces avertissements réveilleront de nombreux  » endormis  » et ainsi les sauveront. Mais ce sera ensuite le Châtiment des aveugles volontaires, car ils se seront crevés les yeux pour ne pas voir que Jésus est la seule Voie de la Vie et de la Vérité, le seul Soleil des âmes. Ils se seront donné le menteur pour guide et subiront son sort.

Chers amis, quand vous verrez les sectes lucifériennes parcourir le pays en poussant les chrétiens à renier le Christ (les impies coureurs), sachez que le moment est proche.

Quand vous verrez des offices ouvertement à la gloire de Lucifer, méprisant de façon injurieuse Jésus et Son Église fidèle, sachez que le moment est proche.

Nous en sommes à la phase préparatoire qui est celle du culte de l’homme. Déjà, on parle de l’équivalence des religions. La Passion du Christ est tenue pour négligeable. Sa Royauté absolue est niée. La France devient  » Mahomète « , comme dit notre amie, car elle nie la Divinité du Christ, accordant à la vérité et à l’erreur le même traitement. Sa mission de fille aînée de l’Église est bafouée par la France athée. On ne veut plus de chef, de pape, de roi. C’est tous ces reniements que Marie-Julie a dû expier. Elle a dû s’offrir en sacrifice pont obtenir qu’un petit reste trouve la force d’être fidèle, pour que l’Église triomphe, pour que le Papauté et la Royauté soient rétablies dans leurs droits.

Dans son fol orgueil, Lucifer veut se faire l’égal de Dieu et se faire adorer par les hommes, comme le seul vrai sauveur. Il est d’une féroce jalousie envers le Christ dont l’humilité et l’obéissance l’ont vaincu, il suscitera guerres, révolutions, massacres, désordres pour dissoudre toute la vie sociale et attirer vers lui les appels des hommes. Il s’acharnera à faire détruire tout ce qui rappelle le Sauveur, les croix en particulier et les tabernacles, les prêtres et les âmes consacrées. II lui sera permis de faire de faux prodiges, de fausses apparitions pour tromper les moins vigilants. Mais II sera donné aux âmes fidèles à la prière et à la Croix de déjouer ses pièges. Les Saints Anges seront leurs protecteurs… s’ils n’oublient pas de les invoquer !

Toute cette phase de véritable infestation satanique durera trois années, et se terminera par le châtiment universel qui réduira de beaucoup le nombre des humains.

Alors seulement viendra la consolation du règne d’un grand Roi catholique et de la résurrection de l’Église, sous la houlette d’un saint Pasteur.

Ce sera d’ailleurs pour un temps limité [à 40 ans,] avant le combat final contre l’antéchrist, Lucifer singeant l’incarnation et la résurrection avant son engloutissement définitif, la fin de ce monde et la Parousie. Voilà la trame du futur et l’explication de la confusion actuelle, telle que la décrit Marie-Julie.

Ce qui compte aujourd’hui, c’est de ne pas s’endormir mais de préparer les âmes au combat.

Le Ciel nous assure que si nous sommes vigilants, si nous prions pour y voir clair, nous ne serons surpris par aucun événement et que Dieu fera tout pour notre bien. Soyons Lui reconnaissant, Il nous prévient, Il ne veut pas que Ses enfants ressentent les mêmes terreurs que les païens frappés par les coups de Sa Justice :

 » Je veux qu’ils s’attendent à tout, Je veux que rien ne les étonne.  » 30 juillet 1925

Ce sont les prières des justes qui retiennent la Justice divine, qui écartent l’Enfer, qui obtiennent des remises de peine et des sursis de miséricorde. Les prophéties sont conditionnelles.

 » Il n’y a que la prière qui peut sauver la terre qui peut donner la victoire… Je ne peux vous donner cette victoire tant désirée. Il n’y a pas assez de prières, de sacrifices, de calvaires…  » 24 janvier 1882

La restauration de la monarchie n’a pas été accordée à la France en 1870, parce qu’il n’y a pas eu assez de prières et de pénitence, parce que la France n’a pas voulu renoncer à Satan et s’attacher à Jésus-Christ. Elle n’a pas assez désiré le salut. À la mort du Comte de Chambord, en 1883, il est dit :

 » Il faudra rester où le Bon Dieu nous aura placés et beaucoup prier. La France n’ayant pas mérité celui qui devait la sauver, Dieu l’a enlevé de la terre ; C’est le premier châtiment.  » 17 octobre 1883

Mais :

 » Quand la terre aura été purifiée, de beaux jours reviendront et le Sauveur choisi par nous, inconnu de Mes enfants jus qu’ici, viendra.

C’est une âme bien belle, c’est une fleur spéciale de vertu et le Coeur adorable de Mon Fils commence à lui préparer ses nobles dignités et il viendra au nom du Sacré-Coeur avec la poitrine décorée de l’Adorable Coeur de Jésus. La grâce du Ciel sera avec lui et les ruines seront relevées.  » 19 septembre 1901

Aussi :

 » Il n’y aura aucun espoir de renouveau avant une immense purification « , tel est l’avertissement maintes fois répété par Notre Seigneur et la Sainte Vierge à La Fraudais.

Les âmes sont mises en demeure de choisir leur camp. C’est pourquoi un des buts que nous devons poursuivre est de faire connaître le pourquoi des événements ; les dates et les lieux sont du domaine de la Providence :  » il ne vous appartient pas de connaître ni le jour, ni l’heure « , et cette divine Providence n’a jamais abandonné personne.

 » Mon Dieu, tout Vous regarde et rien ne me regarde moi-même si ce n’est de Vous prier et de me soumettre. Je reste tranquille sur la Croix et dans Votre Amour. « 

- Tu ne désespéreras jamais, dût plutôt tout s’écrouler, la terre fût-elle couverte de feu et de charbon.  » 11 février 1878

Soyez heureux, chers amis de Marie-Julie, de participer à cette oeuvre de miséricorde spirituelle, qui consiste à instruire les ignorants, à consoler les affligés, à rendre l’espérance à ceux qui souffrent sans connaître le sens et la valeur de la Croix, à ceux qui meurent sans savoir pourquoi ils ont vécu. Ces coeurs se tourneront vers vous spontanément. N’en soyez pas surpris, c’est Jésus qui veut qu’il en soit ainsi, c’est la mission qu’il vous donne : Soyez apôtres pour les accueillir.

Voici ce qu’il disait à Marie-Julie, le 3 septembre 1925 :

 » Je vous unis, petites âmes que J’aime et que Je choisis pour faire beaucoup de bien, pour semer beaucoup de paix dans les âmes et encore beaucoup d’amour miséricordieux (2 fois), amour de Miséricorde. Je vous donne cette grâce d’être à l’époque douloureuse de vrais porte-miséricorde pour beaucoup d’âmes. Vous me sauverez des âmes par les dons tout divins que Je vous donne dès aujourd’hui dans ma tendresse. Oh ! que Je vous aime. « 

 » Je vous aime tant que Je vous laisse dans ma bonté ce que Je veux de vous, mes petits apôtres de mon divin Coeur, de ma Croix et de ma Miséricorde, pour les âmes coupables qui ne me connaissent plus. Mes petites épouses, vous remplacerez mon prêtre qui fera défaut dans bien des lieux. Belle mission inventée par mon divin Amour et par ma divine Miséricorde.  » (2 fois)

Il ne s’agit pas, évidemment ! de se substituer aux prêtres, devenus si peu nombreux, dans la fonction qui leur revient en propre de ministres des sacrements, mais de les remplacer, là où ils feront défaut, dans le rôle qui leur revient normalement, d’apostolat et de réconfort auprès des âmes.

L’heure des grandes actions spectaculaires n’est pas venue, mais plutôt l’heure du silence priant des Catacombes.

Mais, puisque nous sommes ici sur la terre foulée pendant tant d’années par l’humble Marie-Julie, tout près de sa pauvre maison, il est peut-être intéressant de soulever quelque peu un coin du voile temporel qui nous cache l’avenir de La Fraudais. Ce lieu béni dont Notre-Dame pouvait dire, le 16 mars 1880 :

 » Depuis le Calvaire jusqu’à ce jour, je n’ai jamais remarqué tant de grâces, autant qu’il en est réservé pour ce lieu. « 

Le nom de  » La Fraudais  » signifierait  » le torrent  » C’est donc un lieu prédestiné au torrent de grâces, après avoir vu se déverser le torrent des souffrances, et le torrent des prières.

 » Mes enfants, tant de peines, tant de croix, tant de larmes seront hautement récompensées.

Le Ciel a tout prévu. Ce lieu deviendra grand, d’une immense grandeur. Les âmes viendront, poussées par une grâce extraordinaire.

Mes enfants, une montagne a été élevée ici…

C’est mon Fils qui, à Son tour va commander. Voilà comment les oeuvres secrètes arrivent doucement à leur terme, après avoir été longtemps voilées en apparence.

Vous êtes appelés à une régénération extraordinaire. Vous serez appelés les enfants du monde nouveau.  » 16 mars 1880

 » Il sera élevé, ici, un Sanctuaire à la Croix et à Marie Immaculée. Ce lieu sera vénéré par tous. J’y guérirai le corps et l’âme par une eau vive.

J’emploierai beaucoup de pierre pour les maisons où j’enfermerai les Pères de la Croix, et les orphelins de père et des veuves. Autour du Sanctuaire, d’où auront fui tous les bruits du monde, je veux faire des cloîtres de serviteurs et de vierges.

Au commencement, il y aura des difficultés, mais de courte durée.

Ce temple s’élèvera si rapidement que l’on verra bien que les Anges auront contribué à élever les murs. (suit le plan du Sanctuaire de la Croix).

Voilà, chères victimes, des travaux où couleront vos sueurs. La France entière viendra d’abord s’abriter sous l’arbre de la Croix ; puis l’univers entier comprendra et viendra. Voilà la fontaine, je vais bientôt la remplir.  » 9 février 1878

Forts de ces certitudes, il ne nous reste plus qu’à veiller aux signes de la Volonté de Dieu et à prier pour que ces projets se réalisent pour Sa plus grande gloire à l’heure qu’il aura choisie.

La canonisation de Marie-Julie et celle du Roi-Martyr, Louis XVI, sont dans ces projets divins pour après le grand Coup.

Je ne voudrais pas terminer ce petit entretien sans rappeler que, par le  » hasard  » (si le hasard existait !) des difficultés et des opportunités qui se présentaient à nous, nous nous réunissons aujourd’hui, le 4 octobre, en la fête de Saint François d’Assise. Nous pouvons y voir une faveur de notre amie du Ciel, car ce grand amant de la Croix, stigmatisé comme elle, fut du nombre de ces Saints qui eurent les plus étroits rapports avec Marie-Julie quand il s’agissait de la former dans son saint Noviciat. Il était son Père spirituel, le Père Séraphique, celui qui la guidait dans sa voie de souffrance et d’amour. Saint François, si proche de Jésus pour avoir participé aux souffrances de la crucifixion, formait Marie-Julie du Crucifix à cette rude école.

Il semble qu’il ait an grand rôle à jouer dans le relèvement de l’Église – tout comme Marie-Julie, nous pouvons le penser – et, qu’à ce titre, il soit le soutient tout particulier des chrétiens fidèles dans ces temps difficiles Guide de Marie-Julie dans son pèlerinage terrestre, il l’est aussi de ses amis ; et c’est à eux qu’il donnait ses directives, le 17 septembre 1878 afin de les fortifier en vue de la lutte qu’ils auront à subir par les ennemis jurés de la Foi catholique. J’ai déjà évoqué cette exhortation devant cette assemblée, lors d’une précédente réunion, il y a quelques années, mais qu’importe, n’avons-nous pas besoin de nous retremper de temps à autre ?

 » Chers frères de la Croix, (c’est Saint François qui parle) ne vous inquiétez pas de ce qu’on dira de vous ! De ce qu’on fera contre vous ! Gardez la paix et l’espérance car le chemin qui conduit à l’honneur et à la gloire vous est ouvert. Pourquoi ne vous attaque-t-on pas en face ? Parce que Dieu a versé en vous un respect que vous avez mérité, en vous dévouant à Sa gloire. C’est ce respect, venant de Dieu, qui empêche les affronts et empêche vos ennemis de s’approcher en face de vous, la tête et les yeux levés. Voilà pourquoi ils vous respectent par force. Il y a encore quelque chose qui les renferme ; ils sont attaqués en eux-mêmes, sans savoir comment ils sont retenus par une puissance invisible qui leur souffle :  » Tu respecteras l’âme choisie de Dieu, tu respecteras le corps de l’homme dont tous les mouvements se dévouent à l’oeuvre de ton Dieu « . Voilà le souffle qu’ils ne voient, ni ne connaissent, ni n’entendent, mais qu’ils ressentent.

Chers frères de la Croix, pourquoi déchire-t-on votre réputation ? C’est que vous êtes des hommes d’une chair trempée et retrempée dans la source Divine qui n’est réservée qu’aux véritables et fidèles serviteurs de Dieu. Voilà pourquoi vous êtes solides comme le fer éprouve’ par le feu. Mais on ne peut déchirer votre honneur, parce que votre honneur n’est pas un honneur naturel, comme celui de tous les autres. Cet honneur ne vient que de Dieu, que de Sa Croix, que de Ses promesses. Il ne vient que de la Divine Volonté, que de la confiance que mes frères ont en Dieu. Pourquoi invente-t-on ? Parce que l’honneur jaloux des ennemis de mon Dieu s’élève en eux, qu’il les travaille, qu’il ne leur laisse aucun repos, c’est là un honneur, un orgueil qui vit dans les vices, dans la colère, dans la vengeance de tous vos ennemis qui sont les ennemis de Jésus-Christ. Cette rage vient de la jalousie, de l’orgueil, du désir que Dieu ne soit pas défendu, que Son Nom ne soit pas respecté, que Sa Croix n’ait pas de défenseurs, que tout ce qu’il fait soit oublié et anéanti. Voilà pourquoi vous souffrez, pour Dieu, pour Son Nom, pour Sa Cause. Le petit nombre des amis de la Croix est choisi et béni. C’est Dieu qui le veut ainsi, il a pour lui les plus belles promesses divines. Dieu a dit :  » C’est sur vous, sur toi et sur toi, que j’arrête Mon Regard adorable. Je veux que tu Me sois dévoué dans Mes desseins. Je te choisis pour soutenir, pour défendre le commencement de Mon oeuvre. Je te place dans Mon oeuvre comme un poteau solide ; tu l’appuieras, tu la soutiendras, tu la porteras sur tes épaules, quand elle sera dans les plus grandes menaces.  » Les victimes et les serviteurs sont destinés à aider Notre-Seigneur à soutenir l’oeuvre, les murs de l’oeuvre, pour la placer sur de belles pierres taillées et polies. Quelle belle couronne de Gloire ! Quel honneur ! « 

Eh oui, quel honneur !

Que la Très Sainte Vierge, Notre-Dame de la Bonne Garde, qui s’est proclamée Maîtresse, Gouvernante et Directrice de l’Oeuvre de la Croix nous couvre de ses mérites afin que nous soyons rendus dignes d’une telle grâce !

Mes chers amis, je vous la souhaite et je vous remercie.

( 8 février, 2013 )

La prophetie de Jean de Jérusalem

hodpitalier

Je mets ce texte à votre disposition juste à titre informatif. En effet il ne me semble pas que l’Eglise se soit prononcée sur cette prophetie, bien qu’ilen existerait un exemplaire au Vatican, ceci étant, sa lecture laisse perplexe quand aux similitudes entre ce qui est prédit et les temps actuels.

« Jehan de Vézelay dit Jean de Mareuil ou Jean de Jérusalem (1042- 1119) est un Templier, qui aurait participé à la libération de Jérusalem en 1099, conquise vingt ans plus tôt par les Turcs. On lui attribue des prophéties concernant le second millénaire, dites Protocole secret des prophéties.

D’après sa biographie, selon le manuscrit de Loubianka, il serait l’enfant du monastère bénédictin de Vézelay, fils de Bourgogne, soldat du Christ en Terre sainte, et l’un de neuf fondateurs de l’ordre du Temple. Il serait un proche d’Hugues de Payns, premier grand maître de l’ordre du Temple, et serait né en Bourgogne vers 1042 et mort à Jérusalem en 1119. D’après une autre version, il aurait été plutôt croisé et bénédictin. On assure qu’après la Première Croisade il a découvert un grand secret sur la montagne du temple à Jérusalem, ce qui a fait de lui un prophète.

Jean de Jérusalem aurait écrit sept manuscrits de prophéties. Trois manuscrits auraient été confiés à Bernard de Clairvaux (saint Bernard) qui en donne un au monastère de Vézelay [Note 1]. Quatre autres exemplaires auraient été dispersés et eurent différents destinataires. Un manuscrit retrouvé dans les archives du KGB à la Loubianka en 1992, faisait, selon les services russes, parti d’un lot d’archives allemandes saisies à Berlin, ce qui expliquerait les différentes mentions en marge qui s’y trouvent, indiquant, que ce manuscrit fut saisi dans une bibliothèque juive de Varsovie (Pologne). Ce manuscrit sera traduit par le professeur russe Galvieski (ou Gavielevwi) (1917-1995) en 1994. Aucun autre original de cette prophétie n’a été retrouvé à ce jour. Ce manuscrit russe, on le dit aussi trouvé, dans les archives du monastère de la Trinité-Saint-Serge à Zagorsk près de Moscou (Russie) 1992/1993. On assure que les textes peuvent être datés du quatorzième siècle. »

Complément Source :  Wikipedia

Texte issue de la page : http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/pages/la-prophetie-de-saint-jean-integrale-5453280.html

« LA PROPHETIE ANNONCANT LE NOUVEL ORDRE MONDIAL

Cette prophétie a été écrite en 1099 par Jean de Vezelay (Jean de Jérusalem ou Jean de Mareuil), l’un des 8 fondateurs de l’Ordre des Templiers. La première partie de la prophétie est une sombre    prédiction pour la période de l’an 2000, « l’An Mille qui… vient après l’An Mille ». La deuxième partie annonce une ère    nouvelle et pleine d’espoir, « lorsque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille »…

Nous connaissons deux apocalypses, celle de Daniel et celle de Jean. La première ne subsiste aujourd’hui que grâce à la ferveur de certains milieux marginaux du monde Chrétien, celle de jean au    contraire a été reconnue par le canon chrétien au concile de Tolède, en 633 [...]. Certains pensent qu’elle a été écrite par des disciples de Jean, proche du milieu    éssénien. Néanmoins, nous trouverons de nombreuses associations entre la Kabbale et l’Apocalypse alors que la plupart des gens n’y voient que l’annonce d’une catastrophe et de la fin du monde.    (Notons que nous trouvons cette même peur aux alentours de l’an 1OOO qui voit l’Ordre du Temple s’établir).

Lorsque commencera l’an mille qui vient après l’an mille,
L’homme aura peuplé les cieux et la terre et les mers de ses créatures

Ce document a été retrouvé par le professeur Galvieski dans les archives du monastère de Zargorsk en Russie au monastère de la Sainte Trinité Saint Serge près de Moscou. Dans son introduction, ce    manuscrit indiquait qu’après la conquête par les Turcs de Constantinople en 1453, sur l’île de Zagorsk, dans l’Empire de la foi resté préservé, sont venus se réfugier les hommes et leurs écrits    et parmi eux Le « Protocole Secret » qui enseigne le destin des hommes quand commencera « l’An Mille qui vient après l’An Mille… » c’est à dire les années après l’an 2000.

Ce Protocole Secret dont parle le manuscrit de Zagorsk est recueilli par des religieux sur la route de Compostelle. Jean de Vezelay devenu un moine chrétien, chevalier Croisé, l’un des fondateurs    de l’Ordre du Temple et l’un des premiers templiers, il participa à la libération de Jérusalem en 1099, conquise 20 ans plus tôt par les Turcs. C’est au cours de son séjour dans la Ville Sainte    qu’il rédigea son recueil prophétique.

Voici le Livre des Prophéties , Le troisième millénaire révélé , de Jean de Jérusalem , traduit par M. Galvieski , qui a découvert le manuscrit du Livre des prophéties (Ed. J.C. Lattès ,    1994).

LA PROPHETIE DE JEAN DE JERUSALEM

Je vois et je sais.

Mes yeux découvrent dans le Ciel ce qui sera et je franchis le temps d’un seul pas.
Une main me guide vers ce que vous ne voyez ni ne savez.

Mille ans auront passé et Jérusalem ne sera plus la ville des Croisés du Christ.
Le sable aura enfoui sous ses grains les murailles de nos châteaux, nos armures et nos os.
Il aura étouffé nos voix et nos prières.

Les Chrétiens venus de loin en pèlerins là où étaient leur Droit et leur Foi, n’oseront s’approcher du tombeau et des Reliques qu’escortés par des Chevaliers Juifs qui auront ici leur Royaume et leur Temple.

Les Infidèles seront une foule innombrable qui se répandra partout et leur foi résonnera comme le tambour d’un bout à l’autre de la Terre.
Je vois la Terre immense.

Des continents qu’Hérodote ne nommait que dans ses rêves se seront ajoutés au-delà des grandes forêts dont parle Tacite, et loin au bout de mers illimitées qui commencent après les Colonnes d’Hercule.
Mille ans auront passé depuis le temps que nous vivons et les fiefs se seront partout rassemblés en de grands royaumes et de vastes empires.

Des guerres aussi nombreuses que les mailles de la cotte que portent les Chevaliers de l’Ordre se seront entrecroisées, défaisant les royaumes et les empires, en tissant d’autres.

Et les serfs, les manants, les pauvres sans feu se seront mille fois révoltés, brûlant les récoltes, les châteaux et les villes, jusqu’à ce qu’on les écorche vifs et qu’on force les survivants à rentrer dans leurs tanières.

Ils se seront crus Rois.

Mille ans auront passé et l’homme aura gagné le fond des mers et des cieux et il sera comme une étoile au firmament.
Il aura acquis la puissance du soleil et il se sera pris pour Dieu, bâtissant sur l’immense terre mille tours de Babel.
Il aura construit des murs sur les ruines de ceux qu’avaient élevés les Empereurs de Rome, et ils sépareront une nouvelle fois des Légions et des Tribus Barbares.

Au-delà des grandes forêts sera un Empire.
Quand les murs s’effondreront l’Empire ne sera plus qu’une eau boueuse.
Les peuples seront une nouvelle fois mêlés.

Alors commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille.

Je vois et je sais ce qu’il sera.
Je suis le scribe.

Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille l’homme sera devant la bouche d’ombre d’un labyrinthe obscur.
Et je vois au fond de cette nuit dans laquelle il va s’enfoncer les yeux rouges du Minotaure.
Prends garde à sa fureur cruelle, toi qui vivras l’An Mille qui vient après l’An Mille.

Lorsque commencera l’An Mille qui vient après L’An Mille…

1
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’Or sera dans le Sang
Qui regardera les étoiles y comptera des deniers
Qui entrera dans le Temple y rencontrera les marchands
Les Souverains seront changeurs et usuriers
Le Glaive défendra le Serpent

Mais le feu couvera
Chaque ville sera Sodome et Gomorrhe
Et les enfants des enfants deviendront la nuée ardente
Ils lèveront les vieux étendard

2
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’Homme aura peuplé les Cieux et la Terre et les Mers de ses Créatures
Il ordonnera
Il voudra les pouvoirs de Dieu
Il ne connaîtra aucune limite

Mais chaque chose se retournera
Il titubera comme un roi ivre
Il galopera comme un chevalier aveugle
Et à coup d’éperon il poussera sa monture dans la forêt
Au bout du chemin sera l’abîme

3
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Se dresseront en tous points de la Terre des Tours de Babel
Ce sera Rome et ce sera Byzance
Les champs se videront
Il n’y aura de loi que de soi et de sa bande

Mais les Barbares seront dans la ville
Il n’y aura plus de pain pour tous
Et les jeux ne suffiront plus
Alors les gens sans avenir allumeront les grands incendies

4
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
La faim serrera le ventre de tant d’hommes
Et le froid bleuira tant de mains
Que ceux-là voudront voir un autre monde
Et des marchands d’illusions viendront qui proposeront le poison

Mais il détruira les corps et pourrira les âmes
Et ceux-là qui auront mêlé le poison à leur sang
Seront comme bête sauvage prise au piège
Et tueront et violeront et rançonneront et voleront
Et la vie deviendra une apocalypse de chaque jour

5
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Chacun cherchera à jouir tout ce qu’il peut
L’Homme répudiera son épouse autant de fois qu’il se mariera
Et la femme ira par les chemins perdus (creux) prenant celui qui lui plaira
Enfantant sans donner le nom du Père

Mais aucun Maître ne guidera l’Enfant
Et chacun parmi les autres sera seul
La tradition sera perdue
La loi sera oubliée
Comme si l’Annonce n’avait pas été faite et l’homme redeviendra sauvage

6
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Le père prendra son plaisir avec sa fille
L’homme avec l’homme la femme avec la femme
Le vieux avec l’enfant impubère
Et cela sera aux yeux de tous
Mais le sang deviendra impur.

Le mal se répandra de lit en lit
Le corps accueillera toutes les putréfactions de la terre
Les visages seront rongés les membres décharnés
L’amour sera haute menace pour ceux qui ne se connaissent que par la chair

7
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Celui qui parlera de Serment et de Loi ne sera pas entendu
Celui qui prêchera la Foi du Christ perdra sa voix dans le désert
Mais partout se répandra les eaux puissantes des religions infidèles

De faux messies rassembleront les hommes aveuglés
Et l’infidèle armé sera comme jamais il ne fut
Il parlera de justice et de droit et sa foi sera brûlante et tranchante
Il se vengera de la Croisade

8
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Le bruit de la mort donnée roulera comme l’orage sur la terre
Les barbares seront mêlés aux soldats des dernières légions
Les Infidèles vivront dans le cœur des Villes Saintes
Chacun sera tour à tour barbare, infidèle et sauvage
Il n’y aura plus d’ordre ni de règle.

La haine se répandra comme la flamme dans la forêt sèche
Les barbares massacreront les soldats
Les infidèles égorgeront les croyants
La sauvagerie sera de chacun et de tous et les villes périront

9
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Les hommes se jugeront entre eux selon leur sang et leur foi
Nul n’écoutera le cœur souffrant des enfants
On les dénichera comme des oisillons
Et personne ne saura les protéger de la main raidie par le gantelet.

La haine inondera les terres qui se croyaient pacifiées
Et nul ne sera épargné ni les vieux ni les blessés
Les maisons seront détruites ou volées
Les uns prendront la place des autres
Chacun fermera les yeux pour ne pas voir les femmes violées

10
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Chacun saura ce qui est en tous les lieux de la terre
On verra l’enfant dont les os percent la peau
Et celui dont les yeux sont couverts de mouches
Et celui qu’on pourchasse comme un rat.

Mais l’homme qui verra détournera la tête
Car il ne se souciera que de lui
Celui-là donnera une poignée de grains comme aumône
Alors qu’il dort sur des sacs pleins
Et ce qu’il donnera d’une main il le reprendra de l’autre

11
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’homme fera marchandise de tout
Chaque chose aura son prix
L’arbre, l’eau et l’animal
Plus rien ne sera vraiment donné et tout sera vendu
Mais l’homme alors ne sera plus que poids de chair

On troquera son corps comme un quartier de viande
On prendra son œil et son cœur
Rien ne sera sacré, ni sa vie ni son âme
On se disputera sa dépouille et son sang comme une charogne à dépecer

12
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’homme aura changé le visage de la terre
Il se voudra le Maître et le Souverain des forêts et des troupeaux
Il aura creusé le sol et le ciel
Et tracé son sillon dans les fleuves et les mers
Mais la terre sera nue et stérile.

L’Air deviendra brûlant et l’eau sera fétide
La vie se fanera car l’homme épuisera la richesse du monde
Et l’homme sera seul comme un loup
Dans la haine de lui

13
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’enfant sera lui aussi vendu
Certains se serviront de lui comme d’une quintaine (*)
Pour jouir de sa neuve peau
D’autres le traiteront comme un animal servile
On oubliera la faiblesse sacrée de l’enfant
Et son mystère.

Il sera comme un poulain qu’on dresse
Comme un agneau qu’on saigne qu’on abat
Et l’homme ne sera plus rien que barbarie

14
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Le regard et l’esprit des hommes seront prisonniers
Ils seront ivres et l’ignoreront
Ils prendront les images et les reflets pour la vérité du monde
On fera d’eux ce que l’on fait d’un mouton.

Alors les carnassiers viendront
Les rapaces les mettront en troupeau pour mieux les guider vers l’abîme et les dresser les uns contre les autres
On les écorchera pour prendre leur laine et leur peau
Et l’homme s’il survit sera dépouillé de son âme

15
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Régnerons des Souverains sans croyance
Ils ordonneront aux foules humaines innocentes et passives
Ils cacheront leurs visages et garderont leurs noms secret
Et leurs châteaux forts seront perdus dans les forêts
Mais ils décideront du sort de tout et de tous.

Personne ne participera aux assemblées de leur ordre
Chacun sera vrai serf et se croira homme libre et chevalier
Seuls se dresseront ceux des villes sauvages et des fois hérétiques
Mais ils seront d’abord vaincus et brûlés vifs

16
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Les hommes seront si nombreux sur les terres
Qu’ils ressembleront à une fourmilière dans laquelle on enfonce le bâton
Ils grouilleront et la mort les écrasera du talon
Comme des insectes affolés
De grands mouvements les pousseront d’une contrée à l’autre.

Les peaux brunes se mêleront aux peaux blanches
La Foi du Christ à celle de l’Infidèle
Certains prêcheront la paix jurée
Mais partout ce sera la guerre des tribus ennemies

17
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Les hommes voudront franchir toutes les enceintes
La mère aura les cheveux gris d’une vieille
Le chemin de la nature sera abandonné
Et les familles seront comme des grains séparés que rien ne peut unir.

Ce sera donc un autre monde
Chacun errera sans lien comme un cheval emballé
Allant en tout sens sans guide
Malheur au chevalier qui chevauchera cette monture
Il sera sans étrier et chutera dans le fossé

18
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Les hommes ne s’en remettront plus à la loi de Dieu
Mais voudront guider leur vie comme une monture
Ils voudront choisir leurs enfants dans le ventre de leurs femmes
Et tueront ceux qu’ils n’aimeront pas
Mais que sera l’homme qui se prendra ainsi pour Dieu ?

Les Puissants se saisiront des meilleures terres et des plus belles femmes
Les pauvres et les faibles seront du bétail
Chaque masure deviendra donjon
La peur sera en chaque cœur comme un poison

19
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Un ordre noir et secret aura surgi
Sa loi sera de haine et son arme le poison
Il voudra toujours plus d’or et étendra son règne sur toute la terre
Et ses servants seront liés entre eux par un baiser de sang
Les hommes justes et les faibles subiront sa règle.

Les Puissants se mettront à son service
La seule loi sera celle qu’il dictera dans l’ombre
Il vendra le poison jusque dans les églises
Et le monde marchera avec ce scorpion sous son talon

20
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Bien des hommes resteront assis les bras croisés
Ou bien iront sans savoir où les yeux vides
Car ils n’auront plus de forge où battre le métal
Et plus de champ à cultiver.

Ils seront comme une graine qui ne peut prendre racine
Errants et démunis humiliés et désespérés
Les plus jeunes et les plus vieux souvent sans lieux
Ils n’auront que la guerre pour salut
Et ils se combattront d’abord eux-mêmes et ils haïront leur vie

21
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Les maladies de l’eau du ciel et de la Terre
Frapperont l’homme et le menaceront
Il voudra faire renaître ce qu’il a détruit et protéger ce qui demeure
Il aura peur des jours qui viennent
Mais il sera bien tard.

Le désert rongera la terre et l’eau sera de plus en plus profonde
Elle ruissellera certains jours en emportant tout comme un déluge
Et elle manquera le lendemain à la terre
Et l’air rongera le corps des plus faibles

22
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
La terre tremblera en plusieurs lieux et les villes s’effondreront
Tout ce que l’on aura construit sans écouter les sages sera menacé et détruit
La boue submergera les villages et le sol s’ouvrira sous les Palais
L’homme s’obstinera car l’orgueil est sa folie
Il n’entendra pas l’avertissement répété de la terre.

Mais l’incendie détruira les nouvelles Rome
Et dans les décombres accumulés
Les pauvres et les barbares pilleront malgré les Légions les richesses abandonnées

23
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Le soleil brûlera la terre
L’Air ne sera plus le voile qui protège du feu
Il ne sera qu’un rideau troué
Et la lumière brûlante rongera les peaux et les yeux.

La mer s’élèvera comme une eau qui bout
Les villes et les rivages seront ensevelies
Et des continents entiers disparaîtront
Les hommes se réfugieront sur les hauteurs
Et ils reconstruiront oubliant déjà ce qui est survenu

24
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Les hommes sauront faire vivre des mirages
Les sens seront trompés et ils croiront toucher ce qui n’est pas
Ils suivront des chemins que seuls les yeux verront
Et le rêve pourra ainsi devenir vivant.

Mais l’homme ne saura plus séparer ce qui est de ce qui n’est pas
Il se perdra dans de faux labyrinthes
Ceux qui sauront faire naître des mirage
Se joueront de l’homme naïf en le trompant
Et beaucoup d’hommes deviendront des chiens rampants

25
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Les animaux que Noé avait embarqués sur son Arche
Ne seront plus entre les mains de l’Homme
Que bêtes transformées selon sa volonté
Et qui se souciera de leur souffrance vivante?
L’homme aura fait de chaque espèce ce qu’il aura voulu
Et il en aura détruit d’innombrables.

Que sera devenu l’homme qui aura changés les lois de la vie ?
Qui aura fait de l’animal vivant une motte de glaise ?
Sera-t-il l’égal de Dieu ou l’enfant du Diable ?

26
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Il faudra avoir peur pour l’enfant de l’homme
Le poison et le désespoir le guetteront
On ne l’aura désiré que pour soi et non pour lui ou pour le monde
Il sera traqué pour le plaisir et parfois on vendra son corps
Mais même celui qui sera protégé par les siens
Sera menacé d’avoir l’esprit mort.

Il vivra dans le jeu et le mirage
Qui le guidera puisqu’il n’y aura plus maître
Personne ne lui aura enseigné à espérer et à agir

27
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’homme se croira Dieu alors qu’il ne sera rien de plus qu’à sa naissance
Il frappera toujours vaincu par la colère et la jalousie
Mais son bras sera armé de la puissance dont il se sera emparé
Et Prométhée aveuglé il pourra tout détruire autour de lui.

Il restera un nain de l’âme et il aura la force d’un géant
Il avancera d’un pas immense mais il ignorera quel chemin prendre
Sa tête sera lourde de savoir
Mais il ne saura pas pourquoi il vit et il meurt
Il sera comme toujours le fou qui gesticule ou l’enfant qui geint

28
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Des contrées entières seront la proie de la guerre
Au-delà du limès (*) romain et même sur l’ancien territoire de l’Empire
Les hommes des mêmes cités s’égorgeront
Ici sera la guerre entre tribus et là entre croyants.

Les Juifs et les enfants d’Allah n’en finiront pas de s’opposer
Et la terre du Christ sera leur champ de bataille
Mais les infidèles voudront partout défendre la pureté de leur foi
Et il n’y aura en face d’eux que doute et puissance
Alors la mort s’avancera partout comme l’étendard des temps nouveaux

29
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
Des hommes en multitude seront exclus de la vie humaine
Ils n’auront ni droits ni toit ni pain
Ils seront nus et n’auront que leurs corps à vendre
On les rejettera loin des tours de Babel de l’opulence
Ils grouilleront comme un remords et une menace
Ils occuperont des contrées entières et prolifèreront.

Ils écouteront les prédications de la vengeance
Et ils se lanceront à l’assaut des tours orgueilleuses
Le temps sera revenu des invasions barbares

30
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’homme sera entré dans le labyrinthe obscur
Il aura peur et il fermera les yeux car il ne saura plus voir
Il se défiera de tout et il craindra à chaque pas
Mais il sera poussé en avant car aucune halte ne sera permise
La voix de Cassandre sera pourtant haute et forte
Il ne l’entendra pas.

Car il voudra toujours plus posséder et sa tête sera perdue dans les mirages
Ceux qui seront ses Maîtres le tromperont
Et il n’y aura que des mauvais bergers

Lorsque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille

31
Lorsque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille
Les hommes auront enfin ouvert les yeux
Ils ne seront plus enfermés dans leurs têtes et dans leurs cités
Ils se verront et s’entendront d’un point à l’autre de la terre
Ils sauront que ce qui frappe l’un blesse l’autre
Les hommes formeront comme un grand corps unique
Dont chacun d’eux sera une part infime.

Et ils constitueront ensemble le cœur
Et il y aura enfin une langue qui sera parlée par tous
Et il naîtra ainsi enfin le grand humain

32
Lorsque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’homme aura conquis le ciel
Il créera des étoiles dans la grande mer bleu sombre
Et il naviguera sur cette nef brillante
Nouvel Ulysse compagnon du Soleil pour l’Odyssée Céleste

33
Lorsque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille
Les hommes pourront s’enfoncer sous les eaux
Leur corps sera nouveau et ils seront poissons
Et certains voleront haut plus haut que les oiseaux
Comme si la pierre ne tombait pas
Ils communiqueront entre eux
Car leur esprit sera si grand ouvert qu’il recueillera tous les messages
Et les rêves seront partagés
Et ils vivront aussi longtemps que le plus vieux des hommes
Celui dont parle les Livres Saints

34
Lorsque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’homme saura quel est l’esprit de toute chose
La pierre ou l’eau le corps de l’animal ou le regard de l’autre
Il aura percé les secrets que les Dieux anciens possédaient
Et il poussera porte après porte dans le labyrinthe de la vie nouvelle
Il créera avec la puissance et le jaillissement d’une source
Il enseignera le savoir à la multitude des hommes
Et les enfants connaîtront la terre et le ciel plus qu’aucun avant eux
Et le corps de l’homme sera agrandi et habile
Et son esprit aura enveloppé toutes choses et les aura possédées

35
Lorsque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’homme ne sera plus le seul souverain car la femme viendra saisir le sceptre
Elle sera la grande maîtresse des temps futurs
Et ce qu’elle pensera elle l’imposera aux hommes
Elle sera la mère de cet An Mille qui vient après l’An Mille
Elle répandra la douceur tiède de la mère après les jours du Diable
Elles sera la beauté après la laideur des temps barbares
L’An Mille qui vient après l’An Mille se changera en temps léger
On aimera et on partagera
On rêvera et on enfantera les rêves

36
Lorsque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’homme connaîtra une seconde naissance
L’Esprit saisira la foule des hommes
Qui communieront dans la fraternité
Alors s’annoncera la fin des temps barbares
Ce sera le temps d’une nouvelle vigueur de la Foi
Après les jours noirs du commencement de l’An Mille qui vient après l’An Mille
S’ouvriront des jours heureux
L’homme retrouvera le chemin des hommes
Et la terre sera ordonnée

37
Lorsque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille
Des voies iront d’un bout à l’autre de la terre et du ciel à l’autre bout
Les forêts seront à nouveau denses
Et les déserts auront été irrigués
Les eaux seront redevenues pures
La terre sera comme un jardin
L’Homme veillera sur tout ce qui vit
Il purifiera ce qu’il a souillé
Il sentira toute la terre comme sa demeure
Et il sera sage pensant aux lendemains

38
Lorsque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille
Chacun sera comme un pas réglé
On saura tout du monde et de son corps
On soignera la maladie avant qu’elle n’apparaisse
Chacun sera guérisseur de soi et des autres
On aura compris qu’il faut aider pour maintenir
Et l’homme après des temps de fermeture et d’avarice
Ouvrira son cœur et sa bourse aux plus démunis
Il se sentira chevalier de l’ordre humain
Et ainsi ce sera un temps nouveau qui commencera

39
Lorsque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’homme aura appris à donner et à partager
Les jours amers de solitude seront enfouis
Il croira à nouveau à l’esprit
Et les barbares auront acquis droit de cité
Mais cela viendra après les guerres et les incendies
Cela surgira des décombres noircies des tours de Babel
Et il aura fallu la poigne ferrée
Pour que s’ordonne le désordre
Et que l’homme retrouve le bon chemin

40
Lorsque ce sera le plein de l’An Mille qui vient après l’An Mille
L’homme saura que tous les vivants sont porteurs de lumière
Et qu’ils sont créatures à respecter
Il aura construit les nouvelles cités
Dans le ciel sur la terre et sur la mer
Il aura la mémoire de ce qui fut
Et il saura lire ce qui sera
Il n’aura plus peur de sa propre mort
Car il aura dans sa vie vécu plusieurs vies
Et la Lumière il le saura ne sera jamais éteinte »

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